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Bonjour , je dois rédiger un commentaire d'environ 4 pages
sur le texte de Zola.
Ne l'ayant jamais eu à lire j'ai effectuée une recherche internet pour me renseigner sur la personnalité de Gervaise.
Gervaise est la patronne d'une blanchisserie dans un quartier ouvrier , à Paris. Elle y travaille avec deux employées : Clémence et Mme Putois . Elle reçoit la visite d'une voisine , Virginie , qui en profite pour bavarder un peu.
<<Vous ête joliment pincée , dit Virginie.Où avez-vous donc empoigné ça ?
-Est-ce qu'on sait ! reprit Clémence , en s'essuyant la figure avec sa manche , Ca doit être l'autre soir. Il y avait deux qui se dépiautaient à la sortie du Grand-Balcon .J'ai voulu voir , je suis restée là , sous la neige . Ah ! quelle roulée ! c'était à mourir de rire. L'une avait le nez arraché ; le sang giclait par terre . Lorsque l'autre a vu le sang , un grand échalas comme moi , elle a pris ses cliques et ses claques... Alors , la nuit , j'ai commencé à tousser.Il faut dire aussi que ces hommes sont d'un bête , quand ils couchent avec une femme ; ils vous découvrent toute la nuit...
-Une jolie conduite , murmura Mme Putois. Vous vous crevez , ma petite .
-Et si ça m'amuse de me crever , moi ! ... Avec ça que la vie est drôle .S'escrimer toute la sainte journée pour gagner cinquante-cinq sous , se brûler le sang du matin au soir devant la mécanique , non , vous savez , j'en ai par-dessus la tête ! ... Allez , ce rhume-là ne me rendra pas le sercvice de m'emporter , il s'en ira comme il est venu . >>
Il y eut un silence . Cette vaurienne de Clémence , qui , dans les bastringues , menait le chahut avec des cris de merluche , attristait toujours le monde par ses idées de crevaison, quand elle était à l'atelier . Gervaise la connaissait bien et se contenta de dire :
<<Vous n'êtes pas gaie , les lendemains de noce , vous ! >>
Le vrai était que Gervaise aurait mieux aimé qu'on ne parlât pas de batteries de femmes. Ca l'ennuyait , à cause de la fessée du lavoir , quand on causait devant elle et Virginie de coups de sabots dans les quilles et de giroflés à cinq feuilles . Justement , Virginie la regardait en souriant.
<<Oh ! murmura-t-elle , j'ai vu un crêpage de chignons , hier.
Elles s'écharpillaient...
-Qui donc ? demanda Mme Putois.
-L'accoucheuse du bout de la rue et sa bonne , vous savez , une petite blonde ...une gale , cette fille ! >>
Je ne sais pas quelle problématique choisir 
Est-ce que Zola veut montrer la haine qu'éprouve Gervaise à l'égard de Clémence et Virginie où bien à quel point Gervaise se sent gênée ?
merci
Dernière modification par Queen_fan (28/11/2007 14:32)
Bonjour Quen_fan,
Clique sur l'étiquette [l'Assommoir] (en haut à droite de ton message), tu auras accès à quatre discussions qui comportent des extraits du roman.
Dans celle-ci (p.1), tu pourras lire intégralement le premier chapitre qui te permettra de comprendre ton propre extrait.
Lis les extraits proposés dans les autres discussions, et sois très attentif aux niveaux de langue de la narration : il y a quelque chose de frappant à ce sujet dans le tien... et qui pourrait faire l'objet d'une partie de ton commentaire...
Muriel
Alors voilà ce que j'ai compris .
Gervaise évolue dans la misère , elle entourait par la classe ouvrière.
Beaucoup deviennent alcoolique en allant à l'assommoir qui est un bar.
Gervaise s'est battue avec Virginie car c'est la soeur de Adèle .
En fait c'est parce que Lantier l'a abandonnée pour Adèle si j'ai bien compris
Zola emploie le champ lexical de la violence et un niveau de langue familier , voir plutôt vulgaire.
Dernière modification par Queen_fan (28/11/2007 15:27)
Oui, pour les dialogues, dans tous les extraits puisqu'ils sont adaptés au langage des personnes.
Je voulais te parler des parties réellement narratives, quand le narrateur s'exprime.
Compare ces deux narrations (de ton extrait) :
Il y eut un silence . Cette vaurienne de Clémence , qui , dans les bastringues , menait le chahut avec des cris de merluche , attristait toujours le monde par ses idées de crevaison, quand elle était à l'atelier . Gervaise la connaissait bien et se contenta de dire :
Le vrai était que Gervaise aurait mieux aimé qu'on ne parlât pas de batteries de femmes. Ca l'ennuyait , à cause de la fessée du lavoir , quand on causait devant elle et Virginie de coups de sabots dans les quilles et de giroflés à cinq feuilles . Justement , Virginie la regardait en souriant.
