Bonjour,
Tout a été dit (ou presque) sur autant pour moi / au temps pour moi.
Voyez http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm
Voyez aussi http://www.academie-francaise.fr/langue … l#au_temps
Et :
T.L.F.I.
Au fig. [Pour admettre son erreur et concéder que l'on va reprendre les choses depuis leur début] Au temps pour moi ! Un peu plus tard, il avait fait une erreur dans un raisonnement délicat et il avait dit gaiement : « Au temps pour moi ». C'était une expression qu'il tenait de M. Fleurier et qui l'amusait (SARTRE, Mur, 1939, p. 170).
Rem. La graph. autant pour moi est plus cour. : Autant pour moi ! Où donc aussi, Avais-je la cervelle éparse ? (PONCHON, Muse cabaret, 1920, p. 157).
Vous pouvez également jouer au GoogleFight 
Eymerich a employé au temps pour moi il n'y a pas longtemps dans ce message.
Bonne lecture !
Dernière modification par webmestre (19/08/2006 20:43)
Bonjour. J'aurais aimé savoir quelle était la formule à employer. Personnellement j'ai toujours employé "autant pour moi" sans chercher à savoir si j'avais raison ou pas, jusqu'à ce qu'un ami me dise que c'était incorrect. J'aurais aimé avoir une explication, si vous la possédez.
Merci, bonne journée.
On écrit "au temps pour moi" selon qu'il s'agisse d'un "mea culpa" ou d'une palinodie.
"Autant pour moi" renforce la comparaison. "Autant ce monsieur est moustachu, autant en ce qui me concerne la moustache n'a pas lieu d'être"
L'expression "au temps pour moi" est d'origine militaire, sans qu'on puisse en définir avec précision la source. Elle était utilisée pour commander la reprise d'un mouvement depuis le début ou pour signaler la fin d'une tâche dans les délais impartis. Ainsi, un soldat qui démontait et remontait son arme dans les délais impartis annonçait avoir fini en annonçant "au temps pour moi". Du sens de "C’est à reprendre", on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit maintenant "au temps pour moi" pour admettre son erreur — et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.
L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie "autant pour moi" est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie.
Bonsoir
Avant je crois la clôture du sujet, je souhaite apporter mon écot à ce sujet :
L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie "autant pour moi" est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie.
Ainsi "Au temps pour moi" était utilisé par le chef d'orchestre militaire lorsqu'il s'était trompé dans la reprise d'un mouvement (la musique est alors recommencée au temps désigné par le chef d'orchestre).
Cette formule d’excuse d'un supérieur envers ses subordonnés, lorsqu’il a commis une erreur et qu’il la reconnaît, est passée par la suite dans le langage usuel tout en gardant l'idée de reconnaître et de réparer une bévue commise par mégarde.
Pour l’expression militaire bien connue « Autant pour les crosses » elle vient certainement de l’explication musicale ci-dessus, car cette expression est employée lorsque suite à un commandement de maniement d’armes, le final de l’exécution commandée ne se termine pas par un bruit sec et bref mais par une succession de bruits multiples de crosses suite à un manque de synchronisation. Ce qui explique que le mouvement d’ensemble n’est pas parfait, le tempo n'est pas respecté.
"Autant pour moi" expression qui n'est pas recommandé par les principaux grammairiens.
L’Oise est un affluent de la Loire. Autant pour moi : L’Oise est un affluent de la Seine.
Le Français correct de Maurice Grevisse, Le Petit Robert et la plupart des auteurs normatifs (comme Girodet ou Jouette) préconisent « au temps pour moi ». On évoque fréquemment une origine militaire (« temps » successifs de maniement d'armes, comme on a « au temps pour les crosses.
@
Bonsoir...
Déjà trois discussions ouvertes sur ce forum et basées sur la même question: << autant >> ou << au temps >>?...
Tout a été dit, et c'est très intéressant (bravo à ceux qui ont su répondre)...
Je voudrais juste ajouter une petite remarque: en lisant ces pages de recherches, je me suis rendu compte qu'en réalité très peu de locuteurs pouvaient employer cette expression en la comprenant à sa juste valeur.
D'autre part, je me demande s'il serait vraiment légitime que de s'opposer à la création d'une nouvelle formule: << Autant pour moi! >>, dont les emplois seraient relativement proches de ceux d' << Au temps pour moi! >>. Par exemple: un professeur reproche sèchement à un élève de s'être trompé. L'élève lui fait remarquer que cette erreur ne vient pas de lui, élève, mais bien de lui, professeur. << Autant pour moi! >> peut ici paraître logique: il s'agit, pour le professeur, d'accepter, avec un peu d'humour (pour une fois) son erreur, en montrant qu'il mérite autant de réprimandes qu'il n'en donnait naguère à son élève. Est-ce que cela n'existe pas?
Alors, je pose deux questions:
_ Est-il légitime de s'entêter à utiliser une formule dont on ne comprend la valeur sémantique qu'après quelques recherches et dont on sait que (généralement) le locuteur ne la comprendra pas à sa juste valeur?,
_ Doit-on véritablement s'opposer à << Autant pour moi! >>, comme << néologisme >> favorisé par la ressemblance phonétique, utilisé dans certains cas, dont la valeur sémantique serait plus compréhensible et tout-à-fait juste par rapport à ce que le locuteur veut dire?.
Pour ma part, je crois qu'après lecture de tout ce qui a été dit, j'éviterai, sauf par volonté métaphorique particulière, d'utiliser cette formule qui a perdu (malheureusement) de son sens...
Tout-à-fait d'accord Bâ ; à la longue l'usage l'emportera ; et ton explication "autant pour moi" en tant que reconnaissance d'une erreur perso est très juste (j'en ai autant pour moi" (que tout ce que j'ai pu te dire)
Bonsoir,
Je ne suis pas certain que ne plus utiliser les expressions qui ne sont plus comprises soit la meilleure solution.
Qui plus est, j'ai remarqué que cette question « autant pour moi » / « au temps pour moi » était souvent évoquée, y compris sur des forums qui ne parlent pas spécifiquement de langue française.
Bonne nuit !
Cyril