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Bonsoir Étienne, (Lebeau ex Edel (je n'aime pas vous appeler par votre nom de famille... bref...))
Vous avez écrit :
Je pense qu'une réelle communication demande au contraire à ce que le discours puisse venir s'intégrer dans la pensée de l'autre afin qu'il puisse modifier son point de vue, s'il constate qu'il se trompe. Sinon, comment avancer?
Je ne suis pas tout à fait d'accord. Je constate assez souvent que la pensée provenant de personnes estimées est adoptée par ceux qui l'écoutent/entendent. Je trouve cela plutôt dangereux...
Bien sûr il y a "votre" « s'il constate qu'il se trompe », mais les gens en sont-ils toujours capables ?
Je crois que la valeur de la "parole" est indissociable de la "bouche" dont elle sort ; elle est très liée à l'opinion, à l'aura, à la considération qu'on a de l'autre (parlant).
Je pense que la parole seule a peu d'impact ; par contre, la parole liée à l'affect a un immense pouvoir de persuasion...
Muriel
Je pense qu'une réelle communication demande au contraire à ce que le discours puisse venir s'intégrer dans la pensée de l'autre afin qu'il puisse modifier son point de vue, s'il constate qu'il se trompe. Sinon, comment avancer?
Je partage l'idée du dialogue où la parole s'intègre dans la pensée de l'autre et rebondit ensuite, d'où des évolutions possibles. mais pas obligatoirement dans le sens où vous le présentez. j'y lis le présupposé qu'il y aurait une vérité, l'un ayant raison, l'autre étant dans l'erreur.
Or, on peut avoir différentes approches d'un sujet, des angles de vue différents , sans qu'il y ait ainsi une position juste et une fausse.
Le dialogue, je pense, permet à chacun,d'élargir son point de vue, de relativiser et à terme d'évoluer éventuellement .
Muriel H. a écrit :
Je constate assez souvent que la pensée provenant de personnes estimées est adoptée par ceux qui l'écoutent/entendent.
Je crois que la valeur de la "parole" est indissociable de la "bouche" dont elle sort ; elle est très liée à l'opinion, à l'aura, à la considération qu'on a de l'autre (parlant).
Bonjour, Muriel.
Ton post me rappelle que dialogue <= logos (parole ou même l'esprit de la parole).
Les paroles sont effectivement dans la bouche d'une personne, mais je viens de réaliser que l'entendement n'est pas très présent dans 'dialogue'. Ne serait-il pas préférable d'utiliser le mot 'échanger' si on veut que la conversation construise qq chose?
Efecctivement, chère Muriel H, il est extrèmement difficile pour qui que ce soit, d'accepter de prendre en compte le discours de l'autre, car cela oblige à changer sa façon de voir et donc ses propres habitudes: il n'y a rien de plus difficile pour quelqu'un.
1 parce que reconnaître que l'autre a raison implique que vous avez tort: socialement, surtout en public, c'est très dévalorisant.
2 parce que changer ses habitudes génère l'angoisse, elle-même liée à la pulsion de mort: Konrad lorenz en parle très bien dans ses ouvrages.
3 La fonction première du dialogue est de s'assurer que l'autre, cet étranger qui arrive, n'a pas de mauvaises intention à notre égard (réflexe hérité de ces temps où l'autre était peut-être celui qui allait vous prendre votre refuge, territoire de chasse etc.). Le langage n'est pas fait a priori pour convaincre l'autre, mais pour l'amadouer...
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