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Bon voila, j'ai commencé à faire un plan pour mon commentaire sur la scène d'insurrection de "l'éducation sentimentale" à la partie 3:
I) Frédéric
1) incompréhension qui contraste avec la violence des actions décrites
2)le protagoniste est un pretexte pour décrire une scène d'insurrection populaire
II)Athmosphère
1)les bruits
2)vie dans le combat
3) violence implicite
III)Attitude du peuple
1)acharnement pour le combat
2)Cruauté du peuple qui rit de la souffrance
Pour la problèmatique je n'ai aucune idée. Mais en attendant est-ce que c'est un bon plan pour mon commentaire?
Dernière modification par Muriel H. (05/01/2008 22:05)
J'ai vérifié mais j'ai rien trouvé!!! sniiiiif
Bonsoir Antechrista,
Ici : http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?educati1
L'extrait:
Les tambours battaient la charge Des cris aigus, des hourras de triomphe s'élevaient; Un remous continuel faisait osciller la multitude. Frederic prit entre deux masses profondes, ne bougeait pas, fasciné d'ailleurs et s'amusant extrêmement. Les blessés qui tombaient, les morts étendus n'avaient pas l'air de vrais blessés, de vrais morts. Il lui semblait assister à un spectacle.
Au milieu de la houle, par dessus des têtes, on aperçut un *vieillard en habit noir sur un cheval blanc, à selle de velours. D'une main, il tenait un rameau vert, de l'autre un papier, et les secouait avec obtination. Enfin, désespérant de se faire entendre, il se retira.
La troupe de ligne avait disparu et les municipaux restaient seuls à défendre le poste. Un flot d'intrépides se rua sur le perron; ils s'abattirent, d'autres survinrent; et la porte, ébranlée sous des coups de barres de fer, retentissait; les municipaux ne cédaient pas. mais une calèche bourrée de foin, et qui brûlait comme une torche géante, fut trainée contre les murs. On apporta vite des fagots, de la paille, un baril *d'esprit-de-vin. Le feu monta le long des pierres; l'édifice se mit à fumer partout comme une *solfatare; et de larges flammes, au sommet entre les balustres de la terasse s'échappaient avec un bruit strident. Le premier étage du Palais Royal s'était peuplé de gardes nationaux. De toutes les fenêtres de la place, on tirait; les balles sifflaient; l'eau de la fontaine crevée se mêlait avec le sang, faisait des flaques par terre; on glissait dans la boue sur des vêtements, des *shakos, des armes; Frédéric sentit sous son pied quelque chose de mou; c'était la main d'un sergent en capote grise, couché la face dans le ruisseau. Des bandes nouvelles de peuple arrivaient toujours, poussant les combattants sur le poste. La fusillade devenait plus pressée. Les marchands de vin étaient ouverts; on allait de temps à autre y fumer une pipe, boire une chope, puis on retournait se battre. Un chien perdu hurlait. Cela faisait rire.
*Le vieillard en habit noir est le maréchal Gérard chargé d'une mission de conciliation. C'est pourquoi il tient un rameau d'olivier, symbole de paix et un papier qu'il veut lire aux insurgés.
*esprit-de-vin: alcool ethylique, produit dégageant de plus une forte odeur.
*solfatare: terrain volcanique qui dégage des émanations de vapeur et de gaz chaud.
*shakos:coiffure militaire rigide à l'arrière.
*Capote: grand manteau militaire.
Dernière modification par Antechrista (06/01/2008 17:24)
Tu peux le copier.... c'est plus facile à suivre quand on a le texte directement au-dessus !
C'est bon j'ai édité mon message. :cnoel:
Bonjour Antechrista,
Tu ne peux rédiger un plan tant que tu n'as pas défini une problématique.
Sénèque disait : "il n'y a pas de vent favorable pour le marin qui ne sait pas où est le port".
Pour revenir à ton texte, tu as identifié qu'il s'agissait de la relation des émeutes de 1848.
Hugo avait déjà retranscrit des émeutes populaires (celles des Trois glorieuses) dans les Misérables, mais selon une tonalité très différente.
Dans cette différence de traitement, n'aurais-tu pas là une piste intéressante pour mener ton parcours de lecture ?
Comme problèmatique je pourrais mettre:
Comment Flaubert transcrit-il la violence des émeutes républicaines de 1848?
Bonsoir Antechrista,
Tu as simplement oublié le mot essentiel : réaliste, dans ta problématique.
Flaubert situe son héros entre incompréhension et exubérance devant cette grande "kermesse" horrible et ridicule.
Ces pages qui laissent transpirer un mépris certain pour le peuple ont valu à Flaubert quelques passes d'armes avec ses amis socialistes, particulièrement George Sand.
Flaubert démystifie un grand mythe fondateur de la République ce qui n'eut pas l'heur de plaire à certains.
Il n'était cependant pas royaliste ?
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