Anny a écrit :
Et il faut aussi rappeler que le redoublement n'est pas un échecs mais une deuxième chance.
JSC, en 2nd la moyenne d'âge est plutôt de 15 ans... d'après moi. Puis, je suis plutôt de l'avis de l'odn. Il est très difficile de cerner ce que nous voulons faire après le BAC. Si nous aimons ce que nous faisons, nous serons motivé et donc apte à réussir notre BAC et à choisir l'aprés même si le choix est très vaste.
Jacques MARSEILLE "Les Bons Chiffres pour ne pas voter nul en 2007" E. Perrin:
Une étude sur 13 pays (Norvège, Allemangne; Corée du Sud, Japon, Danemark, Finlande, Suisse, Hongrie, Italie, France, Suède, États-Unis, Espagne) montre que le taux d'obtention d'un dipmôme en fin détudes secondaires diminue dans le même ordre. La France se trouve 10ème sur 13 pays. Pour l'obtention d'un diplôme universitaire en 2004, la France se trouve en 11ème position sur 13 avec 23% d'une génération (20-35 ans). La Nouvelle Zélande jouit d'un taux de >40% de la même génération, suivie de près par la Finlande!
En ce qui concerne les dépenses publiques en % du Produit Industriel Brut, la France se trouve glorieusement en 3ème position (après la Suède et les Étas-Unis).
Tout cet argent dépensé pour si peu de résultat???!!!
En ce qui concerne le redoublement, ça n'existe quasiment pas dans la plupart des pays 'démocratiques/civilisés' (Danemark, Finlande, Corée du Sud, Norvège, Japon....) et très peu en Hongrie et les États-Unis.
35% d'élèves français se disent d'avoir redoublé au moins une nannée en 2003! Plus d'un tiers!!
La Finlande ne redouble pas et réusiit presque le mieux au niveau universitaire, la France redouble beaucoup et se trouve classée très bas. Bravo les seconde chances!
Je répète qu'il faudra un service d'orientation efficace et un dialogue plus constant entre enseignants et élèves pour découvrir les intérêts et aptitudes parascolaires de ces derniers. Cependant, il y aurait une majorité d'élèves qui auraient une petite idée de leur avenir s'ils savaient ce qui en étaient les possiblités.
Je note que tu n'as pas répondu à ma déclaration qu'on n'attend pas en sport et en musique pour découvrir des aptitudes...
Finalement, d'autres études nous montrent que très peu de gens aiment ce qu'ils font comme travail dans la vraie vie. Donc "aimer" n'est peut-être pas un critère très fiable.
Tout le monde ne prend malheureusement pas le redoublement comme une deuxième chance... Là est le problème. Mais peut-être que si tout le monde le prenait comme une deuxiéme chance, la situation de la France évoluerait probablement.
En ce qui concerne les autres pays dans lesquels on ne redouble pas, je ne sais pas quoi répondre car aujourd'hui, enfin je pense, que le systéme scolaire français n'est pas très bonne par rapport à ces pays justement. Notre systéme est donc à revoir pour moi.
Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il faudrait un service d'orientation plus efficace dans les lycées.
Pour répondre à ta dernière phrase, certes il est difficile de pouvoir exercer un métier dans un domaine qu'on aime. Mais moi je pense, que pour les études c'est différent. Nous pouvons choisir. Au moins ça.
Bonsoir,
Je suis en 1ère L et j'y suis par choix, car je pouvais aller dans toutes les sections.
Mais il est vrai que la classe L est vraiment mise au ras du sol, je vais citer ma fabuleuse conseillère d'orientation :
"Vous savez, vous devriez aller en S, il y'a tellement de débouchés en comparaison à la fillière L... Et puis vous avez le profil.
-Quel profil ?(je lui répondis les sourcils un peu froncés > incompréhension totale, moi qui déteste les maths et la physique même si j'ai plus de la moyenne, en travaillant c'est pas plus compliqué))
-Vous êtes travailleuse, une qualité que la majorité de vos camarades n'ont pas."
En clair, les L, sont des glandeurs débiles et les S des puits de sciences et de genies (sauf pour l'orthographe, là c'est plutôt des puits sans fond... une chute interminable vers l'illétrisme).
Pour faire bref, je regrette particulièrement que L soit une classe poubelle, même mes profs emploient ces termes et je les crois bien en voyant le niveau d'absurdité que l'on peut entendre (Ronsard, d'après une intellectuelle de ma classe, est un symboliste, mais bien sûr... Elle a juste 3 siècles d'avance la p'tite... Bref). Je regrette aussi que l'on ne nous informe pas sur les débouchés, je n'ai vraiment pas envie de faire psycho, droit, ou lettre... pourtant on me dit que je ne peux faire que çà...
