Reste à savoir quels sont les écrivains qui respectent au mieux la langue française, un petit top serait intéressant ! Même si la conscience de la faute est là, elle demeure sur le texte. Maintenant, les plus grands écrivains sont-ils ceux qui respectent l'académie ou le contraire ? Une énigme pour ma part. 
Je cite l'Académie française:
Malgré que s’emploie bien dans la langue soutenue, mais seulement avec le verbe avoir conjugué au subjonctif. Malgré que j’en aie, quelque mauvais gré, si mauvais gré que j’en aie ; en dépit de moi, de ma volonté : Je reconnais les mérites de mon rival, malgré que j’en aie. Malgré qu’il en ait, nous savons son secret. Elle ne put cacher son dépit, malgré qu’elle en eût.
En revanche, encore que de nombreux écrivains aient utilisé la locution conjonctive Malgré que dans le sens de Bien que, quoique, il est recommandé d’éviter cet emploi.
Cela étant, tout ça a été dit.
ip.
Evidemment, si l'on faisait le recensement inverse, on constaterait sûrement qu'une majorité de bons écrivains n'emploient pas "malgré que".
Mais la question est de savoir si "malgré que" a des répondants de première grandeur. Et là, pardon ! nous avons de grosses pointures.
L'autorité de l'Académie n'est pas niable, mais elle n'est pas contraignante, à mon avis. Personnellement, je n'ai jamais consulté ce qu'elle avait écrit ; sauf pour des recherches pointues, Grevisse, Hanse et Le Robert m'ont toujours suffi. Je suis sûr qu'en matière de dictionnaire et de bien écrire, il n'y a pas un pour cent des consultants qui vont voir ce que l'Académie en dit.
Quels écrivains ? Les classiques de tous les siècles : ceux qui servent à l'enseignement et qui sont des modèles.
Avec des réserves. Si Céline est un grand écrivain, je n'ambitionne pas de l'imiter quant à la forme. (Ni quant au fond.)
A vrai dire je suis assez d'accord avec André Truffert :
"Toute considération grammaticale mise à part et d'un simple point de vue esthétique je trouve que malgré que cela sonne fort mal, tout simplement."
c'est une question de mode, c'est comme les vieux prénoms, ça s'en va et ça revient !...
En tout cas, "malgré que " a au moins un avantage c'est d'avoir une signification, une orthographe et un emploi clairs et uniques contrairement à d'autres parasites de la langue française....
Vous ne vous demanderez pas par exemple s'il faut l'écrire en un ou 2 mots comme "quoique"....
Bonjour, Christineh !
D'accord et surtout pas d'accord !
Malgré que a effectivement les avantages que vous citez ; je n'y avais jamais pensé, parce que je ne l'emploie pas.
Mais nos outils grammaticaux sont des instruments, non des parasites, même si leur emploi est malaisé. On ne va tout de même pas abroger quoique et quoi que au profit de malgré que !
Cordialement vôtre,
Edy
Bien sûr qu'on a besoin du quoi que et même du quoique. J'ai pris cet exemple pour illustrer la plus grande "difficulté" à l'employer que "malgré que". Mais il y a d'autres mots qui mériteraient bien plus d'être oubliés que "malgré que"...
Cordialement,
Cher Edy,
Vous avez raison de souligner le caractère excessif de mon aversion pour malgré que.
Cependant je ne regrette pas mon manque de modération.
Voilà quelques-uns de mes arguments :
- l’emploi de formules nouvelles ou fautives par les écrivains n’est pas un critère suffisant : Balzac ou Dumas, de grandes plumes, écrivaient pourtant de manière relâchée… En outre, il faudrait regarder dans les attestations, si certains emplois de malgré que n’ont pas un caractère archaïsant, marqué sociologiquement (en accord avec le contexte) ou provocateur…
- il faut donc une reprise (et une confirmation) par l’autorité des sages et l’usage courant… L’Académie française, souvent timorée et réactionnaire, a condamné le tour ; l’usage, dans les médias surtout, a repris à qui mieux mieux la tournure fautive…
- dans le cas qui nous intéresse, tous les caractères d’un emploi permis ne sont pas réunis.
- De plus, comme certaines tournures (plus que d’autres) marquent l’appartenance à un registre de langue, je ne puis que me montrer très réservé à l’égard de malgré que sous peine de provoquer des déboires pour nos jeunes lecteurs qui pourraient se sentir autorisés à son emploi alors qu’une majorité d’enseignants confirmés le réprouvent.
En somme, le principe de précaution appliquée aux belles-lettres me conduit à vouer malgré que à la concession perpétuelle.
Le Trésor de la langue française apporte des éléments complémentaires au débat. Ceux qui voudraient en savoir plus peuvent aller faire une recherche sur son site avec malgré que.
Bonsoir, cher Jean-Luc,
Je réitère mon message, disparu pour une fois.
Je suis d'accord avec vous ; je n'emploie pas "malgré que", sauf par inadvertance.
Les citations de grosses pointures ne sont peut-être que des manquements uniques.
Ce qui m'inquiète plus, c'est de lire dans le Riegel recommandé ici même (trois grammairiens de haut niveau) que : "Malgré que est parfaitement intégré au système grammatical."
Entrons donc en résistance...
Cordialement,
Edy
bonjour, je suis étudiante en langue française. plus tard, je compte être grammarienne. nombreuses sont les personnes qui utilisent "malgré que" bien que cette conjonction n'ait pas encore été admise dans l'Académie fr. "malgré que" est utisable dans le français courant mais à éviter dans le français écrit soutenu.
Sondusilence