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Suffit de lire 
Sa mère, l'avait envoyé au Havre voir un oncle ; il en était revenu la veille
Il y a trois lignes sur Frédéric, difficile d'en faire une grande partie !
oui c'est vrai maintenant que le dit sa parrait tout a fait logique
j avoue que j ai beaucoup de mal sur ce texte il ne m'inspire vraiment pas la suite du roman semble plus interessante ^^
Alors comme tu dit c'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'element sur le perso. principal mais je ne voyais que sa ^^ et aussi comme j'ai dit un incipit qui remplie bien son role
Enfin je te remerci pour l'aide déjà apporté
^^
Dernière modification par Shikamaru60 (01/01/2008 12:28)
je connais très bien cet extrait pour avoir fait mon oral dessus ce semestre. Même si notre passage était plus long. Il remplit ses fonctions d'incipit et ne les remplit pas en meme temps.
Il y a BEAUCOUP BEAUCOUP de choses à dire sur ce tout petit morceau. Moi j'ai 4 pages :p
La première étant qu'il ne s'agit pas d'un départ, mais d'un retour. Frédéric est allé voir son oncle au Havre parce qu'il veut aller faire ses études à Paris et souhaite l'héritage parce que la vie à Paris, ça coute cher. Bref, il aime Paris. Il l'aime tellement qu'il est dégouté de rentrer et 'se dédommage' en passant par la route la plus longue, c'est-à-dire celle qui passe par Paris. On assiste donc ici à la mise en place de la dialectique Paris/ Province du roman.
Je peux te noter quelques unes des remarques de mon commentaire. C'était une étude linéaire donc à toi de réorganiser tout ça pour en faire un joli commentaire composé (avec un extrait de cette taille, c'est plutôt compliqué).
La première phrase de cet incipit, la première expression, est déjà une mise en demeure de retrouver la chronologie du roman. Frédéric est né en 1821 (chapitre 2), et Deslauriers a 3 ans de plus que lui, il est né en 1818. On observe tout au long du roman un souci de la chronologie : chapitre 3 : « deux mois plus tard », chapitre 4 : « un matin du mois de décembre [1841] ». Flaubert insiste donc ici sur la nécessité de prendre en compte la dimension du temps pour lire son roman, puisqu’après tout, il a la prétention d’épouser une vie (cf. le sous-titre : « histoire d’un jeune homme »). Le thème de la description ici est « le bateau près de partir ». D’ailleurs, le personnage principal de cet incipit, ce n’est pas Frédéric, c’est le bateau, symbole de la modernité industrielle, objet contemporain par excellence, qui signifie l’essor de la bourgeoisie, le progrès technique, le développement des nouveaux moyens de communication. Or, la première partie de ce chapitre est tout entière déterminée par le mouvement du bateau : le mouvement du texte coïncide avec la progression du bateau. L’énergie qui fait avancer le texte est assimilée à celle qui fait se mouvoir le bateau. (Et paradoxalement, ce puissant monument ne fait que souligner la prédominance de l’ennui.)
Au début du 3ème paragraphe, le navire est partit. Il s’est donc écoulé un laps de temps durant ce 2ème paragraphe. Le mouvement de ce tableau, de cette scène est rendu par des verbes d’action : « des gens arrivaient », « on se heurtait », « les colis montaient entre les tambours », et pourtant, il s’agit bien d’une description passive. En effet, contrairement à une description habituelle, les verbes ici n’évoquent pas des actions successives mais simultanées, rendues par la ponctuation : ces points-virgules, qui juxtaposent des propositions courtes, créant un rythme rapide, vif et c’est leur convergence qui crée cet effet de tableau.
A partir d’un certain moment, la description tente de dépasser cette fragmentation, et l’on passe alors des impressions visuelles aux sensations auditives, par un mouvement va alors du pluriel au singulier : « le tapage », « le bruissement de la vapeur », « la cloche ». Il y a ici une tentative de trouver une cohésion, de livrer une version unifiée : « s’absorber dans le bruissement », « enveloppait tout », « tintait sans discontinuer ». Cela est renforcé par les panaches de fumée qui se propagent et englobent, enveloppent tout la scène.
Mais à ce moment-là, au moment où la description s’efforce d’imposer une unité à ce tableau, voilà qu’apparaît la cacophonie, avec, d’une part, le bruissement du bateau, et d’autre part le bruit de la cloche, et ce qui marque cette cacophonie, c’est le « tandis que » de la ligne 10.
En fait, le propre d’un récit c’est de faire surgir une intelligibilité dans la chronologie. Il ne suffit pas que deux actions se suivent, il faut comprendre ce qui va de l’une à l’autre, le jeu des causes et des effets. Ici, quel est l’intérêt de décrire cette scène ? Pourquoi s’attarder là-dessus ? C’est parce que le roman n’est autre que la réalité, et le raccord que l’on peut construire à la réalité. Ce qui nous est donné à voir ici, c’est un réel fragmenté, la réalité, nous l’avons dit, apparaissant comme un chaos, comme un jeu de forces indisciplinées entre elles, et qui ne pourront jamais être cohérentes. L’impossibilité de parvenir à l’harmonie apparaît très clairement, il s’agit de l’échec de la forme (les objets etc..) face à la matière informe (les forces déchaînées), l’échec du réel.
