Léah, me ferais-tu un jour le plaisir de répondre par une réponse fournie et argumentée ?
Amicalement,B
Argumenter sur la poésie ? c'est incompatible !
Désolée, mais la poésie pour moi ça se ressent, ça se vit, mais ça ne se dissèque pas.
tu m'en diras tant ... Et alors sur un autre sujet ?
État d'esprit mélancolique s'émancipant dans l'écriture, la musique, bref la création.
La mélancolie n'a rien de plus poétique en soi qu'un autre état d'esprit ...
Lyrisme? sans trop réfléchir: source du chant et de l'écriture..poétique. Bien , bien avant Holderlin , Beethoven et ...
je suis en terminale et le prof nous demande de parler chacun notre tour du lyrisme durant 5 min je me demande ce qu'il cherche c'est lexpression des sentiments et voila je fais donc de nombreuses recherches mais je ne vois rien donc si quelqu'un la déjà fait merci de m'aider
Ce qui fausse un peu la donne, c'est que lorsqu'on parle de poésie, on pense à un corpus défini surtout en fonction des enjeux d'une époque ou en fonction de son importance extra-poétique: les poètes retenus sont souvent ceux qui apportent de l'eau au moulin de la philosophie, de la politique, de l'histoire. La façon dont Lacoue-Labarthe entremêle les trois est significatif de cet esprit de totalité. C'est à cause de cet horizon élargi qu'on peut trouver régressifs les poètes qui se retranchent dans la naïveté sentimentale ou l'intime. Ils ne sont pas en phase avec l'esprit, l'intelligence évolutive de leur époque.
Bastie-no, tu as toi-même amené le sujet par l'intermédiaire d'un philosophe et cela n'est pas innocent. La poésie ne peut pas être décadente aux yeux de ses thuriféraires, car les arts suivent leur logique propre, ou leur penchant, sans se soucier de s'ériger en juges. Pour qu'ils se critiquent, il faut qu'on leur inocule un gêne étranger. La poésie n'est donc décadente que si on articule son évolution à celle de quelque chose qui lui est extérieur, philosophie, histoire, politique, etc. L'extérieur fait un peu office de surmoi: il impose une rigueur, une exigence autre que celle qui préside au fonctionnement de la poésie en roue libre. Il hausse le niveau du débat. Du même coup, quand la poésie se retranche des grands débats pour s'enfermer dans ses positions esthétiques, elle devient obsolète.
Je crois que Léah et toi ne parlez pas de la même chose. Elle parle de poésie comme on parlerait au XXème siècle de chanson ou au moyen-âge de trovere. Son rapport au poème étant d'ordre sensitif, je ne crois pas qu'elle se pique de savoir où en est la poésie de sa grandeur et de sa décadence. De ce point de vue c'est comme si l'on vivait un éternel printemps; le poète officie dans l'éternité.
Ce n'est pas là le point de vue d'un philosophant.
Contacter l’administrateur du forum | Signaler un abus | Forum propulsé par Fluxbb