Merci de toutes ces réponses. Je ne souhaite qu'une chose : en voir plus encore.
La poésie n'établit-elle pas un lien, une correspondance entre auteur et lecteur, mais un lien qui aurait quelque chose d'ineffable et qui ne peut qu'exister qu'à travers ce texte-là, à ce moment-là ? Comme une résonance entre le poète auteur et le poète lecteur ?
Etienne
La Poésie...
n'est pas l'envers des choses. Ni l'endroit. Elle en est la tessiture qui tente d'accompagner au plus près la MASSE spongieuse et protéiforme des lumières ou des sources dégoulinantes sur la face toujours offerte de CE monde...
Poésie. Paume de la main posée en mots pour empalmer, en étroite-adroite épousailles de la matière diversifiée-diversifiante mais tellement UNIE à elle-même - que tel, tentant de la DIRE, ne peut que courir à perte-que-veux-tu. perdu d'avance, éperdu, se raccroche aux mots
Multitude rassemblée
Mais
La Parole se déliquesce en lumières
du Verbe-Chair
Si le Verbe s'est fait Chair
L'écrire
d'un corps scriptural
Alors telle inhérente itinérance - Ne me quitte jamais le poignet fait pour courir sur la feuille. Mot à mot : perpétuel défrichement-déchiffrement La main faite pour épouser le mot
Caresse secrétée ou insistance de l'emprise
empreinte du mot qui m'emprunte pour obstinément s'épeler
S'appeler
Bonsoir Léah,
Puis-je vous inviter en experte de la poésie à retenter votre chance dans la discussion sur le sonnet d'Arvers ?
Je suis sûr que votre tenacité et votre perspicacité n'ont pas dit leur dernier mot. Vous pourriez contribuer au déclassement de Félix Arvers au profit de Marceline Desbordes-Valmore.
Relevez-vous le défi amical et intellectuel ?
Jean-Luc
Dans le sonnet Arvers essaie de répondre aux règles de construction : une première idée développée dans les quatrains ; une idée nouvelle et contraire ou parrallèle sur les tercets. Cependant, l'idée "nouvelle" est tellement annoncée dans les quatrains qu'on n'apprend rien de bien nouveau, ni de contraire, dans les tercets.
Paul Celan écrivit
"Le poème, comme une main tendue"
le tension vers
l'expression d'"étant"
la poésie ,tant qu'on cherchera une définition ne fera que bafouer ses limites
pour moi, elle serait tension vers , elle se ferait désir, elle ferait "perseverer dans l'etre" ,une tension à la naissance, volonté
elle se resume à l'essentiel, peut-être
Se faire une idée de la poésie à partir de Jackobson est une chose mais seule...
la poèsie ne se sait pas
quand je lis Char ,par exemple, le poème se fait "vrai"
la poésir ferait-elle fait tache dans le silence de l'etre ?
Celan, encore, dira que "l'ombre parle vrai"
mais il me semble que je confonds poème, et poésie...