Frédéric est pris en pleine jeunesse, à tout juste 18 ans. La phrase débute par « enfin », qui traduit l’impatience de Frédéric, c’est-à-dire que sa conscience intervient avant même qu’il ne soit nommé ou désigné. Le portrait qu’en fait Flaubert, « à longs cheveux et qui tenait un album sous son bras » est un topos romantique : la solitude du personnage et son air contemplatif renforcent cette image. Peut-on voir ici une raillerie de Flaubert ? Sans doute, puisqu’on sait, nous, lecteurs, que le personnage va être malmené, Flaubert va complètement déconstruire cette image, ce topos, au fil du roman. Le fait qu’il reste « immobile » marque également, déjà, le statut velléitaire et inactif du personnage, qui se contente de regarder, comme on en aura confirmation dans les paragraphes suivants, lorsqu’il rencontre Mme Arnoux : il ne fait que la contempler. Si Flaubert fait commencer le roman à 6h du matin, dans le brouillard (l.18), c’est qu’il tient à représenter un monde dont le sens demeure à conquérir. En effet, à travers ce brouillard, c’est tout le roman qui est plongé dans une obscurité toute symbolique : nombreuses sont les scènes qui se passent la nuit, les dîners chez les Dambreuse qui s’éternisent, les errances de Frédéric sont toujours nocturnes également. Et justement, ces errances, il en est aussi question dans cet incipit, aux lignes 18 à 20 : « il contemplait des clochers, des édifices dont il ne savait pas les noms ; puis embrassa, dans un dernier coup d’œil, l’île Saint-Louis, la Cité, Notre-Dame ». Car ces monuments, dont il ne connaît pas encore les noms, vont bientôt lui être familiers, ils seront le refuge de ses déambulations sentimentales, de ses pensées concernant Mme Arnoux.
Dans le paragraphe suivant, le verbe « languir » (l.22) est associé à la ville de Nogent-sur-Seine par le « où », ce qui fait de Nogent une ville d’attente insupportable. Et en effet, durant tout le roman, chaque fois que Frédéric retourne à Nogent, il n’est pas heureux, peu importe les raisons qui l’ont poussé à rentrer. On assiste ici à la mise en place de la dialectique Paris / Province du roman. L’introduction de la mère, et de l’oncle, n’est pas anodine non plus : ils seront des éléments importants du récit, puisque sans l’oncle, pas d’héritage, pas de richesses, pas de dilapidation de fortune non plus ! Et la mère est elle aussi un personnage important, parce que pilier de la vie de Frédéric, elle ne comprend pas les motivations de son fils, ce qui l’attire tant à Paris, et souhaite plutôt voir un mariage avec Louise Roque et garder son fils auprès d’elle. Elle simule d’ailleurs la maladie pour cela. Elle est la seule qui le fait revenir en province, c’est elle qui est à l’origine de cette dialectique.
Il manque quelque chose d'essentiel : la focalization. Je n'ai pas voulu le mettre car je ne peux pas non plus tout faire à ta place, et je n'ai pas en tête les limites exactes de ton extrait. Je pense néanmoins qu'avec tout ça tu as de quoi faire. Sers-t-en pour faire ton commentaire mais ne recopie pas tel quel, d'abord parce que c'est ud plagiat, ensuite parce que si quelqu'un de ta classe fait la meme chose, vous allez avoir une mauvaise surprise, et la prof avec !
En plus c'est à réorganiser, à retravailler. Je ne te mets pas l'intro non plus faut pas exagérer :p
Bon courage, j'espère que ça t'aidera !
Je te remercie grandement pour ton aide je n'en attendais pas temps ^^ on voit bien que tu as dus passer pas mal de temps dessus donc ne t'inquiéte pas je ne comptais pas du tout te plagiait
seulment trouver des axes d'etudes et des sous-parties pour m'aider a avancer et pour cela je te remercie
Pour l'intro ne t'inquiéte pas j'ai déjà mis quelque idées au brouillon ^^
Encore une fois je te remercie pour ton aide j'espere pouvoir ainsi bien avancé 
Angel !
Bravo pour ton commentaire 
Il faut aussi Shikamaru que tu fasses l'analyse stylistique, en particulier l'économie de moyens avec laquelle Flaubert situe à la fois Frédéric et ses allers et retours, sa situation actuelle... le personnage principal a déjà une existence, une consistance, un passé et un avenir, des regrets et des espérances, une situation spatiale aussi... en 3 ou 4 lignes !
Je te remercie Léah pour ton aide aussi 
J'espere que je pourrais tout combler en tout cas merci a vous 2
moi par contre je vais te plagier ! merci
Pourquoi pas
I. Un incipit classique
II. L'opposition décor mobile / Personnage immobile
Après chai pou ^^
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