#1 28/11/2007 20:25

Makino
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Bonsoir,

Je suis en Première et j'ai un commentaire, à faire pour vendredi 30/11/2007, portant sur un extrait de L'Assomoir d'Emile Zola. Je vous réécris le texte :

Gervaise, une blanchisseuse qui a réussi à développer son commerce, invite ses amis à dîner.

Partout, l'oie était découpée. Le sergent de ville, après avoir laissé la société admirer le bonnet d'évêque pendant quelques minutes, venait d'abattre les morceaux et de les ranger autour du plat. On pouvait se servir. Mais les dames, qui dégrafaient leur robe, se plaignaient de la chaleur. Coupeau cria qu'on était chez soi, qu'il emmiellait les voisins et il ouvrit toute grande la porte de la rue, la noce continua au milieu du roulement des fiacres et de la bousculade des passants sur les trottoirs. Alors, les mâchoires reposées, un nouveau trou dans l'estomac, on recommença à dîner, on tomba sur l'oie furieusement. Rien qu'à attendre et à regarder découper la bête, disait ce farceur de Boche, ça lui avait fait descendre la blanquette et l'épinée dans les mollets.
Par exemple, il y eut là un fameux coup de fourchette; c'est-à-dire que personne de la société ne se souvenait de s'être jamais collé une pareille indigestion sur la conscience. Gervaise, énorme, tassée sur les coudes, mangeait de gros morceaux de blanc, ne parlant pas, de peur de perdre une bouchée; et elle était seulement un peu honteuse devant Goujet, ennuyée de se montrer ainsi, gloutonne comme une chatte. Goujet, d'ailleurs, s'emplissait trop lui-même, à la voir toute rose de nourriture. Puis, dans sa gourmandise, elle restait si gentille et si bonne ! Elle ne parlait pas, mais elle se dérangeait à chaque instant, pour soigner le père Bru et lui passer quelque chose de délicat dans son assiette. C'était même touchant de regarder cette gourmande s'enlever un bout d'aile de la bouche, pour le donner au vieux, qui ne semblait pas connaisseur, et qui avalait tout, la tête basse, abêti de tant bâfrer, lui dont le gésier avait perdu le goût du pain. Les Lorilleux passaient leur rage sur le rôti; ils en prenaient pour trois jours, ils auraient englouti le plat, la table et la boutique afin de ruiner la Banban du coup. Toutes les dames avaient voulu de la carcasse; la carcasse, c'est le morceau des dames. Madame Lerat, Madame Boche, Madame Putois grattaient des os, tandis que maman Coupeau, qui adorait le cou, en arrachait la viande avec ses deux dernières dents. Virginie, elle, aimait la peau, quand elle était rissolée et chaque convive qui lui passait sa peau, par galanterie; si bien que Poisson jetait à sa femme des regards sévères, en lui ordonnant de s'arrêter, parce qu'elle en avait assez comme ça : une fois déjà, pour avoir trop mangé d'oie rôtie, elle était restée quinze jours au lit, le ventre enflé. Mais Coupeau se fâcha et servit un haut de cuisse à Virginie, criant que, tonnerre de Dieu ! si elle ne le décrottait pas, elle n'était pas une femme. Est-ce que l'oie avait jamais fait du mal à quelqu'un ? Au contraire, l'oie guérissait les maladies de rate. On croquait ça sans pain, comme un dessert.

Donc, en fait, je voulais avoir votre avis sur mes 2 plans qui sont :

I. Un repas particulier et étonnant
(j'ai trouvé une sous-partie pour l'instant : Des personnages sans-gênes)
II. Une intention satirique
(aussi une sous-partie : Une critique sur les comportements)

OU

Un plan par registre :

I. Un texte comique
II. Un texte satirique
III. Un texte presque fantastique

Est-ce que vous pouvez me dire lequel de mes plans est le mieux ? (et si c'est le premier, m'aider à trouver d'autres sous-parties ? ).

Je vous en remercie d'avance.

