Un enfant qui naît dans une famille pauvre et qui subit le divorce de ses parents, va vouloir constamment se dépasser soi-même pour échapper a sa condition
Je crois que cette phrase révèle un certain travers de l'utilisation des théories déterministes. En effet, les plus grands sociologues holistes ne vont pas jusqu'à établir des "schémas de vie" dont l'individu ne pourrait s'échapper. Je crois que le déterminisme existe mais que sans nuance il deviens dangereux. Il n'existe pas de théorème ni de loi dictant inconsciemment nos actes.
L'homme évolue selon son environnement, selon la collectivité, c'est-à-dire selon la Société. Ainsi, la seule entité responsable de notre être est bel et bien la société.
Il ne faut pas négliger comme tu le fais l'impact de l'individu. L'individu est acteur, c'est un fait puisque des individus issus du même milieu, de la même famille, ne finissent pas de manière identique. L'habitus est une construction autant individuelle que collective.
De plus, cette vision ultra-déterministe est dans son essence même dangereuse, parce qu'elle déresponsabilise, elle démoralise, elle dégonfle toute les ambitions individuelles qui peuvent à tout moment surgir. Il est trop simple de mettre sur le compte de la société toute les bévues, les erreurs, les impasses que nous rencontrons. Ce rapport presque mystique avec la société ; société perçut comme une divinité aux volontés intransgressibles, va contre l'entendement. Avons nous construit une société de relative liberté pour entendre dire aujourd'hui que nous sommes irrémédiablement et totalement déterminé ?
Célérité a écrit :
1. Je vais développer un ptit peu, il est vrai que je suis allé vite. :p
2. Lorsqu'on va acheter des vêtements, choisissons nousvraimentnos vêtements? Je choisis cette robe plutôt qu'une autre. Pourquoi?
4. Les jugements de valeurs ne dépendent pas de moi non plus. Si un occidental sourit, je peux penser qu'il est heureux et il l'est surement. Mais qu'en est il d'un asiatique? Dans certaines cultures asiatiques, sourire représente la colère, dans d'autres cultures, tout les enfants du village sont élevés par une seule mère...il y a beaucoup d'exemple.
5. Nietzsche disait, "Jadis le moi faisait partie du troupeau, aujourd'hui le troupeau se cache au fond du moi". Ainsi, mon moi n'est qu'une partie de la collectivité, je ne décide pas de mes vêtements, mais je me conforme à l'un des nombreux modèles de la Société.
6. Mais la vrai question, c'est choisissons qui nous sommes? L'homme actuel aurait tendance a croire qu'il est maitre de soi. Il ne faut pas oublier que l'homme est un être culturel, et par conséquent qu'il ne nait pas homme, mais qu'il devient homme. Ainsi j'ai envi de dire que dès la naissance, l'endroit où nous naissons va déterminer notre avenir. Un enfant qui naît dans une famille pauvre et qui subit le divorce de ses parents, va vouloir constamment se dépasser soi-même pour échapper a sa condition. A t-il choisit? Vous même avez vous choisit?
7. L'homme évolue selon son environnement, selon la collectivité, c'est-à-dire selon la Société. Ainsi, la seule entité responsable de notre être est bel et bien la société.
5.
ce n'est que mon humble avis, tout a fait discutable.
1. Tant mieux
2. Oui
3. selon notre goût, en raison d'économie, disponibilité de stock et taille, en fonction d'autres accessoires, impulsation, en fonction de l'occasion de la porter....enfin beaucoup de choses se jouent
4. Au lieu de dire ce qui n'est pas Moi, il vaudrait mieux dire ce qu'est Moi.
5. Assez joli, assez incompréhensible hors contexte
6. Il faudra entrer dans les considérations du Moi corporel, génétique, spirituel
7. pas uniquement. Comment un ermite, fait-il? Ou n'évolue-t-il pas? Évoluer comment?
