Les sentiers et les routes de la poésie... Éluard
Oui tu as raison, il y a beaucoup de chemins, vers de multiples formes
Mais au-delà des apparences et des divisions factices reste LA poésie
Cruelle maîtresse, qui dans la plus intime des caresses dérobe son plus beau visage
Pour moi, un texte est poétique à partir du moment où il nous fait sentir et ressentir, lorsqu’il nous fait véritablement voir le monde (donc qu’il fait de nous des voyants, à la manière de Rimbaud), qu’il nous fait penser, réfléchir le monde (dans les deux sens du terme), ou qu’il nous fait vibrer et rêver…
… mais peut-être que je confonds poétique avec romantique ? 
Je propose à mon tour une tentative de réponse à la question posée - une réponse à laquelle on reprochera sans doute (entre autre) de se mordre la queue : ce qui fait qu'un texte est poétique, c'est à la fois qu'il est conçu comme tel et qu'il est écrit par un poète. Le reste, qu'il soit beau ou laid, reconnu ou ignoré, canonisé ou fustigé, matière à penser ou non, vient ensuite.
Par exemple, si je lis un poème de Pablo Neruda, dont je ne comprends pas la langue, je me trouve devant un texte que je perçois comme poétique - pour les raisons que je viens de citer. Le texte est poétique que je le lise ou non, que je le comprenne ou non. Quant à la traduction de ce poème en français, elle ne sera texte poétique, à mon sens, que si elle est elle-même conçue comme telle et produite par un poète.
Léah a écrit :
Il y a belle lurette que la poésie ne se limite plus aux seuls alexandrins et rimes !
Est poètique, tout texte non discursif (non liléaire)
Escuse moi mais peux-tu développer, je ne comprends pas ce que tu entends par linéaire? Un poème n'est-il pas linéaire ? 
Non, car il ne raconte pas une histoire avec un début un développement une fin
Oui, car il se déroule dans le temps de la première à la dernière ligne
Quoique pas mal de poèmes pourraient se lire dans le désordre, ou presque !
J'aime bien, Atalante, réfléchir le monde (dans les deux sens du terme)
La poésie n'est elle pas si importante qu'il devient possible à corps perdu d'y interpréter la signification la plus importante qu'il soit; l'accomplissemnt de l'oeuvre du poète.