Jusqu'à quel point connaître implique t-il de douter?
Commençe non par tenter de répondre au sujet mais de le disséquer afin de mieux l'appréhender.
Jusqu'à quel point =Limite,borne du doute
le verbe impliquer= signifier que c'est un sujet qui doute nécessairement."Je m'implique" dans ou avec ou à donc s'impliquer qui vient du latin implicare (envelopper) souligne que l'on englobe tout.
connaître=savoir objectivement cad quête recherche perpetuelle de la vérité.LA NOTION DE VERITE EST TRES IMPORTANTE CAR ELLE PERMET DE SAISIR LE REEL OBJECTIVEMENT.
Ensuite le mot le plus important c'est douter:lat dubitare comme dubitatif.En gros si tu reformules ta question Doit-on douter de tout?
tu dois obligatoirement citer la méthode du doute de Descartes présentée dans les méditations métaphysiques/Tu dois citer les sophistes/les agnostiques.
Que permet le doute? IL PERMET D APPREHENDER LA REALITE POUR MIEUX LA DEPASSER (dialectique) :le doute consiste alors a une mise à distance voire en retrait du sujet pensant face à l'objet qu'est le monde.Le doute ,c'est le principe même de la philosophie car il permet de mettre en suspension une connaissance c'est ce qu'on appelle "epoché" c'est à dire la suspension du jugement.Ainsi douter,c'est également refuser la tyrannie de la "doxa" (opinion commune"
douter ,c'est alors penser par soi meme et donc tenter d'élaborer des vérités solides sur le monde et non sur des déductions logiques.
DOUTER SIGNIFIE EGALEMENT QUE NOTRE CONSCIENCE S INTERROGE SUR L ESSENCE DES CHOSES ET SUR LEUR FONCTIONNEMENT.mets donc en parallèle la notion de conscience avec le doute.En quoi douter c'est COMMENCER A PRENDRE CONSCIENCE?
mais attention le doute ne suffit pas:Il faut raisonner,articuler des idées etc..le doute n'est que la première étape de la philosophie car comme disait descartes vivre sans philosopher ,c'est avoir les yeux fermés".
Le doute fait référence à l"étonnemement.Lorsque je doute je m'étonne des choses(nouveau principe de la philo)
Le doute comme "outil de méthode ou opérateur dans la recherche du vrai.C'est un principe de précaution de la sagesse.
Mais il faut des raisons pour douter:Spinoza disait qu'il faut des raisons pour douter et que le doute accompagne toujours le savoir c'est à dire "le se savoir du savoir".Pour abolir le doute il suffit de posséder "les essences objectives"(spinoza).
DOUTER DE TOUT REVIENDRAIT A REFUSER CERTAINES REALITES EVIDENTES QU ON APPELLENT des axiomes en tant qu'elles s'imposent d'elles mêmes.Dès lors,si l'on doute trop on en revient à à renier le monde,puisqu'on ne tenter plus de l'appréhender mais on le refuse et l'on tente d'établir de nouveaux principes qui seront peut etre faux.
NOus disons bien "je doute de moi-même" et tout le monde répond:aie confiance en toi!De ce fait,il faut douter modéremment pour ne pas tomber dans l'agnotisme qui reviendrait à douter de l'existence de DIeu etc..CAR SI L ON REMONTE 4 A 5 SIECLES en arriere douter de dieu signifierait douter de sa création l'homme en tant qu'elle est portée à faire le bien.Ainsi ce sera remettre les principes théologiques en cause a etre athée et donc à refuser l'existence d'un dieu suprême.(je parle pour l'epoque ce n'est pas nécessairement mon opinion).
TROP DOUTER REVIENT A NE PLUS PENSER PUISQU AUCUN PRINCIPE NI MEME AUCUN FONDEMENT NE PEUT ETRE ETABLIT.C'est en quelque sorte entraver la pensée que de trop douter puisque le but de la pensée c'est avant d'être téléologique cad d'etablir une fin de la pensee une idee pensante.
trop douter DE l etat des institutions reviendrait à renier les hommes du passé,l'histoire etc..PENSE AU NEGATIONNISME CAD A CEUX QUI METTENT EN DOUTE L EXISTENCE DES CAMPS DE CONCENTRATION.
ta question reviendrait donc à dire:La connaissance passe t-elle par l'usage du doute?Puis-je être vrai par le doute?Puis-je atteindre la véracité en doutant?TROP DOUTER N EST CE PAS REMETTRE EN CAUSE L EXISTENCE DES CHOSES?
Il n'y a point de doute que je suis
Textes classés par :
AUTEURS
THÈMES
La méditation que je fis hier m'a rempli l'esprit de tant de doutes, qu'il n'est plus désormais en ma puissance de les oublier. Et cependant je ne vois pas de quelle façon je les pourrai résoudre; et comme si tout à coup j'étais tombé dans une eau très profonde, je suis tellement surpris que je ne puis ni assurer mes pieds dans le fond, ni nager pour me soutenir au-dessus. Je m'efforcerai néanmoins, et suivrai derechef la même voie où j'étais entré hier, en m'éloignant de tout ce en quoi je pourrai imaginer le moindre doute, tout de même que si je connaissais que cela fût absolument faux; et je continuerai toujours dans ce chemin, jusqu'à ce que j'aie rencontré quelque chose de certain, ou du moins, si je ne puis autre chose, jusqu'à ce que j'aie appris certainement qu'il n'y a rien au monde de certain.
Archimède, pour tirer le globe terrestre de sa place et le transporter en un autre lieu, ne demandait rien qu'un point qui fût fixe et assuré. Ainsi j'aurai droit de concevoir de hautes espérances si je suis assez heureux pour trouver seulement une chose qui soit certaine et indubitable.
Je suppose donc que toutes les choses que je vois sont fausses; je me persuade que rien n'a jamais été de tout ce que ma mémoire remplie de mensonges me représente; je pense n'avoir aucun sens; je crois que le corps, la figure, l'étendue, le mouvement et le lieu ne sont que des fictions de mon esprit. Qu'est-ce donc qui pourra être estimé véritable ? Peut-être rien autre chose, sinon qu'il n'y a rien au monde de certain.
Mais que sais-je s'il n'y a point quelque autre chose différente de celles que je viens de juger incertaines, de laquelle on ne puisse avoir le moindre doute ? N'y a-t-il point quelque Dieu, ou quelque autre puissance, qui me met en l'esprit ces pensées ? Cela n'est pas nécessaire, car peut-être que je suis capable de les produire de moi-même. Moi donc à tout le moins ne suis-je pas quelque chose ? Mais j'ai déjà nié que j'eusse aucun sens ni aucun corps. J'hésite néanmoins, car que s'ensuit-il de là ? Suis-je tellement dépendant du corps et des sens que je ne puisse être sans eux ? Mais je me suis persuadé qu'il n'y avait rien du tout dans le monde, qu'il n'y avait aucun ciel, aucune terre, aucuns esprits, ni aucuns corps; ne me suis-je donc pas aussi persuadé que je n'étais point ? Non certes, j'étais sans doute, si je me suis persuadé, ou seulement si j'ai pensé quelque chose. Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant et très rusé, qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n'y a donc point de doute que je suis, s'il me trompe; et qu'il me trompe tant qu'il voudra, il ne saurait jamais faire que je ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose. De sorte qu'après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition : Je suis, j'existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois en mon esprit.
Méditations métaphysiques (1641), Méditation seconde,
traduction du duc de Luynes revue par Descartes
en espérant t'avoir aidé.
Cordialement,benjamin.
Ps:"je pense,donc je suis"=cogito à citer (descartes)