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Entraide scolaire et méthode
Céline, Voyage au bout de la nuit - Les crépuscules, dans cet enfer africain, se révélaient fameuxBonjour,
J'ai un commentaire composé à faire sur ce texte ci dessous, je n'ai pas trouvé de réponse dans le forum.
Les crépuscules, dans cet enfer africain, se révélaient fameux. On n'y coupait pas. Tragiques chaque fois comme d'énormes assasinats du soleil. Un immense chiqué. Seulement, c'était beaucoup d'admiration pour un seul homme. Le ciel, pendant une heure, paradait tout giglé d'un bout à l'autre d'écarlate en délire, et puis le vert éclatait au milieu des arbres et montait du sol en traînées tremblantes jusqu'aux premières étoiles. Aprés ça, le gris reprenait tout l'horizon et puis le rouge encore, mais alors fatigué le rouge et pas pour longtemps. Ca se terminait ainsi. Toutes les couleurs retombaient en lambeaux, avachies sur la forêt comme des oripeaux aprés la centième. Chaque jour sur les six heures exactement que ça se passait.
Et la nuit avec tous ses monstres entrait alors dans la dance parmi ses mille et mille bruits de geules de crapauds.
La forêt n'attend que leur signal pour se mettre à trembler, siffler, mugir de toutes ses profondeurs.
J'ai fait des recherches sur Céline, et j'ai travaillé l'introduction. J'ai relevé des sentiments assez mélangés du narrateur. Si vous pourriez m'aider pour le plan ...
C'est mon premier commentaire à faire je suis un peu perdu, Merci d'avance.
Édité par Rock-n-House (mardi 11 décembre 2007 à 14 h 59)
Bonjour,
[...]
Le registre de langue est il un mélange entre soutenu et courant ?
Édité par Muriel H. (mardi 11 décembre 2007 à 16 h 44)
Bonjour,
J'ai un commentaire composé à faire sur ce texte ci dessous, je n'ai pas trouvé de réponse dans le forum.
Les crépuscules, dans cet enfer africain, se révélaient fameux. On n'y coupait pas. Tragiques chaque fois comme d'énormes assasinats du soleil. Un immense chiqué. Seulement, c'était beaucoup d'admiration pour un seul homme. Le ciel, pendant une heure, paradait tout giglé d'un bout à l'autre d'écarlate en délire, et puis le vert éclatait au milieu des arbres et montait du sol en traînées tremblantes jusqu'aux premières étoiles. Aprés ça, le gris reprenait tout l'horizon et puis le rouge encore, mais alors fatigué le rouge et pas pour longtemps. Ca se terminait ainsi. Toutes les couleurs retombaient en lambeaux, avachies sur la forêt comme des oripeaux aprés la centième. Chaque jour sur les six heures exactement que ça se passait.
Et la nuit avec tous ses monstres entrait alors dans la dance parmi ses mille et mille bruits de geules de crapauds.
La forêt n'attend que leur signal pour se mettre à trembler, siffler, mugir de toutes ses profondeurs.
J'ai fait des recherches sur Céline, et j'ai travaillé l'introduction. J'ai relevé des sentiments assez mélangés du narrateur. Si vous pourriez m'aider pour le plan ...
C'est mon premier commentaire à faire je suis un peu perdu, pouvez vous m'aider ?
Édité par webmestre (mercredi 12 décembre 2007 à 14 h 51)
Ne vois-tu pas qu'il y a là un tableau ? L'importance des couleurs est révélateur: "écarlate", "Toutes les couleurs", "le rouge", "le gris", "le vert", "soleil", "crépuscules".
Il y a également des indicateurs d'espace: "au mileu des", "d'un bout à l'autre", "l'horizon".
Véritable feu d'artifice de guerre! Le terme de "danse" est révélateur! "Toutes les couleurs retombaient en lambeaux"
cf: nuit rhénane d'Apollinaire.
En effet, Céline nous dépeint une toile et nous emmène à observer l'ensemble de ce tableau!
Merci de ta réponse Benjamin, il y a une comparaison que je ne comprend guére " comme oripeaux aprés la centiéme" pourriez vous m'éclairer ? Je sais qu'un oripeaux est un vétément voyant.
De plus, pour le plan, que pensez vous de celui ci
a. Une description d'un crépuscule
b. Des sentiments mélangés
c. Une Véritable toile.
Édité par Rock-n-House (mercredi 12 décembre 2007 à 14 h 38)
oripeaux: ce sont de vieux vêtements usés qui ont conservé toute leur splendeur "comme des oripeaux": il y a ici une comparaison. " La centième" est certainement une mesure, une idée de distance ou alors une idée de quantité " centième" explosion aussi! Vu que l'on est dans un contexte de guerre !
Ton plan me semble cohérant.... La description d'un crépuscule est peut-être quelque peu "flou": j'aurais davantage insisté sur la circulation des couleurs et puis l'importance des couleurs: le "rouge", "le gris" etc... que symbolisent-ils? Quelles significations peut-on leur donner?
N'y a t-il pas une personnification des couleurs ? Ne vois-tu pas également qu'il y a un jeu entre l'ombre et la lumière: oxymore entre soleil et crépuscule.
Description d'un paysage africain :forêt et explosion: antinomie entre le calme de la nature et la turbulence de la guerre; cf De la nature des choses Livre I, La sagesse de Lucrèce.
En quoi cet extrait est-il un tableau vivant et vivifiant de la guerre?
Édité par benjamin (mercredi 12 décembre 2007 à 14 h 45)
Et ses couleurs que connotent elles ?
Édité par Rock-n-House (mercredi 12 décembre 2007 à 14 h 57)
réflechis un peu, je ne vais pas te mâcher tout le travail... a ton avis! Le rouge symbolise quelque chose de flagrant y compris pour le noir? Cherche c'est facile...
Le vert connote la nature, avec les arbres, le rouge peut connoté le danger de la nuit imminent, le gris représente quoi dans le texte le ciel ?
En tout les cas merci de tes réponses qui m'éclaire ^^.
Édité par Rock-n-House (mercredi 12 décembre 2007 à 15 h 09)
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Entraide scolaire et méthode
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