Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Bonjours.J'aurais besoin d'aide pour un commentaire de texte.Mais je probleme c'est que je n'est pas compris ce qui falais dire. C'est sur l'acte 2 scene 3. Sur la longue tirade d'octave de la ligne 108 a 118.

Axe et celui de l'amour. Je dois donner une vision de l'amour dont parle octave. . .

Merci d'avance "

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Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Bonjour, je suis en seconde, je doit rendre la lecture analytique de l'acte 2 scène 3 pour le lundi 28 avril .Il faut faire un plan détaillé. Mais voila je ne sait pas du tout quoi et comment faire.pouvez-vous me donner des éléments et me dire si mes recherches sont correctes.

- Marianne sous l'autorité de son mari.
- Octave souligne la nervosité de Marianne qui est sur le point de le séduire.
- Monologue de Marianne
- Comparaisons/Métaphores
- Tirade
- Octave=>Si jamais[...]est plein?=Parole poétique=>éligie?lyrisme?
- Récit dynamique=surprise et renversement.


Voci la scène:

CLAUDIO. - Marianne, brisons cet entretien. Ou vous sentirez l'inconvenance de s'arrêter sous une tonnelle, ou vous me réduirez à une violence qui répugne à mon habit.
(Il sort. )
MARIANNE, seule. - Holà ! quelqu'un. (Un domestique entre.) voyez-vous là-bas, dans cette rue, ce jeune homme assis devant une table, sous cette tonnelle ?
Allez lui dire que j'ai à lui parler, et qu'il prenne la peine d'entrer dans ce jardin. (Le domestique sort. )Pour qui me prend-on ? Quel mal y a-t-il donc ? Comment suis-je donc faite aujourd'hui ? voilà une robe affreuse. Qu'est-ce que cela signifie ? - vous me réduirez à la violence ! Quelle violence ? Je voudrais que ma mère fût là. Ah bah ! elle est de son avis dès qu'il dit un mot. J'ai une envie de battre quelqu'un ! (Elle renverse les chaises.) Je suis bien sotte en vérité ! voilà Octave qui vient. - Je voudrais qu'il le rencontrât. - Ah ! c'est donc là le commencement ! On me l'avait prédit. - Je le savais. - Je m'y attendais ! Patience ! patience! il me ménage un châtiment! et lequel, par hasard ? Je voudrais bien savoir ce qu'il veut dire ! (Entre Octave.) Asseyez-vous, Octave, j'ai à vous parler.
OCTAVE. - Où voulez-vous que je m'assoie ? Toutes les chaises sont les quatre fers en l'air. - Que vient-il donc de se passer ici ?
MARIANNE. - Rien du tout.
OCTAVE. - En vérité, cousine, vos yeux disent le contraire.
MARIANNE. - J'ai réfléchi à ce que vous m'avez dit sur le compte de votre ami Coelio. Dites-moi, pourquoi ne s'explique-t-il pas lui-même ?
OCTAVE. - Par une raison assez simple ! il vous a écrit, et vous avez déchiré ses lettres ; il vous a envoyé quelqu'un, et vous lui avez fermé la bouche ; il vous a donné des concerts, vous l'avez laissé dans la rue. Ma foi, il s'est donné au diable, et on s'y donnerait à moins.