Mon exemple est très exagéré, mais une chose est claire cela va déterminer toute sa vie. Encore hier j'ai eu l'exemple d'une femme n'ayant pas eu d'enfance a cause du divorce de ses parents, elle essaie de répercuté tout les manques qu'elle a eut sur ses enfants. Elle ne prend finalement plus de temps pour elle, elle ne fait qu'aider ses enfants en permanence, elle se sacrifie pour ses enfants.
Il est vrai que c'est très dangereux de penser une telle chose, cela impliquerait que nous n'existons pas, que notre vie n'a aucune valeur, que nous sommes que des moules de modèle préparé. Qui voudrait de celà? Les grands patrons de multinationales, tout les politiques, tout les vendeurs, voilà où nous mène la société de consommation (encore elle?)
Il faut prendre conscience de cela pour accepter ou lutter, bref choisir une fois de plus.
La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble le pire des immoralités. (O. Wilde) Cela illustre tres bien le debat 
Ce rapport presque mystique avec la société ; société perçut comme une divinité aux volontés intransgressibles, va contre l'entendement.Avons nous construit une société de relative liberté pour entendre dire aujourd'hui que nous sommes irrémédiablement et totalement déterminé ?
Pourquoi donc? La société est une collectivité, sa volonté c'est aussi ta volonté + celle des autres, il n'y a rien de divin la dedans, juste humain.
Pour les même raisons, je ne crois pas que de réelle liberté existe, il n'y a que l'illusion d'une liberté, un peu comme dans Matrix par exemple, qui reprend Platon.
Dernière modification par Célérité (16/03/2008 11:37)
Pour les même raisons, je ne crois pas que de réelle liberté existe, il n'y a que l'illusion d'une liberté, un peu comme dans Matrix par exemple, qui reprend Platon.
Cela dépend absolument du point de vue de chacun. Il est un fait, je pense, que nous vivons tous dans "Matrix" - mais c'est un Matrix tout à fait humain, puisqu'à ce point là, il faudrait même se demander, où l'on est! Il est aussi possible que toute la société n'est qu'une illusion, un truc imaginé. Alors, tous les éléments de la sociéte, c'est-à-dire la liberté, la loi, la morale, cela est tout relatif, et rien n'existe vraiment, physiquement.
Mais tous les gens ont besoin de règles, de mesures, sauf qu'on vive seul, bien sûr. Notre existence est un fait, on ne peut pas la nier. Mais on peut nier ou comparer tout ce qui en résulte. Car l'homme, c'est une union d'atomes, créée par hasard, rien d'autre. Les sentiments ne sont pas réelles, ni us et coutumes, ce qu'on peut bien apercevoir en regardant les autres cultures: Quelques uns d'entre eux mangent leur parents morts, ce qui constitue même quelque chose d'incroyable pour nous - et on condamne cela puisque ça n'est pas justifiable de notre religion. Alors, l'homme ne peut pas prescrire ses propres limites, puisqu'il n'est pas neutre!
Non, la liberté n'existe aucunement - théoriquement, on peut s'incendier pour "libérer" ses molécules - mais est-ce encore le liberté comme l'on le veut - pour moi, non, pour toi, aussi non, mais il y en a assurément quelqu'un qui le veuille!
Toujours que je me pose une question touchant notre existence, je me demande: Que valons-nous? Et si on nous observait depuis une galaxie lointaine: Que l'importance de guerres et de disputes vaut-elle encore???
detewe89
Dernière modification par detewe89 (15/03/2008 18:26)
La liberté est et a été tellement rabâchée depuis le temps. Laissons-la tranquille, voulez-vous pour revenir au thème principal. 
Le chemin vaut peut-être plus que le but JSC. L'essentiel est dans les disgressions comme dirait mon prof de philo.
Les professeurs de philo ne sont pas tous de philosophes!
Il me semble que "Le chemin vaut peut-être plus que le but " serait aussi une citation!!! S'il travaille comme ça, je ne peux pas t'en tenir rigueur. 