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Explicit de la Peste d'Albert Camus

TikouTak a écrit :

Et il me faut une ouverture parce qu'a l'oral du bac il faut donner une ouverture ^^

Je pense que c'est mieux certes mais ce n'est certainement pas une obligation, j'ai toujours entendu dire qu'il vaut mieux pas en faire qu'en faire une raté ! Alors mieux vaut pas s'attarder si elle ne viens pas naturellement !

Oups, nos ondes se sont croisés Délia !

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Explicit de la Peste d'Albert Camus

Je n'ai aucune idée de ce que sont les I.O mais merci smile
Généralement j'ouvre les incipits sur les excipits et inversement, comme tu as dit, mais La Peste c'est vraiment l'oeuvre sur laquelle je veux pas tomber sad
Puisque tu es prof, tu pourrais me dire si ça t'arrive souvent d'interroger sur un passage au hasard d'une oeuvre intégrale ?

Explicit de la Peste d'Albert Camus

C'est extrêmement rare, la plupart des examinateurs ne le font jamais. Perso ça ne me viendrait pas à l'idée. Mais il faut juste savoir que ça existe, pour pas perdre tous ses moyens au cas où...

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Explicit de la Peste d'Albert Camus

Ok merci Ammy ça me rassure. On m'a dit que l'examinatrice etait simpa donc ça devrait aller je vais juste croiser les doigts ^^ Parce que j'ai bien révisé, mais si je tombe sur un passage de La Pest au hasard (ou même un de mes textes sur La Peste) ça risque d'être dur...

Explicit de la Peste d'Albert Camus

Puisque tu es prof, tu pourrais me dire si ça t'arrive souvent d'interroger sur un passage au hasard d'une oeuvre intégrale ?

Je ne le fais pas très souvent, mais c'est la solution que je préfère : c'est pour moi la garantie de noter l'élève sur son travail personnel, et non le cours du collègue. (Personnellement, cela me gêne de noter le collègue, surtout quand il a commis des erreurs.)
Quand la prestation est moyenne, je ne note pas férocement, mais quand elle est bonne, je n'hésite pas à monter jusqu'à 20.
Cela dit, je ne prends pas le passage au hasard : je prends un passage important, emblématique de l'œuvre.

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Explicit de la Peste d'Albert Camus

Bonsoir, je dois répondre à deux questions sur un extrait de La Peste d'Albert Camus
Merci d'avance

1) Quelle est la vision de la condition humaine présentée dans cet extrait ?
2) Quelle est l'attitude du narrateur face à cette condition ? En quoi propose-t-elle une forme d'humanisme ?

Rappel des règles
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.


Voici l'extrait

Du port obscur montèrent les premières fusées des réjouissances officielles. La ville les salua par une longue et sourde exclamation. Cottard, Tarrou, ceux et celle que Rieux avait aimés et perdus, tous, morts ou coupables, étaient oubliés. Le vieux avait raison, les
hommes étaient toujours les mêmes. Mais c'était leur force et leur innocence et c'est ici que, par-dessus toute douleur, Rieux sentait qu'il les rejoignait. Au milieu des cris qui redoublaient de force et de durée, qui se répercutaient longuement jusqu'au pied de la terrasse, à mesure que les gerbes multicolores s'élevaient plus nombreuses dans le ciel, le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce qu'on
apprend au milieu des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de
choses à mépriser.  Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire
définitive. Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que,
sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs
déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant
d'admettre les fléaux, s'efforcent cependant d'être des médecins.
Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que
cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et
qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il
peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend
patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que,
peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste
réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.