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Bonjour, merci d'avance de votre aide précieuse!
La question est la suivante: en faite, je devais lire le Père Goriot et la question est sur la description en début de livre, entre "Cette première pièce exhale" et "rapée" quand il décrit la pension.
Ma professeur me demande qu'est ce que pourrait etre sa fonction.
Je me dis que c'est pour d'abord présenter les lieux de la majorité des actions qui vont se passer et pour poser des repère aux lecteurs.
Mais comment pourrais-je mieux présenter cela?
MERCI Beaucoup!
Merci de votre aide
et excusez moi si je me suis trompé de catégorie de forum.
Bonsoir,
La description n'a pas ici que des fonctions de décor de l'action ou de topographie. Balzac essaie non seulement de découvrir la psychologie des propriétaires au travers du lieu, mais encore il nous suggère que la pension Vauquer va d'une certaine manière façonner ses occupants. Balzac suggère donc que les lieux ont une âme. Si tu lisais Eugénie Grandet, tu pourrais faire la même constatation.
Merci beaucoup de votre réponse!!
Comment pourrais-je écrire sa sur ma feuille?
Cette description permet tout d'abord de présenter les lieux ou les actions vont majoritairement se passer et aussi pour que le lecteur prenne des repères dans cette espace bien décrit par Balzac. L'auteur essaie aussi de découvrir la psychologie des propriétaires au travers du lieu, mais encore il nous suggère que la pension Vauquer va d'une certaine manière façonner ses occupants. Balzac suggère donc que les lieux ont une âme.
??? Ou comme vous l'avez ecrit? ce n'est pas bon pour mon devoir?
Bonsoir,
Cette réponse inspirée de ma propre réponse convient, mais à deux conditions :
- corrige les fautes d'orthographe,
- vérifie que l'extrait précis comporte bien les indices qui justifient ta réponse.
Bonjour, merci d'avance de votre aide!
Ma question est, quel est le point de vue de ce passage du livre de Balzac Le père Goriot? Je trouve qu'il est externe. Mais je ne suis pas sur... Merci d'avance!!
Cette première pièce exhale une odeur sans nom dans la langue, et qu'il faudrait appeler l' odeur de pension. Elle sent le renfermé, le moisi, le rance; elle donne froid, elle est humide au nez, elle pénètre les vêtements; elle a le goût d'une salle où l'on a dîné; elle pue le service, l'office, l'hospice. Peut-être pourrait-elle se décrire si l'on inventait un procédé pour évaluer les quantités élémentaires et nauséabondes qu'y jettent les atmosphères catarrhales et sui generis de chaque pensionnaire, jeune ou vieux. Eh bien! malgré ces plates horreurs, si vous le compariez à la salle à manger, qui lui est contiguë, vous trouveriez ce salon élégant et parfumé comme doit l'être un boudoir. Cette salle, entièrement boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd'hui, qui forme un fond sur lequel la crasse a imprimé ses couches de manière à y dessiner des figures bizarres. Elle est plaquée de buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies, des ronds de moiré métallique, des piles d'assiettes en porcelaine épaisse, à bords bleus, fabriquées à Tournai. Dans un angle est placée une boite à cases numérotées qui sert à garder les serviettes, ou tachées ou vineuses, de chaque pensionnaire. Il s'y rencontre de ces meubles indestructibles, proscrits partout, mais placés là comme le sont les débris de la civilisation aux Incurables. Vous y verriez un baromètre à capucin qui sort quand il pleut, des gravures exécrables qui ôtent l'appétit, toutes encadrées en bois verni à filets dorés; un cartel en écaille incrustée de cuivre; un poêle vert, des quinquets d'Argand où la poussière se combine avec l'huile, une longue table couverte en toile cirée assez grasse pour qu'un facétieux externe y écrive son nom en se servant de son doigt comme de style, des chaises estropiées, de petits paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans se perdre jamais, puis des chaufferettes misérables à trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise. Pour expliquer combien ce mobilier est vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant, il faudrait en faire une description qui retarderait trop l'intérêt de cette histoire, et que les gens pressés ne pardonneraient pas. Le carreau rouge est plein de vallées produites par le frottement ou par les mises en couleur. Enfin, là règne la misère sans poésie; une misère économe, concentrée, râpée.
Dernière modification par webmestre (26/01/2008 00:42)
Bonsoir,
Cet extrait utilise, à mon avis, la focalisation interne car le lecteur n'a accès qu'aux pensées et jugements du seul narrateur.
Note en outre la présence de déictiques (pronoms personnels de la 2e personne, démonstratifs, certains adverbes de temps et de lieu) et de modalisateurs (verbes, adjectifs, adverbes et locutions exprimant un point de vue subjectif).
Pour que ce soit le point de vue omniscient, il aurait fallu avoir accès aux pensées de tous les personnages.
Pourtant, Le Père Goriot est habituellement rédigé selon ce point de vue omniscient. Mais cette focalisation n'apparaît pas dans cet extrait.
Dernière modification par Jean-Luc (26/01/2008 00:57)
Merci beaucoup! Vos arguments me justifient cette reponse! Je vais mettre ca.
Je suis désolé pour toute ces quetions mais que serait le registre littéraire de ce passage?
Dernière modification par tsukindustries (26/01/2008 01:28)
Bonjour,
Il n'est pas didactique. Il n'a rien à voir avec une notice ou une recette.
J'y verrais plutôt le registre satirique : ce registre s'inscrit dans le genre polémique. Il utilise la raillerie. Le vocabulaire est souvent réaliste et familier, mais peut se révéler aussi hyperbolique dans sa caractérisation péjorative caricaturale.
L'effet recherché est le pittoresque, l'ironie qui veulent s'attirer la complicité amusée du lecteur. La véhémence du propos fait échapper ce registre à la neutralité de la simple description réaliste. La pension Vauquer devient comme une oeuvre d'art à l'envers.
Pour les figures de style caractéristiques, tu as les accumulations, les exagérations, un oxymoron (plates horreurs), quelques rythmes ternaires à effet oratoire ("elle pue le service, l'office, l'hospice." "Enfin, là règne la misère sans poésie; une misère économe, concentrée, râpée." Doublé ici d'une reprise)...
Merci énormément vous m'aidez beaucoup!
Une dernière question.... Désolé...
La question était en faite "Une description comme celle ci au début d'un roman se doit de présenter un caractère informatif destiné à procurer au lecteur un effet de "réel" Est ce bien le sens du texte? La minutie qui trahit l'inventaire des objets n'obéit -elle qu' à une intention purement référentielle est réaliste?
Je dois maintenant mettre une conclusion sur ma feuille, mais comment pourrais je conclure?
Je trouve qu'il n'est pas trop pour procurer un effet de reel.
MErci d'avance!!
Bonjour Tsukindustries,
La question était en faite "Une description comme celle ci au début d'un roman se doit de présenter un caractère informatif destiné à procurer au lecteur un effet de "réel" Est ce bien le sens du texte? La minutie qui trahit l'inventaire des objets n'obéit -elle qu' à une intention purement référentielle est réaliste?
Tu ne crois pas que Jean-Luc a anticipé cette question et y a répondu dans le message 2 de cette discussion ?
Muriel
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