J'essaye de me renseigner mais je me rends compte que personne n'est au courant de rien, j'aurais peut être dû faire S ou ES finalement, là au moins on m'aurait volontier renseigné... Du moins je pense plus que maintenant.
Si quelqu'un veut bien m'éclairer, je suis ouverte à toutes les idées :
études courtes ou longues, m'éloigner totalement de ce que je fais... Enfin pas jusqu'à la caissière de Casino...
Merci de me répondre, si vous le pouvez.
Le problème n'est pas de savoir laquelle des filières est la plus valorisante : c'est un débat sans intérêt, aussi vain et stupide que celui qui nous pousse à dire, à la fin de la troisième, qu'il vaut absolument aller dans une filière générale pour ne pas passer pour un looser. Si vous aimez la filière L, allez en L. Si vous aimez la filière S, allez en S. Mais les S, ne venez pas nous dire que vous faites partie de l'élite. Et les L, ne vous croyez pas plus ouverts d'esprit, parce que vous avez soi-disant un esprit "artistique" : c'est ridicule.
Faites ce que vous avez ENVIE (oui, l'envie, c'est la première chose à prendre en compte pour ses études, plutôt que de dire, tiens, je vais faire telles études, et passer tels concours, parce qye je vais gagner plein de fric...) : point final !!!
Seulement, il faut bien admettre que la filière L apporte moins de débouchés que les autres : ce n'est pas une dévalorisation, c'est un constat (je viens moi-même de L). Faire L si on ne veut faire ni des lettres, ni des sciences humaines, ni du droit, ni de la doc, ni de la psycho (et j'en oublie), c'est courir au devant de la catastrophe. En effet, il ne faut pas oublier qu'il n'y a quasiment pas de BTS ou d'IUT pour les littéraires. Alors la seule véritable option, c'est la fac ou quelques rares écoles.
Donc, pour répondre à la question initiale, faire L, oui (en plus, c'est un enseignement passionnant
), mais en ne perdant pas de vue qu'il faut au moins avec des idées sur un parcours professionnel : pas forcément un métier, mais un domaine.
Désolé, c'est un peu décousu mais l'essentiel, c'est que ce post, c'était pour dire de ne jamais dévaloriser telle ou telle filière, et pour rappeler que, oui, c'est vrai, la filière L est plus fermée que les autres : on peut le déplorer (moi le premier), on peut critiquer sévèrement le système tel qu'il est aujourd'hui (moi le premier), mais il faut bien l'accepter, si on ne veut pas que nos études ne servent à rien.
Enfin pas jusqu'à la caissière de Casino...
Dernière chose :
Contre une telle remarque, je m'insurge. La caissière de casino, peut-être qu'elle n'a pas fait d'études, mais elle n'en est peut-être pas moins aussi intelligente que toi. Et quand tu vas à casino, tu demandes pas à la caissière de te réciter Ronsard ou Proust, seulement de te faire un sourire...
Arrêtez de vous croire au-dessus du lot parce que vous faites des études... C'est ridicule. (ce qui ne veut pas dire, d'ailleurs, que la caissière de casino ne connaît ni Ronsard ni Proust).
L'élitisme boboisant du type "moi j'ai un bac, je vaux mieux que toi qu'a rien", c'est du même niveau que cet éternel débat Scientifiques vs Littéraires.
La société n'est pas une hiérarchie de valeurs en fonction des études de chacun : c'est avec tout qu'on fait le monde, et personne n'est plus utile ou inutile qu'un autre.
Dernière modification par Florent (21/01/2008 16:02)
Florent : je ne vois pas vraiment en quoi les L ont une esprit "artistique" c'est quoi le rapport ?
Il faut pas croire que tous les L font du dessins... Et moi je n'ai pas un esprit artistique, enfin pas que je sache du moins.
Ah oui, mais tu sais faire ce qu'on a envie de faire, c'est tellement beau à dire, malheureusement on est en Eldorado ici, et je préfère faire un boulot que j'aime pas et gagner de l'argent pour vivre aisément, avoir une famille qu'un boulot que j'aime avec un SMIC... Cà aussi c'est idiot je trouve... Enfin si les gens veulent encore croire qu'ils trouveront le métier parfait qui leur convient... Je leur souhaite bien du bonheur mais moi j'y crois pas.
Quand au fait de passer par un bac technologique, je suis bien d'accord, tout le monde a honte... Et du coup on se retrouve avec des gens qui croit pouvoir réussir alors qu'ils devraient être ailleurs, mais çà fait tellement mieux d'aller en général alors qu'on sait pas conjuguer un verbe au passé simple.
