Je relis, je relis, et me vient cette idée :
Et s'il nous parlait tout simplement de la mort ? Le devoir de celle-ci étant de laisser en paix les humains dont ce n'est pas le jour ? Avec à la base une volonté ou une tentative de suicide, a priori interdit à tout croyant?
Voire encore une vie entourée de décès, et l'envie de se faire cueillir par la Grande Faucheuse, qui elle ne peut évidemment répondre?
Beaucoup moins romantique, je sais, mais plausible !
Etienne
Dernière modification par lebeau (26/08/2006 00:11)
Cette fascination pour la mort est bien romantique au contraire. C'est elle qui emporte parfois le René de Chateaubriand, qui colore le destin d'Hernani et qui habitera la poésie baudelairienne : "Ô Mort ! Vieux capitaine !..." Ici, elle est effectivement bien présente.
Une autre vision, peut-être :
A l'austère devoir pieusement fidèle,
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.
Oh mon Dieu : j'ai tout compris !!!
L'auteur parle d'une enfant - peut-être même de son enfant !!!
Mais... mais c'est épouvantable !!
Parlerait-il d'une femme borgne ou alors boiteuse ? Ou parlerait-il de lui-même AU féminin ? Parle-t-il d'une relation amoureuse qu'il a avec une existence sourde à ses murmures ? Parle-t-il alors de la Vierge ? les termes de "douce, pieusement fidèle ou même de elle suit son chemin" m'emportent vers cette voie ?
Quoique... je ne sais plus...
Dernière modification par benjamin (26/08/2006 17:55)
* Pour elle, quoique Dieu l'ait faite BONNE et tendre,
Est-ce que, par hasard, elle aurait eu quand même - tout en étant (devenue ?) pieusement fidèle à son austère devoir marital - des "bontés" pour d'autres hommes ?
Bonne ! Glissement de sens.
Auquel cas notre poète serait bien mortifié.