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Écriture d'invention - À la manière de Voltaire, évoquer une autre folie des hommes

Voltaire, Micromégas (1752)

Micromégas, un habitant de l'étoile de Sirius, découvre la Terre et ses minuscules habitants. Il réussit à s'entretenir avec un groupe de philosophes. L'un d'eux lui révèle que les Terriens forment "un assemblage de fous, de méchants et de malheureux".

"[…] Savez-vous bien, par exemple, qu'à l'heure que je vous parle il y a cent mille fous de notre espèce, couverts de chapeaux, qui tuent cent mille autres animaux couverts d'un turban, ou qui sont massacrés par eux ( Allusion à la guerre austro-russo-turque ( 1736-1739)), et que, presque par toute la terre, c'est ainsi qu'on en use de temps immémorial ?." Le sirien frémit et demanda quel pouvait être le sujet de ces horribles querelles entre de si chétifs animaux. " Il s'agit, dit le philosophe, de quelques tas de boue grand comme votre talon. Ce n'est pas qu'aucun de ces millions d'hommes qui se font égorger prétende un fétu (brin de paille) sur ces tas de boue. Il ne s'agit que de savoir s'il appartiendra à un certain homme qu'on nomme Sultan ou à un autre qu'on nomme, je ne sais pourquoi, César. Ni l'un ni l'autre n'a jamais vu, ni ne verra jamais le petit coin de terre dont il s'agit, et presque aucun de ces animaux qui s'égorgent mutuellement n'a jamais vu l'animal pour lequel ils s'égorgent.
- Ah, malheureux ! s'écria le Sirien avec indignation, peut-on concevoir cet excès de rage forcenée ? Il me prend envie de faire trois pas, et d'écraser de trois coups de pied toute cette fourmilière d'assasins ridicules.
- Ne vous en donnez pas la peine, lui répondit-on ; ils trvaillent assez à leur ruine. sachez qu'au bout de dix ans il ne reste jamais la centième partie de ces misérables ; sachez que, quand même ils n'auraient pas tiré l'épée, la faim, la fatigue ou l'intempérance les emportent presque tous. D'ailleurs, ce n'est pas eux qu'il faut punir : ce sont ces barbares sédentaires qui, du fond de leur cabinet, ordonnent, dans le temps de leur digestion, le massacre d'un million d'hommes, et qui ensuite en font remercier Dieu solennellement."

La question de l'écriture d'invention est : A la maniere de Voltaire, évoqué dans un dialogue, en utilisant les meme personnages une autre folie des hommes.
Je voudrais votre aide pour une idée, je pense faire la colonisation, mais est-ce vraiment une folie des hommes?. La manière avec laquelle il se sont approprier le territoire. Par exemple les Européens qui sont arrivés en Amérique, ont chassé les amérindiens sans demander leurs avis ... Pensez-vous que mon sujet est bon ? Ou en avait vous un plus pertinent ?Personne ne peut m'aider ?!

Écriture d'invention - À la manière de Voltaire, évoquer une autre folie des hommes

Bonjour Jimmy,

Si tu parviens à argumenter pour voir dans le phénomène de la colonisation une folie des hommes, tu peux garder ton sujet.

Si tu veux, lis la fiche du site sur l'argumentation, ici.

Muriel