En ce qui concerne les études après L, ce n'est pas que je n'ai pas envie, c'est que je sais qu'il n'y a pas beacoup de débouchées. Je parle trois langues (et demie...), je voudrais aller en lettre mais pour faire quoi après? C'est çà la grande question, c'est bien beau de faire des études mais quand on est pas sûr de trouver un bon boulot après on y réfléchit.
Je ne vois pas en quoi la fillière L est fermée... Là sincèrement je comprends pas. Moi je pensais plutôt qu'elle est bien trop ouverte et que le problème etait là.
Ceux qui ne peuvent pas aller en S et ES sont repoussés là bas, et je l'ai vu de mes propres yeux. L c'est la classe où on met ceux qui ne peuvent pas aller autre part et qui veulent pas aller en STG, STI... parce que Papa, Maman veulent que fifille fasse des longues études même si elle en a pas envie.
Pour la caissière... J'en ai pas encore vu qui avait fait de longues études...
Quand on veut réussir on s'en donne les moyens et je sais de quoi je parle : mes études je les paye seule, je vis seule sans l'aide de mes parents, je travaille tard même si je sais que je dois bosser après mes cours du lendemain. Mais je ne vais pas baisser les bras en sachant que je trouverai pas un bon boulot plus tard. Alors tous les gens qui se plaingnent de leurs situations, ils me font rire, parce qu'ils pensent que tout tombe du ciel que papa et maman sont là pour faire le ménage, le repassage et la bouffe, ils connaissent rien de la vraie vie.
Alors oui, je me sens au dessus de bon nombre de mes "camarades" et je n'en ai aucune honte car aucun ne fait le quart de ce que je fais. Et je veux pas que tu t'insurges, comme tu le dis, une nouvelle fois, car ce que j'ai dis, tous les gens dans mon cas le ressente.
Je suis une de meilleures élèves de mon lycée parce que j'y mets du miens, ca tombe pas du ciel, tout le monde peut faire ce que je fais, mais tous les jeunes sont paresseux et ne pensent qu'à leurs fringues et leurs portables.
Alors arrêtons de dire que tous les gens sont égaux, études ou pas, car non intellectuellement beaucoup ne font pas d'efforts.
Alors oui, je me sens au dessus de bon nombre de mes "camarades" et je n'en ai aucune honte car aucun ne fait le quart de ce que je fais.
Moi je ne glande rien , mais il n'empeche que je me sens certaines fois atrocement supèrieur aux autres , et je ne me sens absolument pas coupable , au contraire , je ne suis pas particulièrement intelligent ; certains par contre sont insolemment stupides ( meme s'ils ont un bac + 5 ) .
L'élitisme boboisant du type "moi j'ai un bac, je vaux mieux que toi qu'a rien", c'est du même niveau que cet éternel débat Scientifiques vs Littéraires.
Le bac n'est plus rien .
L'étérnel Scientifiques Vs Littéraires est très interessant et important mais pas seulement dans sa dimension scolaire .
Bien sûr qu'il n'est pas certain qu'on trouvera le boulot parfait : ce n'est pas le cas de 80% des gens... Mais prendre seulement en ligne de compte la situation financière post-études, ce n'est pas un critère suffisant. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille s'engager dans une filière où l'on est sûr qu'on ne trouvera pas de travail : moi-même par exemple, j'avais songé à une école du Louvre, mais voyant le peu de débouchés, j'ai renoncé pour quelque chose de plus classique. Après quand j'entends certains profs (au demeurant sympathiques) nous vanter les mérites des écoles de commerce, parce que leurs anciens élèves qui y sont allés roulent maintenant en porsch, bah je me dis que si c'était leur seul but dans la vie, on a pas la même vision de l'idéal, c'est tout... Disons qu'il faut faire la part des choses entre "choisir ses études pour avoir le max d'argent" et "choisir ses études seulement en fonction de ce que j'aime, même si j'aurai rien ensuite".
De toute façon, ce que je voulais dire, c'est qu'avoir fait L pour ensuite dire qu'on ne veut faire ni lettres, ni socio, ni droit, c'est quelque part s'être un peu trompé d'orientation : parce qu'à part ça, y a pas grand chose. Alors je sais, on va me dire que c'est faux, mais qu'on me cite de vrais autres possibilités (et pas celles qui concernent 3 personnes par an...).
Enfin, pour la caissière casino : je maintiens qu'elle n'est pas à jeter parce qu'elle n'a pas fait d'études... Les études, c'est très bien (j'en fais moi-même), mais ce n'est pas la seule voie de la réussite. Alors bien sûr, le prestige est pas le même, et le salaire non plus au final, mais si l'on se mettait à juger avec mépris ceux qui ont été forcé (ou ont choisi) de ne pas faire d'études, parce qu'ils n'en avaient pas l'envie ou les capacités, inutile de les blâmer.