[de mon côté, je continue à chercher ]

Dernière modification par Makino (28/11/2007 22:16)

 

#2 28/11/2007 21:01

Pleonasme
528 message(s)
Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

A vue d'oeil, sans trop lire le texte, je dirais que ton premier plan est mieux, parce qu'un plan par registres c'est pas forcément l'idéal, et risque d'être un peu vide... Par contre tu peux faire une partie qui regrouperait les différents registres du texte, pour prouver sa richesse, ou appuyer d'autres axes

 

#3 28/11/2007 22:15

Makino
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Merci pour tes conseils, j'ai amélioré mon plan et trouvé d'autres sous-parties :

I Un repas particulier et étonnant
  1 Des personnages sans-gênes
  2 Une scène comique
  3 Une description presque fantastique

II Une intention satirique
  1 Une critique sur les comportements
  2 (pas encore trouvé xD)
  3 Un reflet de la société

Qu'est-ce que vous en pensez ?

 

#4 06/04/2008 16:41

Sandra.M
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Bonjour,

Je suis élève en 1èreL et je dois moi aussi faire un commentaire composé sur ce texte, qui me pose quelques problèmes. En effet, je viens de finir la lecture linéaire du texte, mais elle me semble bien pauvre et je n'arrive pas à saisir le véritable fond de ce texte. Est-ce que Zola dénonce les manières des paysans ou au contraire fait-il un "plaidoyer" pour la misère de ces gens ? J'avoue que ce texte me laisse perplexe ...

Merci d'avance.

 

#5 06/04/2008 17:14

JSC
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Quelques pistes:
Les noms des personnages.
Gervaise, est-elle personnage principal?
Dehors et dedans: la claustrophobie.
Une oie pour tant de gens, on dirait 5 pains et deux petits poissons pour nourrir une grande assemblée de gens.
Est-ce que tout le monde est content d'être à la fête?
Quelques allitérations (surtout dans le dernier tiers) -pour mettre les paroles en bouche?

Dernière modification par JSC (06/04/2008 17:14)


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#6 06/04/2008 17:34

Sandra.M
4 message(s)
Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Merci beaucoup, effectivement je n'avais pas pensé à ces éléments, je me suis surtout centrée sur la nourriture et le banquet. Ces quelques pistes devraient m'aider à bien remplir mon commentaire !

Je pense donc que ma problématique sera :
Comment Zola, dans cet extrait, met-il en scène la misère de la classe ouvrière du XIXe siècle ?

I Un repas de noces ou un banquet populaire ?
(Dans le sens où tout le caractère sacré d'un repas de noces est mis de côté au profit de gens qui ne sont là que pour manger).

II L'oie, élément central du banquet

et peut-être un grand III sur la portée de l'extrait ...

 

#7 07/04/2008 09:37

inconnu
38 message(s)
Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Essaye de voir si il n'y a pas une dimension théâtrale !

Personnellement j'ai étudié le même extrait et j'ai parlé de la dimension theatrale et j'ai eu une très bonne note !

Dernière modification par inconnu (07/04/2008 09:38)

 

#8 07/04/2008 17:11

Sandra.M
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Merci pour votre aide 
Ce texte est tout de même coriace à commenter !
J'ai essayé de me débrouiller comme j'ai pu ...
Espérons que le résultat sera bon ! 

 

#9 07/04/2008 17:13

JSC
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

Raconte-nous après avoir eu ta note, Sandra.

 

#10 17/06/2008 16:01

Sandra.M
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Entraide scolaire et méthode Commentaire - Émile Zola, L'Assommoir, chapitre VII

J'ai eu ma copie il y a quelques temps mais malheur ! Plus d'Internet à la maison !
Je tenais à vous remercier pour votre aide, jai pu avoir 15/20 à ce commentaire !
Il y a juste un aspect qui selon le prof manquait :
"A travers la férocité des personnages, Zola traite du manque; il donne à voir une scène grossière, sans juger".

Merci encore.