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bonjour à tous je suis en 1ère S et j'ai un commentaire à faire sur le chapitre 29 de Candide. J'ai pensé mettre comme plan
I: Retrouvaille avec Cunégonde
II: L'évolution de candide
mais je ne sais pas si ce plan est correct car l'extrait étant très court je n'ai presque rien à dire
j'ais vraiment besoin d'aide !! MERCI D'AVANCE
Dernière modification par Muriel H. (14/02/2008 19:54)
Désolé, voici le texte
Les premiers objets qui se présentèrent furent Cunégonde et la vieille, qui étendaient des serviettes sur des ficelles pour les faire sécher.
Le baron pâlit à cette vue. Le tendre amant Candide en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas, saisi d'horreur, et avança ensuite par bon procédé. Elle embrassa Candide et son frère: on embrassa la vieille: Candide les racheta toutes deux.
Il y avait une petite métairie dans le voisinage; la vieille proposa à Candide de s'en accommoder, en attendant que toute la troupe eût une meilleure destinée. Cunégonde ne savait pas qu'elle était enlaidie, personne ne l'en avait avertie: elle fit souvenir Candide de ses promesses avec un ton si absolu, que le bon Candide n'osa pas; la refuser. Il signifia donc au baron qu'il allait se marier avec sa sœur. Je ne souffrirai jamais, dit le baron, une telle bassesse de sa part, et une telle insolence de la vôtre; cette infamie ne me sera jamais reprochée: les enfants de ma sœur ne pourraient entrer dans les chapitres d'Allemagne. Non, jamais ma sœur n'épousera qu'un baron de l'empire. Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes; il fut inflexible. Maître fou, lui dit Candide, je t'ai réchappé des galères, j'ai payé ta rançon, j'ai payé celle de ta sœur; elle lavait ici des écuelles, elle est laide, j'ai la bonté d'en faire ma femme; et tu prétends encore t'y opposer ! je te retuerais si j'en croyais ma colère. Tu peux me tuer encore, dit le baron, mais tu n'épouseras pas ma sœur de mon vivant.
Oui, je trouve que c'est un bon plan que tu as choisi.
Mais quels sont les procédés d'écritures que tu vas mettre dans chacune de tes parties ?
Bonjour K-lyn,
Il me semble que tu as oublié de tirer profit de l'opposition entre la désillusion réaliste de Candide et l'orgueil nobiliaire du frère de Cunégonde. Qui est le plus noble ? Celui qui se rattache à une tradition révolue ? Ou celui qui, en dépit des événements, reste fidèle à sa parole ? Ces personnages ont-ils une égale conscience de leur situation présente ? Quelles leçons donne Voltaire ?
bonjour
J'ai essayé de montrer que ce chapitre est une transition entre toutes les péripéties qu'ils ont vécu et le dénouement. Pour moi Candide est le plus noble puisque malgré la laideur de Cunégonde il l'épouse quand même, il honore sa promesse. Le baron lui est entêté puisqu'il ne veut pas de Candide comme beau-frère parce que il n'est pas assez noble. Je pense que Voltaire dénonce la bourgeoisie qui est basée sur l'apparence et qui est matérialiste. Je n'est pas très bien compris de quoi tu parle quand tu dit désillusion réaliste !!
Bonjour,
C'est bien.
Voltaire dénonce non la bourgeoisie, mais l'aristocratie prétentieuse.
La désillusion réaliste est à rattacher au sens général de l'œuvre : Candide est une dénonciation de l'optimisme. Au début, les personnages vivent dans l'illusion. La suite du roman est constituée de toutes sortes d'épreuves qui vont ouvrir les yeux de certains : Si Candide évolue, le frère de Cunégonde reste fixé sur son passé...
Dernière modification par Jean-Luc (16/02/2008 12:45)
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