à celle-ci par exemple (au plus fort de la bagarre du premier chapitre) :
Mais elle recula, elle retourna se réfugier entre les deux baquets, avec les enfants. Virginie venait de sauter à la gorge de Gervaise. Elle la serrait au cou, tâchait de l'étrangler. Alors, celle-ci, d'une violente secousse, se dégagea, se pendit à son tour à la queue de son chignon, comme si elle avait voulu lui arracher la tête. La bataille recommença, muette, sans un cri, sans une injure. Elles ne se prenaient pas corps à corps, s'attaquaient à la figure, les mains ouvertes et crochues, pinçant, griffant ce qu'elles empoignaient. Le ruban rouge et le filet en chenille bleue de la grande brune furent arrachés ; son corsage, craqué au cou, montra sa peau, tout un bout d'épaule ; tandis que la blonde, déshabillée, une manche de sa camisole blanche ôtée sans qu'elle sût comment, avait un accroc à sa chemise qui découvrait le pli nu de sa taille. Des lambeaux d'étoffe volaient. D'abord, ce fut sur Gervaise que le sang parut, trois longues égratignures descendant de la bouche sous le menton ; et elle garantissait ses yeux, les fermait à chaque claque, de peur d'être éborgnée. Virginie ne saignait pas encore. Gervaise visait ses oreilles, s'enrageait de ne pouvoir les prendre, quand elle saisit enfin l'une des boucles, une poire de verre jaune ; elle tira, fendit l'oreille ; le sang coula.
Remarque la différence de syntaxe, de vocabulaire. Le narrateur est pourtant le même... (lis-en d'autres)...
Muriel
la problématique pourrait être "pourquoi le narrateur s'éfforce t'il
de faire s'exprimer ses personnages différemment que lorsque il narre l'histoire " ?
Dernière modification par Queen_fan (28/11/2007 16:14)
Non...
Ce que je voulais te demander (mais juste pour un aspect du texte, un point du commentaire, parmi d'autres...), c'est que tu compares les parties narratives de ton extrait avec celles d'autres passages du livre...
Que remarques-tu ? , peux-tu en tirer une conclusion ? N'as-tu pas l'impression que le narrateur, dans cet extrait, se laisse contaminer par le milieu de ses personnages ? Penses-tu que cela peut avoir une influence sur le lecteur ? etc.
Tu n'as pas besoin de problématique : ce n'est pas une dissertation...
Tu devrais lire et étudier la fiche de Jean-Luc sur le commentaire, ici, sur le site :
http://www.etudes-litteraires.com/metho … ompose.php
Suis pas à pas sa méthode, tu verras...
Muriel
En effet on a l'impressions que Zola se laisse contaminer par le milieux de ses personnages et cela se voit surtout dans le passage qui débute par : "il y eut un silence" . Il compare même Clémence à une prostituée.
Est-ce que l'on peut affirmer que le registre employé est celui du pathétique ?
Dernière modification par Queen_fan (28/11/2007 16:51)
Voici une fiche sur le discours :
http://www.etudes-litteraires.com/disco … orte.php#5
Clique sur tous les liens qui parlent du discours indirect libre (plusieurs sortes d'explications t'aideront à mieux le comprendre : il est assez difficile à déceler...)
Tu as bien senti qu'après "Il y eut un silence" quelque chose change... Est-ce le narrateur qui change de niveau de langue ? Est-ce du discours indirect libre ? (= les pensées de Gervaise ?). La confusion et la difficulté pour le lecteur ne sont-elles pas dues à un procédé littéraire, stylistique ? produit-il un effet ? Lequel ?
N'oublie pas de lire la fiche du commentaire (donnée plus haut)...
Muriel
Le narrateur utilise le discours indirect libre de sort à ce qu'on ne sache jamais si c'est lui qui s'exprime ou si ce sont les pensées de Gervaise : "superpositions de voix".
Bonjour Queen_fan,
Oui, c'est cela.
Maintenant, il faut que tu te renseignes sur le "Réalisme" (ici, sur le site), et sur les théories "sociales" de Zola, là, sur Wikipédia.
Les dialogues, tu l'as vu, nous plongent "déjà" avec "réalisme" dans un milieu populaire (vocabulaire presque argotique, syntaxe, etc.)...
Mais regarde ici :
Il y eut un silence . Cette vaurienne de Clémence , qui , dans les bastringues , menait le chahut avec des cris de merluche , attristait toujours le monde par ses idées de crevaison, quand elle était à l'atelier . Gervaise la connaissait bien et se contenta de dire :
comme le discours indirect libre est repérable si l'on est attentif au mot silence (on ne parle pas mais on peut penser) et au changement de niveau de langue. Il se trouve dans une phrase distincte et isolée... mais il sème tout de même la confusion dans l'esprit du lecteur... qui est "aspiré" encore plus profondément dans le milieu populaire...
Et là :
Le vrai était que Gervaise aurait mieux aimé qu'on ne parlât pas de batteries de femmes.
vois comme il s'entremêle à la narration... les niveaux de langue sont imbriqués : dans la même phrase, un subjonctif imparfait (soutenu) et un mot familier, populaire... C'est là peut-être que tu pourrais parler d'effet de contamination du langage du narrateur... qui viendrait à l'appui de sa thèse sociale... (Le narrateur semble, lui aussi !, aspiré par le milieu de ses personnages...)
Quelque chose comme : Des procédés littéraires au service (à l'appui) d'une thèse sociale ou Des procédés littéraires comme preuve (ou démonstration) des thèses sociales de l'auteur...
Muriel
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