MARIANNE. - Cela veut dire qu'il a songé à vous ?
OCTAVE. - Oui.
MARIANNE. - Eh bien ! parlez-moi de lui.
OCTAVE. - Sérieusement ?
MARIANNE. - Oui, oui, sérieusement. Me voilà. J'écoute.
OCTAVE. - Vous voulez rire ?
MARIANNE. - Quel pitoyable avocat êtes-vous donc? Parlez, que je veuille rire ou non.
OCTAVE. - Que regardez-vous à droite et à gauche ? En vérité, vous êtes en colère.
MARIANNE. - Je veux prendre un amant, Octave... sinon un amant, du moins un cavalier. Que me conseillez-vous ? Je m'en rapporte à votre choix : - Coelio ou tout autre, peu m'importe ; - dès demain, - dès ce soir, celui qui aura la fantaisie de chanter sous mes fenêtres trouvera ma porte entrouverte. Eh bien ! vous ne parlez pas ? Je vous dis que je prends un amant. Tenez, voilà mon écharpe en gage : qui vous voudrez la rapportera.
OCTAVE. - Marianne ! quelle que soit la raison qui a pu vous inspirer une minute de complaisance, puisque vous m'avez appelé, puisque vous consentez à m'entendre, au nom du ciel, restez la même une minute encore, permettez-moi de vous parler. (Il se jette à genoux.)
MARIANNE. - Que voulez-vous me dire ?
OCTAVE. - Si jamais homme au monde a été digne de vous comprendre, digne de vivre et de mourir pour vous, cet homme est Coelio. Je n'ai jamais valu grand chose, et je me rends cette justice que la passion dont je fais l'éloge trouve un misérable interprète.
Ah ! si vous saviez sur quel autel sacré vous êtes adorée comme un dieu ! vous, si belle, si jeune, si pure encore, livrée à un vieillard qui n'a plus de sens et qui n'a jamais eu de coeur ! Si vous saviez quel trésor de bonheur, quelle mine féconde repose en vous ! en lui ! dans cette fraîche aurore de jeunesse, dans cette rosée céleste de la vie, dans ce premier accord de deux âmes jumelles ! Je ne vous parle pas de sa souffrance, de cette douce et triste mélancolie qui ne s'est jamais lassée de vos rigueurs, et qui en mourrait sans se plaindre.
Oui, Marianne, il en mourra. Que puis-je vous dire?
Qu'inventerais-je pour donner à mes paroles la force qui leur manque ? Je ne sais pas le langage de l'amour. Regardez dans votre âme ; c'est elle qui peut vous parler de la sienne. Y a-t-il un pouvoir capable de vous toucher ? vous qui savez supplier Dieu, existe-t-il une prière qui puisse rendre ce dont mon coeur est plein ?
MARIANNE. - Relevez-vous, Octave. En vérité, si quelqu'un entrait ici, ne croirait-on pas, à vous entendre, que c'est pour vous que vous plaidez ?
OCTAVE. - Marianne ! Marianne ! au nom du ciel, ne souriez pas ! ne fermez pas votre coeur au premier éclair qui l'ait peut-être traversé! Ce caprice de bonté, ce moment précieux va s'évanouir. - vous avez prononcé le nom de Coelio, vous avez pensé à lui, dites-vous. Ah ! si c'est une fantaisie, ne me la gâtez pas. - Le bonheur d'un homme en dépend.

Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Bonjour, je suis en seconde et j'ai un commentaire a faire sur les caprices de Marianne acte II scène III et je ne sais vraiment pas comment faire !

Voici la scène :

MARIANNE, seule. - Holà ! quelqu'un. (Un domestique entre.) voyez-vous là-bas, dans cette rue, ce jeune homme assis devant une table, sous cette tonnelle ?
Allez lui dire que j'ai à lui parler, et qu'il prenne la peine d'entrer dans ce jardin. (Le domestique sort. )Pour qui me prend-on ? Quel mal y a-t-il donc ? Comment suis-je donc faite aujourd'hui ? voilà une robe affreuse. Qu'est-ce que cela signifie ? - vous me réduirez à la violence ! Quelle violence ? Je voudrais que ma mère fût là. Ah bah ! elle est de son avis dès qu'il dit un mot. J'ai une envie de battre quelqu'un ! (Elle renverse les chaises.) Je suis bien sotte en vérité ! voilà Octave qui vient. - Je voudrais qu'il le rencontrât. - Ah ! c'est donc là le commencement ! On me l'avait prédit. - Je le savais. - Je m'y attendais ! Patience ! patience! il me ménage un châtiment! et lequel, par hasard ? Je voudrais bien savoir ce qu'il veut dire ! (Entre Octave.) Asseyez-vous, Octave, j'ai à vous parler.
OCTAVE. - Où voulez-vous que je m'assoie ? Toutes les chaises sont les quatre fers en l'air. - Que vient-il donc de se passer ici ?
MARIANNE. - Rien du tout.
OCTAVE. - En vérité, cousine, vos yeux disent le contraire.
MARIANNE. - J'ai réfléchi à ce que vous m'avez dit sur le compte de votre ami Coelio. Dites-moi, pourquoi ne s'explique-t-il pas lui-même ?
OCTAVE. - Par une raison assez simple ! il vous a écrit, et vous avez déchiré ses lettres ; il vous a envoyé quelqu'un, et vous lui avez fermé la bouche ; il vous a donné des concerts, vous l'avez laissé dans la rue. Ma foi, il s'est donné au diable, et on s'y donnerait à moins.
MARIANNE. - Cela veut dire qu'il a songé à vous ?
OCTAVE. - Oui.
MARIANNE. - Eh bien ! parlez-moi de lui.
OCTAVE. - Sérieusement ?
MARIANNE. - Oui, oui, sérieusement. Me voilà. J'écoute.
OCTAVE. - Vous voulez rire ?
MARIANNE. - Quel pitoyable avocat êtes-vous donc? Parlez, que je veuille rire ou non.
OCTAVE. - Que regardez-vous à droite et à gauche ? En vérité, vous êtes en colère.
MARIANNE. - Je veux prendre un amant, Octave... sinon un amant, du moins un cavalier. Que me conseillez-vous ? Je m'en rapporte à votre choix : - Coelio ou tout autre, peu m'importe ; - dès demain, - dès ce soir, celui qui aura la fantaisie de chanter sous mes fenêtres trouvera ma porte entrouverte. Eh bien ! vous ne parlez pas ? Je vous dis que je prends un amant. Tenez, voilà mon écharpe en gage : qui vous voudrez la rapportera.

je dois montrer que c'est un pur moment de théâtre et mettre exergue "les caprices de Marianne" ...

les deux axes sont le trouble extrême de Marianne et l'omniprésence des didascalies externes et internes dans le monologue de Marianne ?!
les actions différentes, la dramaturgie ?!

pouvez vous m'aider svp ?!

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Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Bonjour à tous, je suis en 1ere ES et j'ai un commentaire à rendre sur le sujet suivant : Acte 2 scène 3(extrait) Les Caprices de Marianne de Alfred de Musset.
Voici l'extrait que je dois étudier :

Il se jette à ses genoux

Marianne - Que voulez-vous me dire ?

Octave - Si jamais homme au monde a été digne de vous comprendre, digne de vivre et de mourir pour vous, cet homme est Coelio. Je n'ai jamais valu grand chose, et je me rends cette justice que la passion dont je fais l'éloge trouve un misérable interprète.
Ah ! si vous saviez sur quel autel sacré vous êtes adorée comme un dieu ! vous, si belle, si jeune, si pure encore, livrée à un vieillard qui n'a plus de sens et qui n'a jamais eu de coeur ! Si vous saviez quel trésor de bonheur, quelle mine féconde repose en vous ! en lui ! dans cette fraîche aurore de jeunesse, dans cette rosée céleste de la vie, dans ce premier accord de deux âmes jumelles ! Je ne vous parle pas de sa souffrance, de cette douce et triste mélancolie qui ne s'est jamais lassée de vos rigueurs, et qui en mourrait sans se plaindre.
Oui, Marianne, il en mourra. Que puis-je vous dire?
Qu'inventerais-je pour donner à mes paroles la force qui leur manque ? Je ne sais pas le langage de l'amour. Regardez dans votre âme ; c'est elle qui peut vous parler de la sienne. Y a-t-il un pouvoir capable de vous toucher ? vous qui savez supplier Dieu, existe-t-il une prière qui puisse rendre ce dont mon coeur est plein ?

MARIANNE. - Relevez-vous, Octave. En vérité, si quelqu'un entrait ici, ne croirait-on pas, à vous entendre, que c'est pour vous que vous plaidez ?

OCTAVE. - Marianne ! Marianne ! au nom du ciel, ne souriez pas ! ne fermez pas votre coeur au premier éclair qui l'ait peut-être traversé! Ce caprice de bonté, ce moment précieux va s'évanouir. - vous avez prononcé le nom de Coelio, vous avez pensé à lui, dites-vous. Ah ! si c'est une fantaisie, ne me la gâtez pas. - Le bonheur d'un homme en dépend.

