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Pouvez-vous m'aider à commenter cet extrait ?
je ne vois pas comment je pourrais structurer un commentaire précis sur le sujet et à l'aide de quelles idées je puis élaborer ce commentaire.
(commenter les figures de styles pour démontrer le goût pour l'alcool ... et après ... )
merci d'avance de me guider sur le sujet
le sujet est le suivant:
Comment cet extrait de l'Assommoir révèle-t-il la fascination pour l'alcool?
La misère s'empare de Gervaise qui a dû céder sa boutique à Virginie. Coupeau son mari est sujet à des crises de folies et pousse sa femme à boire. L'Assommoir (un café) du père Colombe leur permet un temps d'oublier leur triste vie ...
Elle approcha sa chaise, elle s'attabla. Pendant qu'elle sirotait son anisette, elle eut tout d'un coup un souvenir, elle se rappela la prune qu'elle avait mangée avec Coupeau, jadis, près de la porte, lorsqu'il lui faisait la cour. En ce temps-là, elle laissait la sauce des fruits à l'eau de vie. Et, maintenant, voici qu'elle se remettait aux liqueurs. Oh! elle se connaissait, elle n'avait pas pour deux liards de volonté. On n'aurait eu qu'à lui donner une chiquenaude sur les reins pour l'envoyer faire une culbute dans la boisson. Même ça lui semblait très bon, l'anisette, peut-être un peu trop doux, un peu écoeurant. Et elle suçait son verre, en écoutant Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif, raconter sa liaison avec la grosse Eulalie, celle qui vendait du poisson dans la rue, une femme rudement maligne, une particulière qui le flairait chez les marchands de vin, tout en poussant sa voiture, le long des trottoirs; les camarades avaient beau l'avertir et le cacher, elle le pinçait souvent, elle lui avait même, la veille, envoyé une limande par la figure, pour lui apprendre à manquer l'atelier. Par exemple, ça, c'était drôle. Bibi-la-Grillade et Mes-Bottes, les côtes crevées de rire, appliquait des claques sur les épaules de Gervaise, qui rigolait enfin, comme chatouillée malgré elle; et ils lui conseillaient d'imiter la grosse Eulalie, d'apporter ses fers et de repasser les oreilles de Coupeau sur le zinc des mastroquets.
" Ah bien ! merci, cria Coupeau qui retourna le verre d'anisette vidé par sa femme, tu vous pompes joliment ça ! voyez donc, la coterie, ça ne lanterne guerre.
- Madame redouble ? " demanda Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif.
Non, elle en avait assez. Elle hésitait pourtant. L'anisette lui barbouillait le coeur. Elle aurait plutôt pris quelque chose de raide pour se guérir l'estomac. Et elle jetait des regards obliques sur la machine à soûler, derrière elle. Cette sacrée marmite, ronde comme un ventre de chaudronnière grasse, avec son nez qui s'allongeait et se tortillait, lui soufflait un frisson dans les épaules, une peur mêlée d'un désir. Oui, on aurait dit la fressure de métal d'une grande gueuse, de quelque sorcière qui lâchait goutte à goutte le feu de ses entrailles. Une jolie source de poison, une opération qu'on aurait dû enterrer dans une cave, tant elle était effrontée et abominable ! Mais ça n'empêchait pas, elle aurait voulu mettre son nez là-dedans, renifler l'odeur, goûter à la cochonnerie, quand même sa langue brûlée aurait dû en peler du coup comme une orange.
Dernière modification par Shamallow (27/12/2007 16:57)
Zola, L'Assommoir, chapitre X.
