#1 06/01/2008 11:18

Népalambulant
10 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

Bonjour

  Je dois faire un commentaire composé de la lettre II des Liaisons Dangereuses et j'ai un peu de mal à trouver le plan.

Voici le texte:

La Marquise de Merteuil au vicomte de Valmont

Paris, ce 4 août 17**.

Revenez, mon cher Vicomte, revenez : que faites-vous, que pouvez-vous faire chez une vieille tante dont tous les biens vous sont substitué ? Partez sur-le-champs ; j’ai besoin de vous. Il m’est venu une excellente idée, et je veux bien vous en confier l’exécution. Ce peu de mots devrait suffire ; et, trop honoré de mon choix, vous devriez venir, avec empressement, prendre mes ordres à genoux ; mais vous abusez de mes bontés, même depuis que vous n’en usez plus ; et dans l’alternative d’une haine éternelle ou d’une excessive indulgence, votre bonheur veut que ma bonté l’emporte. Je veux donc bien vous instruire de mes projets : mais jurez-moi qu’en fidèle Chevalier, vous ne courrez aucune aventure que vous n’ayez mis celle-ci à fin. Elle est digne d’un Héros : vous servirez l’amour et la vengeance ; ce sera enfin une rouerie de plus à mettre dans vos Mémoires : oui, dans vos Mémoires, car je veux qu’ils soient imprimés un jour, et je me charge de les écrire. Mais laissons cela, et revenons à ce qui m’occupe. Mme de Volanges marie sa fille : c’est encore un secret ; mais elle m’en a fait part hier. Et qui croyez-vous qu’elle ait choisi pour gendre ? Le Comte Gercourt. Qui m’aurait dit que je deviendrais la cousine de Gercourt ? J’en suis dans une fureur… Eh bien ! Vous ne devinez pas encore ? Oh ! L’esprit lourd ! Lui avez-vous donc pardonné l’aventure de l’Intendante ? Et moi, n’ais-je pas encore plus à me plaindre de lui, monstre que vous êtes ? Mais je m’apaise, et l’espoir de me venger rassérène mon âme.

Vous avez été ennuyé cent fois, ainsi que moi, de l’importance que met Gercourt à la femme qu’il aura, et de la sotte présomption qui lui fait croire qu’il évitera le sort inévitable. Vous connaissez ses ridicules préventions pour les éducations cloîtrées, et son préjugé, plus ridicule encore, en faveur de la retenue des blondes. En effet, je gagerais que, malgré les soixante milles livres de rente de la petite Volanges, il n’aurait jamais fait ce mariage, si elle eût été brune, ou si elle n’eût pas été au Couvent. Prouvons-lui donc qu’il n’est qu’un sot : il le sera sans doute un jour ; ce n’est pas là qui m’embarrasse : mais le plaisant serait qu’il débutât par là. Comme nous nous amuserions le lendemain en l’entendant se vanter ! Car il se vantera ; et puis, si une fois vous formez cette petite fille, il y aura bien du malheur si le Gercourt ne devient pas, comme un autre, la fable de Paris. Au reste, l’Héroïne de ce nouveau Roman mérite tous vos soins : elle est vraiment jolie ; cela n’a que quinze ans, c’est le bouton de rose ; gauche à la vérité, comme on ne l’est point, et nullement maniérée : mais, vous autres hommes, vous ne craignez pas cela ; de plus, un certain regard langoureux qui promet beaucoup de vérité : ajoutez-y que je vous la recommande ; vous n’avez plus qu’à me remercier et m’obéir.

Vous recevrez cette lettre demain matin. J’exige que demain, à sept heures du soir, vous soyez chez moi. Je ne recevrai personne qu’à huit, pas même le régnant Chevalier : il n’a pas assez de tête pour aussi grande affaire. Vous voyez que l’amour ne m’aveugle pas. A huit heures je vous rendrai votre liberté, et vous reviendrez à dis souper avec le bel objet ; car la mère et la fille souperont chez moi. Adieu, il est midi passé : bientôt je ne m’occuperai plus de vous.

Voilà... Merci d'avance 


[...] Je suis en classe de première et je bute sur un commentaire littéraire que j'ai à rendre demain. Je ne trouve pas vraiment un plan fiable. J'espère que vous pourrez m'aider et proposer vos idées.

Pour le plan j'ai réfléchi à plusieurs choses comme :

I- Le style de la marquise de Merteuil
II- Son autorité sur le Vicompte
III- L'élaboration d'une nouvelle conquête libertine

Merci de votre avis sur ces idées plutôt vagues. 
(→ Message déplacé.)
Voir aussi : http://www.etudes-litteraires.com/forum … pistolaire

Dernière modification par Muriel H. (06/01/2008 13:12)

 

#2 06/01/2008 13:47

bouquin
16 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

Bonjour, qu'est-ce que tu entends par "style" dans le I/ ?

 

#3 06/01/2008 14:13

Népalambulant
10 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

Eh bien sa façon d'écrire, comment elle forme les phrases... Sa suprériorité stylistique face à celle de Cecile. 

 

#4 06/01/2008 15:19

Antigone25
15 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

j'ai également étudié les liaisons dangereuses de laclos.