MARIANNE - Etes-vous sûr qu'il ne me soit pas permis de sourire ?

OCTAVE - Oui, vous avez raison ; je sais tout le tort que mon amitié peut faire. Je sais qui je suis, je le sens ; un pareil langage dans ma bouche a l'air d'une raillerie . Vous doutez de la sincérité de mes paroles ; jamais peut-être je n'ai senti avec plus d'amertume qu'en ce moment le peu de confiance que je puis inspirer. […]

Le problème est que je n'ai strictement rien compris au texte et que je n'ai aucune idée du plan et des pistes d'études. Svp aidez moi c'est urgent c'est à rendre pour samedi prochain sad

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Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Comment ça tu n'as strictement rien compris au texte ?  Lis un résumé de l'histoire puis relis ce passage, il me paraît difficile de ne pas le comprendre à ce point...

Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Bonjour , j'aurai besoin de votre aide , en effet j'ai un commentaire littéraire a faire sur L'acte 2 scene 3 , voici le texte :

MARIANNE, seule. - Holà ! quelqu'un. (Un domestique entre.) voyez-vous là-bas, dans cette rue, ce jeune homme assis devant une table, sous cette tonnelle ?Allez lui dire que j'ai à lui parler, et qu'il prenne la peine d'entrer dans ce jardin. (Le domestique sort. ) voilà qui est nouveau ! Pour qui me prend-on ? Quel mal y a-t-il donc ? Comment suis-je donc faite aujourd'hui ? voilà une robe affreuse. Qu'est-ce que cela signifie ? - vous me réduirez à la violence ! Quelle violence ? Je voudrais que ma mère fût là. Ah bah ! elle est de son avis dès qu'il dit un mot. J'ai une envie de battre quelqu'un ! (Elle renverse les chaises.) Je suis bien sotte en vérité ! voilà Octave qui vient. - Je voudrais qu'il le rencontrât. - Ah ! c'est donc là le commencement ! On me l'avait prédit.
- Je le savais. - Je m'y attendais ! Patience ! patience! il me ménage un châtiment! et lequel, par hasard ? Je voudrais bien savoir ce qu'il veut dire ! (Entre Octave.) Asseyez-vous, Octave, j'ai à vous parler.
OCTAVE. - Où voulez-vous que je m'assoie ? Toutes les chaises sont les quatre fers en l'air. - Que vient-il donc de se passer ici ?
MARIANNE. - Rien du tout.
OCTAVE. - En vérité, cousine, vos yeux disent le contraire.
MARIANNE. - J'ai réfléchi à ce que vous m'avez dit sur le compte de votre ami Coelio. Dites-moi, pourquoi ne s'explique-t-il pas lui-même ?
OCTAVE. - Par une raison assez simple ! il vous a écrit, et vous avez déchiré ses lettres ; il vous a envoyé quelqu'un, et vous lui avez fermé la bouche ; il vous a donné des concerts, vous l'avez laissé dans la rue. Ma foi, il s'est donné au diable, et on s'y donnerait à moins.
MARIANNE. - Cela veut dire qu'il a songé à vous ?
OCTAVE. - Oui.
MARIANNE. - Eh bien ! parlez-moi de lui.
OCTAVE. - Sérieusement ?
MARIANNE. - Oui, oui, sérieusement. Me voilà. J'écoute.
OCTAVE. - Vous voulez rire ?
MARIANNE. - Quel pitoyable avocat êtes-vous donc? Parlez, que je veuille rire ou non.
OCTAVE. - Que regardez-vous à droite et à gauche ? En vérité, vous êtes en colère.
MARIANNE. - Je veux prendre un amant, Octave... sinon un amant, du moins un cavalier. Que me conseillez-vous ? Je m'en rapporte à votre choix : - Coelio ou tout autre, peu m'importe ; - dès demain, - dès ce soir, celui qui aura la fantaisie de chanter sous mes fenêtres trouvera ma porte entrouverte. Eh bien ! vous ne parlez pas ? Je vous dis que je prends un amant. Tenez, voilà mon écharpe en gage : qui vous voudrez la rapportera.