Elle approcha sa chaise, elle s'attabla. Pendant qu'elle sirotait son anisette, elle eut tout d'un coup un souvenir, elle se rappela la prune qu'elle avait mangée avec Coupeau, jadis, près de la porte, lorsqu'il lui faisait la cour. En ce temps-là, elle laissait la sauce des fruits à l'eau de vie. Et, maintenant, voici qu'elle se remettait aux liqueurs. Oh! elle se connaissait, elle n'avait pas pour deux liards de volonté. On n'aurait eu qu'à lui donner une chiquenaude sur les reins pour l'envoyer faire une culbute dans la boisson. Même ça lui semblait très bon, l'anisette, peut-être un peu trop doux, un peu écoeurant. Et elle suçait son verre, en écoutant Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif, raconter sa liaison avec la grosse Eulalie, celle qui vendait du poisson dans la rue, une femme rudement maligne, une particulière qui le flairait chez les marchands de vin, tout en poussant sa voiture, le long des trottoirs; les camarades avaient beau l'avertir et le cacher, elle le pinçait souvent, elle lui avait même, la veille, envoyé une limande par la figure, pour lui apprendre à manquer l'atelier. Par exemple, ça, c'était drôle. Bibi-la-Grillade et Mes-Bottes, les côtes crevées de rire, appliquait des claques sur les épaules de Gervaise, qui rigolait enfin, comme chatouillée malgré elle; et ils lui conseillaient d'imiter la grosse Eulalie, d'apporter ses fers et de repasser les oreilles de Coupeau sur le zinc des mastroquets. " Ah bien ! merci, cria Coupeau qui retourna le verre d'anisette vidé par sa femme, tu vous pompes joliment ça ! voyez donc, la coterie, ça ne lanterne guerre. - Madame redouble ? " demanda Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif. Non, elle en avait assez. Elle hésitait pourtant. L'anisette lui barbouillait le coeur. Elle aurait plutôt pris quelque chose de raide pour se guérir l'estomac. Et elle jetait des regards obliques sur la machine à soûler, derrière elle. Cette sacrée marmite, ronde comme un ventre de chaudronnière grasse, avec son nez qui s'allongeait et se tortillait, lui soufflait un frisson dans les épaules, une peur mêlée d'un désir. Oui, on aurait dit la fressure de métal d'une grande gueuse, de quelque sorcière qui lâchait goutte à goutte le feu de ses entrailles. Une jolie source de poison, une opération qu'on aurait dû enterrer dans une cave, tant elle était effrontée et abominable ! Mais ça n'empêchait pas, elle aurait voulu mettre son nez là-dedans, renifler l'odeur, goûter à la cochonnerie, quand même sa langue brûlée aurait dû en peler du coup comme une orange.
Bonjour,
La question est : " Comment cet extrait révèle t-il la fascination pour l' alcool ? ". Je dois pour cela m' aider du jeu des registre, des paroles rapportées , de la focalisation , du rythme de la narration et des figures de style.
Voila ce que j' ai trouvé:
Le champs lexical de l' alcoolisme " eau de vie, liqueurs, boit sans soif, guerie, machine à souler "
2 oxymores " trop doux; écoeurant " et " peur;désir"
Un vocabulaire péjoratif " Boit sans Soif "; " coterie "
Une périphrase désigant une fille publique " en poussant sa voiture le long des trottoirs "
Une hyperbole " les côtes crevées de rire "
Des métaphores " la misère s'empare de gervaise" " soufflait un frisson "et " elle jetait des regards obliques "
Des comparaisons ...
Mais je n' arrive pas à interpréter ces idées.
Dernière modification par Sophiie (02/01/2008 19:32)
C'est toujours Hors Charte !
Commence par ceci
Je dois pour cela m' aider du jeu des registres, des paroles rapportées , de la focalisation , du rythme de la narration et des figures de style.
ok
Dernière modification par Sophiie (04/01/2008 15:33)
Une tornade ? Je sais qu'on peut utiliser des images mais tornade ...
Aussi, on ne démontre pas, on montre 
Et on ne met pas l'alcoolisme à jour...
Tout au plus son ordi !
Merci pour vos conseils,
Dernière modification par Sophiie (04/01/2008 15:33)
C'est mieux, mais tu n'as pas situé le passage dans l'ouvrage (ça peut être rapide )
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