Je trouve ton plan plutôt pas mal, mais bon je ne suis pas une experte

il est évident que merteuil se sert de valmont, et ceci durant tout le roman.

je sais qu'il y a également un jargon libertin. Ils parlent comme des soldats, leur proie étant ler triomphes.


par exemple: "vous en confier l’exécution"
c'est plutôt un mot qui est dans un registre militaire.

j'éspère que ça t'aide un peu


"ne regarde pas d'où tu viens, vois où tu vas" marceline, III,16, le mariage de Figaro, Beaumarchais
 

#5 06/01/2008 15:58

bouquin
16 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

Bonjour,
Pour ta 1° partie, je te conseille de ne pas séparer le fond (le message, les idées de Mme de Merteuil) de la forme (le style) et ainsi éviter une partie trop formelle. Par conséquent, peut-être que tu devrais reformuler le titre de ta 1° partie. Bon courage pour ton commentaire.

 

#6 24/04/2008 10:57

yann92i
1 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

j'ai u ncommentaire à faire sur cet extrait et je n'ai aucune idée pour un plan donc si quelq'un a une idée cela serais gentil de m'en faire part
Merci d'avance


Mme de Volanges marie sa fille : c’est encore un secret ; mais elle m’en a fait part hier. Et qui croyez-vous qu’elle ait choisi pour gendre ? Le Comte Gercourt. Qui m’aurait dit que je deviendrais la cousine de Gercourt ? J’en suis dans une fureur… Eh bien ! Vous ne devinez pas encore ? Oh ! L’esprit lourd ! Lui avez-vous donc pardonné l’aventure de l’Intendante ? Et moi, n’ais-je pas encore plus à me plaindre de lui, monstre que vous êtes ? Mais je m’apaise, et l’espoir de me venger rassérène mon âme.

Vous avez été ennuyé cent fois, ainsi que moi, de l’importance que met Gercourt à la femme qu’il aura, et de la sotte présomption qui lui fait croire qu’il évitera le sort inévitable. Vous connaissez ses ridicules préventions pour les éducations cloîtrées, et son préjugé, plus ridicule encore, en faveur de la retenue des blondes. En effet, je gagerais que, malgré les soixante milles livres de rente de la petite Volanges, il n’aurait jamais fait ce mariage, si elle eût été brune, ou si elle n’eût pas été au Couvent. Prouvons-lui donc qu’il n’est qu’un sot : il le sera sans doute un jour ; ce n’est pas là qui m’embarrasse : mais le plaisant serait qu’il débutât par là. Comme nous nous amuserions le lendemain en l’entendant se vanter ! Car il se vantera ; et puis, si une fois vous formez cette petite fille, il y aura bien du malheur si le Gercourt ne devient pas, comme un autre, la fable de Paris. Au reste, l’Héroïne de ce nouveau Roman mérite tous vos soins : elle est vraiment jolie ; cela n’a que quinze ans, c’est le bouton de rose ; gauche à la vérité, comme on ne l’est point, et nullement maniérée : mais, vous autres hommes, vous ne craignez pas cela ; de plus, un certain regard langoureux qui promet beaucoup de vérité : ajoutez-y que je vous la recommande ; vous n’avez plus qu’à me remercier et m’obéir.



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Dernière modification par nadja21 (24/04/2008 11:15)

 

#7 30/04/2008 19:26

asini
2 message(s)
Entraide scolaire et méthode Laclos, les Liaisons dangereuses, lettre II

j'ai un commentaire à faire sur cet extrait et je n'ai aucune idée pour un plan donc si quelqun a une idée cela serais gentil de m'en faire part
Merci d'avance

Mme de Volanges marie sa fille : c’est encore un secret ; mais elle m’en a fait part hier. Et qui croyez-vous qu’elle ait choisi pour gendre ? Le Comte Gercourt. Qui m’aurait dit que je deviendrais la cousine de Gercourt ? J’en suis dans une fureur… Eh bien ! Vous ne devinez pas encore ? Oh ! L’esprit lourd ! Lui avez-vous donc pardonné l’aventure de l'intendante ? Et moi, n'ai-je pas encore plus à me plaindre de lui, monstre que vous êtes ? Mais je m’apaise, et l’espoir de me venger rassérène mon âme.

Vous avez été ennuyé cent fois, ainsi que moi, de l’importance que met Gercourt à la femme qu’il aura, et de la sotte présomption qui lui fait croire qu’il évitera le sort inévitable. Vous connaissez ses ridicules préventions pour les éducations cloîtrées, et son préjugé, plus ridicule encore, en faveur de la retenue des blondes. En effet, je gagerais que, malgré les soixante milles livres de rente de la petite Volanges, il n’aurait jamais fait ce mariage, si elle eût été brune, ou si elle n’eût pas été au Couvent. Prouvons-lui donc qu’il n’est qu’un sot : il le sera sans doute un jour ; ce n’est pas là qui m’embarrasse : mais le plaisant serait qu’il débutât par là. Comme nous nous amuserions le lendemain en l’entendant se vanter ! Car il se vantera ; et puis, si une fois vous formez cette petite fille, il y aura bien du malheur si le Gercourt ne devient pas, comme un autre, la fable de Paris. Au reste, l'héroïne de ce nouveau Roman mérite tous vos soins : elle est vraiment jolie ; cela n’a que quinze ans, c’est le bouton de rose ; gauche à la vérité, comme on ne l’est point, et nullement maniérée : mais, vous autres hommes, vous ne craignez pas cela ; de plus, un certain regard langoureux qui promet beaucoup de vérité : ajoutez-y que je vous la recommande ; vous n’avez plus qu’à me remercier et n'obéir.



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Dernière modification par webmestre (30/04/2008 19:45)