OCTAVE. - Marianne ! quelle que soit la raison qui a pu vous inspirer une minute de complaisance, puisque vous m'avez appelé, puisque vous consentez à m'entendre, au nom du ciel, restez la même une minute encore, permettez-moi de vous parler. (Il se jette à genoux.)
MARIANNE. - Que voulez-vous me dire ?
OCTAVE. - Si jamais homme au monde a été digne de vous comprendre, digne de vivre et de mourir pour vous, cet homme est Coelio. Je n'ai jamais valu grand chose, et je me rends cette justice que la passion dont je fais l'éloge trouve un misérable interprète.h ! si vous saviez sur quel autel sacré vous êtes adorée comme un dieu ! vous, si belle, si jeune, si pure encore, livrée à un vieillard qui n'a plus de sens et qui n'a jamais eu de coeur ! Si vous saviez quel trésor de bonheur, quelle mine féconde repose en vous ! en lui ! dans cette fraîche aurore de jeunesse, dans cette rosée céleste de la vie, dans ce premier accord de deux âmes jumelles ! Je ne vous parle pas de sa souffrance, de cette douce et triste mélancolie qui ne s'est jamais lassée de vos rigueurs, et qui en mourrait sans se plaindre.
Oui, Marianne, il en mourra. Que puis-je vous dire?
Qu'inventerais-je pour donner à mes paroles la force qui leur manque ? Je ne sais pas le langage de l'amour. Regardez dans votre âme ; c'est elle qui peut vous parler de la sienne. Y a-t-il un pouvoir capable de vous toucher ? vous qui savez supplier Dieu, existe-t-il une prière qui puisse rendre ce dont mon coeur est plein ?
MARIANNE. - Relevez-vous, Octave. En vérité, si quelqu'un entrait ici, ne croirait-on pas, à vous entendre, que c'est pour vous que vous plaidez ?
OCTAVE. - Marianne ! Marianne ! au nom du ciel, ne souriez pas ! ne fermez pas votre coeur au premier éclair qui l'ait peut-être traversé! Ce caprice de bonté, ce moment précieux va s'évanouir. - vous avez prononcé le nom de Coelio, vous avez pensé à lui, dites-vous. Ah ! si c'est une fantaisie, ne me la gâtez pas. - Le bonheur d'un homme en dépend.
MARIANNE. - Etes-vous sûr qu'il ne me soit pas permis de sourire ?
OCTAVE. - Oui, vous avez raison, je sais tout le tort que mon amitié peut faire. Je sais qui je suis, je le sens ; un pareil langage dans ma bouche a l'air d'une raillerie, vous doutez de la sincérité de mes paroles ; jamais peut-être je n'ai senti avec plus d'amertume qu'en ce moment le peu de confiance que je puis inspirer.
MARIANNE. - Pourquoi cela ? Vous voyez que j'écoute. Coelio me déplaît ; je ne veux pas de lui. Parlez-moi de quelque autre, de qui vous voudrez. Choisissez-moi dans vos amis un cavalier digne de moi ; envoyez-le-moi, Octave. vous voyez que je m'en rapporte à vous.
OCTAVE. - O femme trois fois femme! Coelio vous déplaît, - mais le premier venu vous plaira. L'homme qui vous aime depuis un mois, qui s'attache à vos pas, qui mourrait de bon coeur sur un mot de votre bouche, celui-là vous déplaît ! il est jeune, beau, riche et digne en tout point de vous ; mais il vous déplaît ! et le premier venu vous plaira ! .
MARIANNE. - Faites ce que je vous dis, ou ne me revoyez pas. (Elle sort. )
OCTAVE, seul. - Ton écharpe est bien jolie, Marianne, et ton petit caprice de colère est un charmant traité de paix. il ne me faudrait pas beaucoup d'orgueil pour le comprendre : un peu de perfidie suffirait. Ce sera pourtant Coelio qui en profitera. (Il sort.)

