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Bonjour !!!
Actuellement en seconde générale , j'hésite énormément entre la filière L & ES ..
J'ai de bons résultats en langues ( anglais & espagnol )à vrai dire j'adore ça , j'aime beaucoup travailler dessus ...Je m'intéresse également au français mais je ne me sens pas à la hauteur pour envisager une première L...
L'option économique et sociale ne me plaît pas plus que ça.. je n'aime pas les calculs !!!!(je ne suis pas une grande matheuse !) Je pense que je m'interesserai davantage à la socio ..
Est-ce qu'en première et terminale ES cela change ??...
Mes professeurs me demandent de réfléchir pour cette filière L et me disent de ne pas m'arrêter pour la matière du français...
J'ai peur de m'aventurer dans la L pour ensuite le regretter sachant que je n'ai pas UN projet bien définie . Bien que je pense beaucoup à travailler dans les langues ou étudier la psychologie..
Aïe ! Aïe ! Aïe ! Conseillez-moi svp !
Tout d'abord d'après ce que j'ai entendu dire les ses sont beaucoup plus passionnants en première et terminale.Après c'est un avis général.Tout dépend aussi de tes motivations.Es-tu prête à fournir des efforts en maths(coeff.5 au bac je crois)?qu'est-ce que tu n'aimes pas dans les SES?qu'en pensent tes professeurs?et toi?
Le débat sur la pertinence des filières actuelles du lycée général français me passionne. Je n'ai aucune idée tranchée sur la question, juste des constatations et des questions.
La filière S est actuellement la voie royale de fait ; pour cette raison, changer cela ne revient pas à persuader les élèves que "la L, c'est chouette aussi", mais à trouver les fondements de ce fait et à s'attaquer à eux. Les fondements, à mon sens, sont à chercher dans les programmes mêmes, dans ce déséquilibre handicapant propre à la série L qu'on ne retrouve pas dans la série S... Qui en effet peut consentir à la "castration" intellectuelle de ne pas au moins aborder l'étude des suites, de la fonction exponentielle, des nombres complexes et des intégrales ? Surtout, qu'on ne me dise pas que ces choses-là ne servent à rien, qu'elles ne sont pas utiles... En tant que littéraires, versés dans l'art, peut-être dans la philosophie, vous êtes les mieux placés pour résister à la dictature de l'utilitarisme primaire, pour comprendre le refus de n'être qu'un atome sans loisir et sans plaisir dans la chaîne de la molécule sociale.
Puis les sciences que l'on apprend à l'école, vous l'imaginez bien, demeurent très basiques, et n'ont dès lors pas vocation à être destinées aux seuls futurs scientifiques. Elles constituent au contraire le droit auquel peut légitimement prétendre tout curieux qui cherche à décrypter le monde qui l'entoure...
Qu'ont en revanche de concret, de substantiel, appris, gagné les élèves de la série L que ceux de S ont manqué ? Je parle l'anglais couramment, je lis l'allemand. Je connais les figures de style, les registres et les tonalités, la plupart des règles d'orthographe et de grammaire françaises. Je "philosophe" avec qui le veut bien. Enfin je n'ai assurément pas une connaissance de l'histoire littéraire moindre que celle d'un élève "littéraire" quelconque. C'est là le bagage que m'a donné, seul, le lycée (il s'est un peu étoffé depuis).
Certes, j'étais "bonne élève". Mais sûrement pas un génie non plus, ni une bosseuse. J'aurais pu tout faire. Et j'ai raté mon orientation (je suis littéraire de cœur), non parce qu'on m'a poussée en S, mais bien, et c'est tout à fait différent, pour les raisons qui ont fait que l'on m'a poussée en S... À savoir que la série L est une série de guignol ! Que l'on réforme donc cette filière en une chose respectable, dont le baccalauréat n'interdit pas d'office l'entrée dans certains cursi de fac, et elle fleurira alors autant qu'elle le mérite.
Ma sœur, titulaire d'un baccalauréat scientifique également, a toujours déclaré avec un enthousiasme de prosélyte que la matière qui l'avait le plus enchantée de tout son lycée fut le latin. Pendant son DEUG, avant d'être reçue à l'École Normale Supérieure dans la section de sciences physiques, elle donnait des cours de soutien à des collégiens en latin et en allemand (qu'elle parle, contrairement à moi). Ce que je veux démontrer, c'est qu'un bon élève de S est polyvalent et un minimum cultivé. Tandis qu'un bon élève de L, comparativement plus calé en littérature, aura été volé à vie des joies que procurent les sciences et, je crois, bien incapable de jamais recouvrir les lacunes qu'on lui aura ouvertes.
Qui s'amuse, dans ses heures creuses, à bouquiner un manuel de mathématiques ? Sans le support du cours vivant, c'est une lecture bien imbuvable. Or les ouvrages de théorie littéraire, comme de linguistique, quel que soit notre parcours professionnel, on peut s'en régaler... et je ne parle même pas de la littérature elle-même, qui est du petit-lait pour bien des "scientifiques"... encore moins des langues vivantes que, pour les étudier moi-même, je m'étonne perpétuellement de voir apprises en auto-didactes par tant de gens issus de tant de milieux différents...
