Tu m'excuseras, Ina, mais ce ne m'est pas toujours clair si et quand tu parles de la versification anglaise ou française.
Pour ce qui concerne l'accent (tonique) en français, je recommande "La Prononciation Française" de Maurice Grammont (Ed. Delagrave 1914) bien que force soit de constater depuis la fin de la deuxième guerre mondiale un déclin majeur dans l'appréciation de cette notion et sa pratique.
Pour ce qui concerne les pieds, cet Anglais connaît
SPONDÉE ——
DACTYLE —––
IAMBE – —
TROCHÉE—–(attention, c'est aussi un faisceau de bourgeons ou -
- le tenacier d'un bistrot).
On ne les trouve pas systématiquement chez M. Borel. Je le copnsidère comme une des impuretés de cette 'adaptation'.
Je croyais que ma langue natale était aussi syllabique! En vérité, je ne trouve pas le même nombre de syllabes dans les deux vers
S’é-bran-lent du ma-tin les ca-ril-lons fleu-ris (12)
et
Et que les chœurs sa-vants de la gran-de fé-e-rie, (13)
In-nom-brab-les ! — par-tout com-men-cent à mon-ter (12; 11 si on fait l'élision -cent_à)
étrangement n'est pas scandé comme
Déjà l’aube grandit et règne_à l’orient
L'anglaise que je ne suis pas connaît effectivement ces pieds + l'anapest ( UU~) et le pyrrhic (UU).
Je ne vais pas faire un cours de phonétique anglaise à un anglais! mais il me semble bien que votre langue soit accantual-syllabic.
Et la poésie anglaise est basée sur le rythme plutôt que sur le nombre de syllabes ( ce qu'on fait en français)
Pour mon message précédent effectivement il n'est pas bien clair.
Quand j'explique (et je ne suis pas douée pour expliquer c'est vrai!)je raisonne plus avec ma langue natale (langue pourtant dite de l'explication, quel paradoxe) qu'en français
.
PS: Vous êtes excusé 
Dernière modification par Ina (27/11/2007 15:21)
Je déteste la linguistique!
Pourtant j'aime apprendre des choses. Comment ai-je pu aimer le français et l'anglais tout ce temps sans savoir une chose si fondamentle???
French and English verse
Impossible que tu me pardonnes si je ne le demandes pas.
Si tu n'es pas douée pour explique (ce que je me permets à douter) j'espère que tu ne te destines pas au noble métier de pédagogue!
Je vois que tu n'as aucune réponse à me donner concernant le nombre de syllabes dans les passages de Borel qui me posent problème.
Dernière modification par JSC (27/11/2007 17:14)
Le "vous êtes excusé" c'est parce que vous avez commencé votre par phrase par "tu m'excuseras Ina"..vous oubliez ce que vous écrivez JSC 
Pour Innombrables, je pense plutôt: In-nom-bra-bles.
Sinon pour le deuxième vers:
Et que les chœurs sa-vants de la grande fé-e-rie On ne coupe pas Gran-de ( je pense, à prendre avec des pincettes)
Si je puis me permettre, étant française
et grande compteuse (conteuse ?) de vers
S’é-bran-lent du ma-tin les ca-ril-lons fleu-ris (12)
et
Et que les chœurs sa-vants de la gran-dEU féerie, (12) féri, et pas fé-eu-ri
In-nom-brab-lEU !— par-tout com-men-cent TA mon-ter (12)
Déjà l’aube grandit et règnA l’Ori-ent (diérèse) (12)
Dernière modification par Léah (27/11/2007 16:41)
Je croyais que le "e" en fin de vers ne comptait pas.
Il ne s'agit donc que des "e" muets.
(autant pour moi Grande de toute manière n'est pas en fin de vers...je m'embrouille
)
Cependant je vais un peu insister parce que je n'y comprends plus rien.
J'ai cherché des explications sur le "e" muet.
Je suis tombée sur un site (accents poétiques) où on explique que dans le vers:
"Sur la place taillée en mesquines pelouses" de Rimbaud
le mot "pelouses" en fin de vers compte pour deux syllabes car l'oreille comprend "pe-louz"
Donc la règle n'est valable que pour les "e" en fin de vers?
Dernière modification par Ina (27/11/2007 17:42)
Le e final n'a jamais compté en poésie pour une syllabe !
Ce sont les EU à l'intérieur du vers (E dits muets, parce qu'écrits et non prononcés) qui comptent
On doit dire
Sur la placEU taillée en mesquinEU pelouz'
Dans la poésie actuelle, les E sont soit prononcés EU soit muets, selon le nombre e pieds voulus (le poète fait confiance au lecteur pour rétablir l'équilibre)
En poésie classique, tous les EU à l'intérieur du vers comptent pour une syllabe, tous ceux de la finale sont élidés
Du temps de Ronsard et du Bellay, certains EU à l'intérieur des mots étaient comptés (fé-eu-rie pouvait être ainsi lu pour trois syllabes)
Jean bien sûr que ce sont des alex dans cette traduc-adaptation, de facture classique