Ne cherchez plus : Google et Evene m'ont donné la réponse.
Louise LEBLANC, romancière canadienne, née en 1942.
Katarina a écrit :
... Hélas, elle n'est pas de moi ...
Mille excuses de cette usurpation de terrain
mais pourrais-je dire "elle n'est pas à moi" pour l'idée de possession (c'est à qui, ceci), au lieu de "elle n'est pas de moi" ?
Merci de m'obliger.
ip.
Bonjour,
Moi, je dirais : elle n'est pas de moi, pour répondre à la question d'Edy.
Edy dirait : elle n'est pas à moi, pour l'insérer dans son livre.
Enfin, ce n'est que mon humble avis.
Katarina
Bonjour !
Je réponds sans avoir le temps de consulter les auteurs.
Les deux formes expriment la possession, mais il y a une nuance : A s'emploie pour les produits d'une activité intellectuelle.
* Ce livre est à moi (= mien). = Il m'appartient.
* Ce livre est de moi. = C'est moi qui l'ai écrit.
Il est correct d'écrire : "Cette citation n'est pas de moi."
C'est à nouveau moi !
C'est très intéressant, Edy, mais où trouve-t-on ce genre de réponses ? C'est justement mon gros problème, je me demande souvent quelle préposition il faut mettre dans telle ou telle situation. Le dictionnaire n'apporte pas toujours la solution. Existe-il un ouvrage de référence, si, oui, je cours l'acheter...
Pour ce genre de question, je me réfère au Petit Robert.
L'édition 2007 est superbe (2837 pages) et bien lisible. Mais le cédérom, si je m'en rapporte au précédent, doit être plus rapide à consulter.
Parfois, je trouve dans le Bon usage, de Grevisse, mais c'est une (grosse) grammaire plus qu'un dictionnaire.
Je n'ai pas encore essayé le TLFI ; je le ferai.
Je pense qu'il existe au moins un petit livre rien que sur les prépositions, mais je ne connais pas de référence.
Extraits du Petit Robert
A
Marque l'appartenance.
* Ce livre est à moi.
* A qui sont ces gants ?
* A nous la liberté ! (Ellipse)
* La fille à ma tante. (Vieux ou populaire)
(Souvenez-vous de : Mon mec à moi.)
etc.
DE
Introduit un nom de personne que l'on indique comme agent ou comme AUTEUR.
* Les oeuvres de Beckett.
J'ajoute :
* Ces oeuvres sont de Beckett.
CONCLUSION
* Ce livre est à moi. (Il m'appartient.)
* Ce livre est de moi. (J'en suis l'auteur.)
Bonsoir,
Tout d'abord je vous remercie, vous tous, de m'avoir répondu. En effet, cette nuance m'échappait pour de vrai.
Ensuite puisque l'on parle de "à" et "de", je me permets de poser une autre question, pour ce qui est des verbes "continuer" et "commencer", employés avec les 2 prépositions de manière indifférente. Existerait-il une nuance, même trop fine ?
Je suis votre obligé.
ip.
Bonjour, Ipseite !
Avec commencer ou avec continuer + infinitif, on utilise indifféremment A ou DE, sans qu'il y ait de nuance perceptible. C'est souvent l'oreille qui décide.
La préposition A est cependant la plus courante.
DE se rencontre surtout à l'écrit.
Grevisse donne un certain nombre de citations avec DE, notamment :
* J'ai commencé d'entrevoir ces faces gothiques. (Malraux)
* Il avait continué d'y adhérer longtemps. (Beauvoir)
Vous remarquerez que le choix semble avoir été euphonique :
* commencé à entrevoir -> é a en
* continué à y adhérer -> é à y a.