Après, je suis d'accord : beaucoup de nos comparses sont fainéants et ne font pas d'efforts. Mais sont-ce vraiment la majorité ? A mon avis, beaucoup de ceux qui sont dans des filières manuelles du type BEP sont autant couragés que ceux qui font de longues études : leur courage ne s'applique pas au même domaine, c'est tout...
Enfin (oui, je sais, c'est la deuxième fois) : malgré tout, félicitations à toi de te démener à ce point ! C'est une belle preuve de courage et de pugnacité... Mais ne perds pas de vue que tes idéaux ne sont pas universels.
Pour ce qui est de la dévalorisation de la filière L, nous sommes tous d'accord et nous le déplorons tous. Ceci dit, mon expérience là-dessus est très réduite : je viens d'un lycée où le bac L concernait la majorité des gens (50% de L, 30% de S, 20% d'ES environ), donc nulle dévalorisation dans ce cas précis.
Dernier détail : pour ce qui est du profil artistique, je me suis mal exprimé. Je voulais dire que dans le sempiternel débat qui oppose les L et les S, certains L vantent leur ouverture d'esprit et leur perméabilité à la culture à laquelle les S seraient par nature fermés. Evidemment, tous les L ne font pas du dessin (moi le premier : ça vaut mieux, d'ailleurs).
Sans rancunes ?
Sans racunes 
Pour dire vrai je m'étais un peu sentie agréssée... Je sais je suis assez suceptible.
Je suis consciente de pas avoir forcément choisie la bonne section, mais je suis vraiment passionée par les langues (je parle français bien sûr, russe, anglais (mais le vrai anglais, pas celui du lycée...) et italien (je sais çà sert pas à grand chose mais j'aime bien parler italien
) donc je voulais faire L parce que je pensais qu'on approfondissait beaucoup les langues mais pas tant que çà, je suis assez déçue, j'aime aussi la littérature mais y'a des choses que je comprends vraiment pas (Baudelaire... horreur, j'aime bien hein, mais je comprends rien, enfin presque rien) donc je pensais aller en ES puis je m'y suis prise trop tard donc je vais rester là et j'irais surement en lettre... Mais bon.
Pour la caissière, je ne les méprise pas, j'ai pitié d'elle, pas une pitié péjorative, j'ai réelement pitié... C'est tellement dévalorisant je trouve ce métier... Comme les balayeurs dans les rues, la misère en France, on s'en rend pas souvent compte mais c'est tellement affreux... Enfin bref comme dirait notre nouveau Napoleon "travaillons plus pour gagner plus"... J'ai réelement envie de vous faire part de mon avis là dessus mais je vais m'abstenir...
En ce qui concerne mon lycée il n'y a que deux classes de L pour 15 classes de 1ere... No comment.
Oeildenuit : le bac n'est plus rien, je suis tout à fait d'accord avec toi... Je passe mon bac de français en juillet (le 4, enfin passons...)et c'est des stagiaires qui me le font passer, parce que mes profs ont pas envie... C'est RIDICULE, lamentable, intolérable... etc.
Je te concède aussi que certaines Bac+5 (voir plus) sont totalement stupides, je me demande parfois si leurs diplomes ils les ont pas eu dans des pochettes surprises... Bref.
Pour changer, j'aimerais votre avis :
J'ai une prof' de français qui a des cours très intéressants mais des points de vues sur le monde que je ne supporte pas :
-"les gens feraient tout pour de l'argent, c'est lamentable" (je verais bien un prochain "Vis ma vie" > une prof de francais devient SDF, on verra si elle fera pas tout pour un peu d'argent)
-"vous vous rendez compte, tous ces animaux qui souffrent" (et tous les êtres humains? Et tous les enfants en chine qui font les jouets pour son chat? Elle y pense pas?)
-"moi je suis végétarienne, et je pense devenir eco-terroriste pour ce qu'on fait subir aux animaux. Et vous savez les protéines animales ne sont pas essentielles" (en tout cas, ca aide les cellules du cerveau, mais apparement elle a du oublié)
Mais la pire : "L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR".. Nan mais je rêve ca se ressent qu'elle est prof et que son mari l'est aussi, et qu'ils ont pas d'enfants... Si l'argent ne fait pas le bonheur, il y contribue bien alors... C'est nous faire croire à des inepties, je suis désolée mais l'argent fait le bonheur... Et notre société veut çà...
Donc je voudrais simplement savoir si vous pensez normal qu'une prof nous dise des choses pareilles et qu'elle nous "force" presque à attacher à ses propos (sachez qu'elle adore une fille végétarienne de ma classe, par contre ceux qui la contredisent, elle les méprise et ne s'en cache pas...).
Si vous avez vécu un cas similaire, qu'avez vous fait ou pas? Elle m'exaspère vraiment...