La série L une série de guignol ... merci pour l'insulte, ça casse tout ton raisonnement et ta crédibilité.
En tout cas, ça ne montre pas une grande ouverture d'esprit, chose que la filière S ne favorise pas à mon avis, vu le faible programme qu'elle offre en Sciences Humaines !
Asia Vanilková a écrit :
1. Le débat sur la pertinence des filières actuelles du lycée général français me passionne. Je n'ai aucune idée tranchée sur la question, juste des constatations et des questions.
2. Qui en effet peut consentir à la "castration" intellectuelle de ne pas au moins aborder l'étude des suites, de la fonction exponentielle, des nombres complexes et des intégrales ?
3. Qu'ont en revanche de concret, de substantiel, appris, gagné les élèves de la série L que ceux de S ont manqué ?
4. une chose respectable, dont le baccalauréat n'interdit pas d'office l'entrée dans certains cursi de fac, et elle fleurira alors autant qu'elle le mérite.
1. Le cloisonnement (L-S )à la française ainsi que le sectarisme, particulièrement fortement exprimé dans ce post commencent à me dégoûter.
2. Es-tu sûre de bien utiliser les mots? Castration. Même figurativement, "ablation" suggère qu'il y avait un objet à enlever.
Pour toutes leurs équations partielles/différentielles, les scientifiques "concrètement" ne savent nullement dire exactement où se situe un électron pendant 100% du temps de son existence. Bravo l'exactitude scientifique!
3. Je ne peux pas parler pour "ceux" mais il me semble que tu as dû rater un cours ou deux de latin.
4. Cursus étant de la 4ème déclinaison, son pluriel est ....cursus. 
Si on arrêtait de dire n'importe quoi? 
Dernière modification par JSC (04/04/2008 22:40)
Bonjour,
Personnellement, les batailles ridicules entre L et S m'exaspèrent, non pas pour leur énervement convulsifs et répétitifs mais du fait de la confusion qui en résulte.
Après 4 années passées au collège, je suis entré au lycée avec un but précis: aller en S. Mais pourquoi donc ? Tout simplement parce que mes professeurs m'ont confiné dans une classification des filières ; et ne croyez pas que le L dominait...
C'était, en somme, assez simple: 1 filière et deux sous-filières. L'une est la voie royale, immanquable et qui ouvre à tout, les autres sont secondaires, subalternes et sont très restrictifs sur les débouchés.
"Heureusement" pour moi, le lycée, dont la façon de pensée est bien différente, m'a apporté une vision plus réaliste des bacs envisageables. Et j'ai été séduit, et opté, pour la filière littéraire. Je ne pense pas qu'une filière soit meilleure qu'une autre, il faut sélectionner celle qui privilégie ses "matières fortes".
Pas plus tard qu'il y a deux semaines pourtant, une remarque de mon professeur de physique a retenu mon attention, en effet, elle m'affirmait: "C'est étrange, habituellement, ceux qui vont en L ne sont pas doués en maths, ce qui n'est pas vraiment ton cas". Soit, j'ai une moyenne acceptable en mathématiques, mais je choisis la filière Littéraire parce que je ressent une puissante passion pour les langues.
C'est autant plus exécrable dans l'autre sens, lorsque les étudiants qualifient les mathématiques comme inutiles ou autre babillages enfantins.
J'attends, pour ma part, une évolution des esprit ! "alors vous serez haussés au-dessus de toutes les nécessités, de toutes les fatalités et de la société elle-même, en ce qu’elle aura toujours de matériel et de brutal", disait Jean Jaurès.
Zadek
Asia Vanilkovà,
Je trouve tes propos bas, abjects et déplacés quand tu dis que la filière littéraire est une série de guignols .Qu'en sais-tu?je suis complètement outré qu'on puisse tenir ce genre de propos sans preuve ni rien .S'il y a quelque chose que la série L apprend c'est bien l'ouverture d'esprit et tu as l'air d'être assez borné .Quant à l'expression "castration intellectuelle"il se passe de commentaires .Tu veux t'ériger en modèle d'élève de première S ?alors si c'est de cette manière là qu'on vous apprend à raisonner alors ça promet. Heureusement que tout le monde ne pense pas cela .De plus les professeurs de français sans qui l'apprentissage de la langue serait nulle sont pour certains passés par des Bac L et cela ne fait pas d'eux des "guignols".A l'avenir apprends à respecter et à ne pas juger sans preuve .C'est vraiment dommage parce que tu passes pour quelqu'un que tu n'est peut-être pas.
Dernière modification par abdoulaye (04/04/2008 23:55)
De même. De plus, affirmer qu'ils se privent pour le reste de leur vie des joies scientifiques c'est les prendre pour des gens incapables d'assimiler autre chose s'ils en ont envie. Sur le tard je me suis remise aux mathématiques, particulièrement à la géométrie, avec aisance.
