n° 1lundi 28 janvier 2008 à 19 h 31

lucifer54
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Albertine Sarrazin, Poèmes

Bonjour à tous
Voila j'ai un commentaire de texte à faire pour jeudi sur ce texte :

Il y a des mois que j'écoute
Les nuits et les minuits tomber
Et les camions dérober
La grande vitesse à la route
5    Et grogner l'heureuse dormeuse
Et manger la prison les vers
Printemps étés automnes hivers
Pour moi n'ont aucune berceuse
Car je suis inutile et belle
10    En ce lit où l'on n'est plus qu'un
Lasse de ma peau sans parfum
Que pâlit cette ombre cruelle
La nuit crisse et froisse des choses
Par le carreau que j'ai cassé
15    Où s'engouffre l'air du passé
Tourbillonnant en mille poses
C'est le drap frais le dessin mièvre
Léchant aux murs le reposoir
C'est la voix maternelle un soir
20    Où l'on criait parmi la fièvre
Le grand jeu d'amant et maîtresse
Fut bien pire que celui-là
C'est lui pourtant qui reste là
Car je suis nue et sans caresse
25    Mais veux dormir ceci annule
Les précédents Ah m'évader
Dans les pavots ne plus compter
Les pas de cellule en cellule

Fresnes 1954-1955

Ce poème je le trouve magnifique mais il est très difficile d'en tirer quelque chose.
J'aimerais avoir de l'aide, rien que le plan m'aiderais énormément.
Merci à l'avance


[Recueil : "Poèmes" (1969)]

Édité par Muriel H. (lundi 28 janvier 2008 à 19 h 57)

 

n° 2lundi 28 janvier 2008 à 20 h 02

Léah
9896 message(s)
Albertine Sarrazin, Poèmes

Quelle question pose ce poème ?
Quelle réponse Albertine tente-t-elle de se donner ?
C'est un poème autour du manque et de l'absence. (superbe, en effet)


Tenir un seul cheveu dans sa main.
Y parvenir.
 

n° 3mardi 29 janvier 2008 à 18 h 56

lucifer54
3 message(s)
Albertine Sarrazin, Poèmes

Merci beaucoup pour votre réponse.
Cela m'aide bien.
Mais par hasard si quelqu'un aurait plus de précisions ce serait sympa de m'en faire part. ( car je n'ai que le premier paragraphe pour l'instant sur le manque de liberté, de rencontres)
merci d'avance

Édité par lucifer54 (mardi 29 janvier 2008 à 19 h 17)