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Bonjour,
bonjour à tous et bonne journée
voilà, j'ai un petit souci, je dois répondre à ces questions mais je n'y arrive pas, pouvez-vous s'il vous plait m'éclairer : (j'ai quant même essayer de répondre)
voici un extrait de texte tiré du roman " Voyage au bout de la nuit " de Ferdinand Céline.
La torture du régiment continuait alors sous la forme nocturne, à tâtons dans les ruelles bossues du village sans lumière et sans visage, à plier sous des sacs plus lourds que des hommes, d’une grange inconnue vers l’autre, engueulés, menacés, de l’une de l’autre, hagards, sans l’espoir décidément de finir autrement que dans la menace, le purin et le dégoût d’avoir été torturés par une horde de fous vicieux devenus incapables soudain d’autre chose, autant qu’ils étaient, que de tuer et d’être étripés sans savoir pourquoi.
questions :
A/ QUEL EST LE STATUT DU NARRATEUR ?
Je pense que son statut est un statut d'obervateur et peut être même d'acteur ???
dois-je justifier ??? et comment ????
B/ qUEL NIVEAU DE LANGUE est utilisé ici ?
je pense au registre familier (enguelés, purin)
je pense aussi peut-être à la tournure des phrases ???
C/ en quoi reflète-til (le langage) le regard porté par le personnage sur sa situation ?
alors là je n'arrive pas ?????
Pouvez vous s'il vous plait me dire si cela est bon et m'expliquer pour la question C;
merci
Il s'agit clairement d'un narrateur externe.
Tu dois toujours justifier une réponse en citant le texte. Le statut externe du narrateur est visible par la modalisation démonstrative : "la", "dans les ruelles" "sous des sacs" "d'une grange" etc... S'il participait il aurait plutôt dit "notre torture".
2- l'écriture de Céline est particulière. Il y a des mots du registre familier, tu l'as très bien vu. Mais la syntaxe est recherchée, riche, difficile même. Prête attention aux assonnances, ce n'est pas évident de lire ça à haute voix et vite.
3- La tournure de la question t'aide a répondre à la premiere : le personnage sur SA situation. Il semblerait donc interne. Mais un extrait comme ça... Peut-être est-il caché. A toi de trancher. Pour essayer d'exprimer la question autrement : que reflète ce langage familier ? Ana lyse les mots, et vois s'ils sont plutôts laudatifs ou péjoratifs. Rien que "torture", ça devrait t'aider.
Est-ce que c'est plus clair ?
Bonsoir Karina,
Je pencherais pour un narrateur "omniscient" (il sait tout du décor, des pensées...).
Oui, bien sûr, langage familier... mais pour deux mots... : qualifier le langage de Céline est très difficile... Remarque comme la phrase est longue, presque "haletante" malgré les virgules... Je suis d'accord avec Angéluisa : mots "familiers", d'accord... mais quelle richesse, quelle maîtrise de la langue...
J'ai un peu de mal avec la troisième question, qui porte sur "un personnage" alors que ce passage concerne ceux qui composent "un régiment"... Finalement, elle (la question) devrait te conduire à considérer un regard "interne"... le personnage fait partie du régiment...
Muriel
bonjour,
Pourriez vous s'il vous plait me confirmer si j'ai raison ,
(
1/ quel est le statut du narrateur ? justifier
je pense narrateur omniscient mais comment puis(je le justifier. (je ne suis pas sûre de ma réponse)
voici un extrait du roman " Voyage au bout de la nuit " de Ferdinand Céline.
La torture du régiment continuait alors sous la forme nocturne, à tâtons dans les ruelles bossues du village sans lumière et sans visage, à plier sous des sacs plus lourds que des hommes, d’une grange inconnue vers l’autre, engueulés, menacés, de l’une de l’autre, hagards, sans l’espoir décidément de finir autrement que dans la menace, le purin et le dégoût d’avoir été torturés par une horde de fous vicieux devenus incapables soudain d’autre chose, autant qu’ils étaient, que de tuer et d’être étripés sans savoir pourquoi. Vautrés à terre entre deux fumiers, à coups de gueule, à coups de bottes, on se trouvait biento relevés par la gradaille et relancés encore un coup vers d'autres chargement du convoi, encore... Dans ce métier d'être tué, faut pas être difficile, faut faire comme si la vie continuait, c'est ça le plus, ce mensonge... Car crever pour crever de fatigue ou d'autre chose, la plus douloureuse façon est encore d'y parvenir en coltinant des sacs pour remplir la nuit avec. Le jour où on les aurait bousillés ces salauds-là , au moins nous foutraient-ils la paix, pensais-je, et même si ce ne serait rien que pendant une nuit toute entière, on pourrait dormur au moins une fois tout entier corps et âme. Ce ravitaillement, un cauchemar en surcroit, petit monstre tracassier sur le gros de la guerre. a Celui qui parle de l'avenir est un coquin, c'est l'actuel qui compte. Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots.
pouvez-vous s'il vous plait me répondre
MERCI
Dernière modification par Muriel H. (29/11/2007 13:40)
Mais ! on t'a déjà répondu Karina (ci-dessus)
De plus, tu as trouvé tes premières réponses sur un autre site, ce n'est pas très honnête de prétendre qu'elles sont de toi....
bONJOUR
pouvez vous me venir en aide, je ne sais plus quoi penser, les uns me disent Focalisation interne et d'autre focalisation zéro (narrateur omniscient) ???
voici un extrait de texte tiré du roman " Voyage au bout de la nuit " de Ferdinand Céline.
La torture du régiment continuait alors sous la forme nocturne, à tâtons dans les ruelles bossues du village sans lumière et sans visage, à plier sous des sacs plus lourds que des hommes, d’une grange inconnue vers l’autre, engueulés, menacés, de l’une de l’autre, hagards, sans l’espoir décidément de finir autrement que dans la menace, le purin et le dégoût d’avoir été torturés par une horde de fous vicieux devenus incapables soudain d’autre chose, autant qu’ils étaient, que de tuer et d’être étripés sans savoir pourquoi. Vautrés à terre entre deux fumiers, à coups de gueule, à coups de bottes, on se trouvait biento relevés par la gradaille et relancés encore un coup vers d'autres chargement du convoi, encore... Dans ce métier d'être tué, faut pas être difficile, faut faire comme si la vie continuait, c'est ça le plus, ce mensonge... Car crever pour crever de fatigue ou d'autre chose, la plus douloureuse façon est encore d'y parvenir en coltinant des sacs pour remplir la nuit avec. Le jour où on les aurait bousillés ces salauds-là , au moins nous foutraient-ils la paix, pensais-je, et même si ce ne serait rien que pendant une nuit toute entière, on pourrait dormur au moins une fois tout entier corps et âme. Ce ravitaillement, un cauchemar en surcroit, petit monstre tracassier sur le gros de la guerre. Celui qui parle de l'avenir est un coquin, c'est l'actuel qui compte. Invoquer sa postérité, c'est faire un discours aux asticots.
questions :
A/ QUEL EST LE STATUT DU NARRATEUR ?
JUSTIFIER
merci
Dernière modification par Muriel H. (02/12/2007 13:01)
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