J'ai déjà fais l'introduction , les deux axes ont été donné par le professeur mais voilà , le premier " prouvez que ce dialogue est fait de contrastes " me pose problème , je n'arrive pas a voir ce qu'il veut dire par cela. Pouvez vous m'éclaircir. Merci d'avance.

Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 3

Bonjour, Je suis en 1ère L et mon bac de français est dans 15 jours, c'est pour cela que je m'entraine sur les annales, voici le texte que je dois commenter :

Il (Octave) se jette à ses genoux (Marianne).
MARIANNE. – Que voulez-vous me dire ?
OCTAVE. – Si jamais homme au monde a été digne de vous, digne
de vivre et de mourir pour vous, cet homme est Coelio. Je n’ai
jamais valu grand-chose, et je me rends cette justice, que la passion
dont je fais l’éloge, trouve un misérable interprète. Ah ! si vous
saviez sur quel autel sacré vous êtes adorée comme un Dieu ! Vous,
si belle, si jeune, si pure encore, livrée à un vieillard qui n’a plus de
sens, et qui n’a jamais eu de coeur ! si vous saviez quel trésor de
bonheur, quelle mine féconde repose en vous ! en lui ! dans cette
fraîche aurore de jeunesse, dans cette rosée céleste de la vie, dans ce
premier accord de deux âmes jumelles ! Je ne vous parle pas de sa
souffrance, de cette douce et triste mélancolie qui ne s’est jamais
lassée de vos rigueurs, et qui en mourrait sans se plaindre. Oui,
Marianne, il en mourra. Que puis-je vous dire ? qu’inventerais-je
pour donner à mes paroles la force qui leur manque ? Je ne sais pas
le langage de l’amour. Regardez dans votre âme ; c’est elle qui peut
vous parler de la sienne. Y a-t-il un pouvoir capable de vous
toucher ? Vous qui savez supplier Dieu, existe-t-il une prière qui
puisse rendre ce dont mon coeur est plein ?
MARIANNE. – Relevez-vous, Octave. En vérité, si quelqu’un entrait
ici, ne croirait-on pas, à vous entendre, que c’est pour vous que
vous plaidez ?
OCTAVE. – Marianne ! Marianne ! au nom du ciel, ne souriez
pas ! ne fermez pas votre coeur au premier éclair qui l’ait peut-être
traversé ! Ce caprice de bonté, ce moment précieux va s’évanouir. –
Vous avez prononcé le nom de Coelio ; vous avez pensé à lui, ditesvous.
Ah ! si c’est une fantaisie, ne me la gâtez pas. – Le bonheur
d’un homme en dépend.
MARIANNE. – Êtes-vous sûr qu’il ne me soit pas permis de sourire ?
OCTAVE. – Oui, vous avez raison ; je sais tout le tort que mon
amitié peut faire. Je sais qui je suis, je le sens ; un pareil langage
dans ma bouche a l’air d’une raillerie1. Vous doutez de la sincérité
de mes paroles ; jamais peut-être je n’ai senti avec plus d’amertume
qu’en ce moment le peu de confiance que je puis inspirer.

Alfred de Musset - Les caprices de Marianne - Musset (1833) - Acte II scene 3

Voici ma problématique : En quoi cet extrait exprime la passion de Coelio pour Marianne où Octave à un double discours le tout dans un drame romantique ?

Voici mon plan :
I°) La passion de Coelio pour Marianne
1°) Soumition de Coelio pour Marianne
2°) Coelion recent de la passion pour Marianne
3°) Octave montre que Octave et Marianne sont identiques

II°) Ambiguité du discours d'Octave
1°) Dévalorisation que Octave fait de lui-même pour Marianne
2°) Valorisation de Marianne et il critique son mari
3°) Marianne met en lumière son double jeu, elle trouve cela comique mais lui sen défend

III°) Drame romantique
1°) Champs lexical du tragique, du desespoir, de la mort
2°) Dimension religieuse
3°) Dimension tragique pour personnage non noble

Ma problématique et mon plan sont-ils corrects ?