Une affirmation aussi outrée sans fournir de preuves se retourne contre son auteur. Car nous autres les “littéraires” n'avons pas l'habitude de dire “c'est ainsi” sachant bien qu'on peut nous opposer des arguments contraires.
Je pourrais te rétorquer qu'un scientifique, n'ayant pas étudié à fond les textes et leurs corrélations, est capable certes de lire romans ou poésies ; mais qu'il n'est pas “formé” pour en apprécier toutes les subtilités. C'est seulement lors d'un cours génial sur les Fables de la Fontaine, à la fac, que j'ai pu vraiment comprendre le charme (au sens premier) de cette œuvre ; de même que j'ai pu apprécier l'évolution de la langue lors des cours d'ancien français et de phonétique.
Et tu vois, je sais au moins le dire sans être insultante.
Dernière modification par Léah (05/04/2008 09:41)
Asia Vanilková a écrit :
1.Enfin je n'ai assurément pas une connaissance de l'histoire littéraire moindre que celle d'un élève "littéraire" quelconque. C'est là le bagage que m'a donné, seul, le lycée (il s'est un peu étoffé depuis).
2.Certes, j'étais "bonne élève". Mais sûrement pas un génie non plus, ni une bosseuse. J'aurais pu tout faire.
3. À savoir que la série L est une série de guignol !
4.Ma sœur, titulaire d'un baccalauréat scientifique également, a toujours déclaré avec un enthousiasme de prosélyte que la matière qui l'avait le plus enchantée de tout son lycée fut le latin. Pendant son DEUG, avant d'être reçue à l'École Normale Supérieure dans la section de sciences physiques, elle donnait des cours de soutien à des collégiens en latin et en allemand (qu'elle parle, contrairement à moi).
5.Tandis qu'un bon élève de L, comparativement plus calé en littérature, aura été volé à vie des joies que procurent les sciences et, je crois, bien incapable de jamais recouvrir les lacunes qu'on lui aura ouvertes.
6.Qui s'amuse, dans ses heures creuses, à bouquiner un manuel de mathématiques ? Sans le support du cours vivant, c'est une lecture bien imbuvable.
7.et je ne parle même pas de la littérature elle-même, qui est du petit-lait pour bien des "scientifiques"...
1. Il y a eu une faille de l'inter espace qui s'est ouverte dans tous les cours de littérature, cela doit être pour ça... (Il ne faut pas croire que des professeurs soient payés, des cours donnés, des élèves intéressés pour la transmission d'un savoir, quand-même, quelle idée!)
Vite une réforme pour que le bac vaille autant qu'un diplôme en études de lettres!
2. Et c'est pas du génie, ça? 
3. J'aurais envie de dire: "Et ta soeur?"
4. ...
5. Le pauvre! Il faut appeler la police!
6. Même pour toi?! 
7. Quelle chance on a, quel honneur ils nous font, de bien vouloir se baisser du haut de leur sommet pour jeter un oeil sur notre misérable et simpliste pâture qu'est la littérature!
J'en ai la larme à l'oeil, devant tant de magnanimité!
Le siècle des Lumières a-t-il bien eu lieu?... 
Dernière modification par Chose (05/04/2008 10:31)
Je pense qu'une formation scientifique sans une bonne dose d'enseignements littéraires mène à former de bons techniciens supérieurs, qui vont pouvoir construire des ponts, des immeubles, des autoroutes mais pas vraiment des gens qui vont améliorer ces techniques apprises ou en inventer de nouvelles ! Il leur manquera un souffle pour se projeter, pour penser leurs savoirs par rapport à l'Homme et le faire progresser dans son univers.
Avant que l'homme n'aille réellement sous la mer ou sur la Lune, il y est allé fictivement dans la littérature, et ce depuis ses origines antiques ! Tout ce que l'Homme a réalisé a d'abord été pensé et l'on trouve la trace de ses pensées dans les textes écrits.
Les enseignements littéraires ont bien d'autres qualités, la principale est à mon avis l'enseignement des valeurs : respect, tolérance, justice, courage, sens du bien commun, bref des valeurs civiques ... valeurs dont notre société est en carence. Si l'on mettait plus fréquemment les jeunes en rapport avec ces textes, notre société serait bien moins divisée ! Les maximes qu'on propose de remettre sur les tableaux noirs dans les classes sont bien insuffisantes, il faudrait poursuivre au collège et aborder les textes, en puisant dans la littérature grecque par exemple. Cela fait réac' de dire cela mais bon, il n'y a qu'à voir ce qu'il se passe tous les jours en France pour voir que l'enseignement de ces valeurs s'est perdu en partie depuis qu'on a réduit les programmes des enseignements littéraires.
Voilà pourquoi je pense que la filière L, filière littéraire par excellence (pardon pour le pléonasme) n'est pas une filière de guignols et qu'à force de tapper dessus, de la ridiculiser, on fait passer comme message aux parents et aux élèves que l'Histoire, la philo, la littérature, tout ça au fond n'est pas important alors que c'est primordial pour notre démocratie, pour notre société !
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