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bonjour,
voici un extrait de la CHARTREUSE DE PARME de STENDHAL
pourriez-vous s'il vous plait m'aider à répondre à cette question, j'ai beaucoup de difficulté :
1/:A QUEL discours rapporté appartient la dernière partie de la dernière phrase : "ce fameux prince de la Moskowa, le brave des braves ,"
Où as-tu pris ce cheval?
Fabrice était tellement troublé qu'il répondit en italien:
-- _L'ho comprato poco fa_. (Je viens de l'acheter à l'instant.)
-- Que dis-tu? lui cria le général.
Mais le tapage devint tellement fort en ce moment, que Fabrice ne put lui répondre. Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui qu'en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L'escorte prit le galop; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
-- Les habits rouges! les habits rouges! criaient avec joie les hussards de l'escorte, et d'abord Fabrice ne comprenait pas; enfin il remarqua qu'en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d'horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s'arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L'escorte s'arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d'attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
-- Veux-tu bien t'arrêter, blanc-bec! lui cria le maréchal des logis. Fabrice s'aperçut qu'il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d'un air d'autorité et presque de réprimande; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin:
-- Quel est-il ce général qui _gourmande_ son voisin?
-- Pardi, c'est le maréchal!
-- Quel maréchal?
-- Le maréchal Ney, bêta! Ah çà! où as-tu servi jusqu'ici?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l'injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
MA REPONSE / JE PENSE à un discours intérieur (monologue intérieur) sans conviction?????????
je vous remercie beaucoup, pouvez vous me répondre
C'est plus complexe que ça ; les appellations données au maréchal Ney ne sont pas propres à Fabrice, il ne les invente pas
Prince de la Moskowa : Napoléon a annobli Ney, en lui donnant ce titre
Brave des braves : selon les sources, ce sont les soldats de Ney, ou bien Napoléon, qui l'ont surnommé ainsi
Donc Fabrice dans ses pensées reprend ces deux appellations ; c'est bien du “rapporté”... il fait en quelque sorte des citations
Bonjour,
voici un texte : EXTRAIT DE LA chartreuse de Parme de STENDHAL
Où as-tu pris ce cheval?
Fabrice était tellement troublé qu'il répondit en italien:
-- _L'ho comprato poco fa_. (Je viens de l'acheter à l'instant.)
-- Que dis-tu? lui cria le général.
Mais le tapage devint tellement fort en ce moment, que Fabrice ne put lui répondre. Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui qu'en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L'escorte prit le galop; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
-- Les habits rouges! les habits rouges! criaient avec joie les hussards de l'escorte, et d'abord Fabrice ne comprenait pas; enfin il remarqua qu'en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d'horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s'arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L'escorte s'arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d'attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
-- Veux-tu bien t'arrêter, blanc-bec! lui cria le maréchal des logis. Fabrice s'aperçut qu'il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d'un air d'autorité et presque de réprimande; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin:
-- Quel est-il ce général qui _gourmande_ son voisin?
-- Pardi, c'est le maréchal!
-- Quel maréchal?
-- Le maréchal Ney, bêta! Ah çà! où as-tu servi jusqu'ici?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l'injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
LA QUESTION EST LA SUIVANTE /
Rédiger un récit où Fabrice longtemps après les faits, raconte les événements vécus au cours de ce combat. avec le recul, en même temps qu'il raconte, il commente et juge l'attitude qui fut la sienne dans ces circonstances. Vous utiliserez le registre que vous jugerez approprié.
mon problème : je n'arrive pas à commencer.
Pourriez-vous s'il vous plait m'aider à trouver un début.
MERCI A TOUS CEUX QUI ME VIENDRONT EN AIDE;
ET BONNE ANNEE A TOUS;
Dernière modification par webmestre (30/12/2007 16:50)
Bonjour,
voici un texte : EXTRAIT DE LA chartreuse de Parme de STENDHAL
Où as-tu pris ce cheval?
Fabrice était tellement troublé qu'il répondit en italien:
-- _L'ho comprato poco fa_. (Je viens de l'acheter à l'instant.)
-- Que dis-tu? lui cria le général.
Mais le tapage devint tellement fort en ce moment, que Fabrice ne put lui répondre. Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois la peur ne venait chez lui qu'en seconde ligne; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles. L'escorte prit le galop; on traversait une grande pièce de terre labourée, située au-delà du canal, et ce champ était jonché de cadavres.
-- Les habits rouges! les habits rouges! criaient avec joie les hussards de l'escorte, et d'abord Fabrice ne comprenait pas; enfin il remarqua qu'en effet presque tous les cadavres étaient vêtus de rouge. Une circonstance lui donna un frisson d'horreur; il remarqua que beaucoup de ces malheureux habits rouges vivaient encore, ils criaient évidemment pour demander du secours, et personne ne s'arrêtait pour leur en donner. Notre héros, fort humain, se donnait toutes les peines du monde pour que son cheval ne mît les pieds sur aucun habit rouge. L'escorte s'arrêta; Fabrice, qui ne faisait pas assez d'attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
-- Veux-tu bien t'arrêter, blanc-bec! lui cria le maréchal des logis. Fabrice s'aperçut qu'il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi, d'un air d'autorité et presque de réprimande; il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin:
-- Quel est-il ce général qui _gourmande_ son voisin?
-- Pardi, c'est le maréchal!
-- Quel maréchal?
-- Le maréchal Ney, bêta! Ah çà! où as-tu servi jusqu'ici?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l'injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
LA QUESTION EST LA SUIVANTE /
Rédiger un récit où Fabrice longtemps après les faits, raconte les événements vécus au cours de ce combat. avec le recul, en même temps qu'il raconte, il commente et juge l'attitude qui fut la sienne dans ces circonstances. Vous utiliserez le registre que vous jugerez approprié.
Pourriez-vous s'il vous plait m'aider
JE PENSE QUE QUE JE
- dOIS choisir un couple de temps du passé; soit le couple imparfait/passé simple soit le couple imparfait/passé composé. En principe ils s'excluent l'un l'autre . . Le premier fait plus "littéraire", surtout à la première personne. Le second s'utilisera à l'oral et indique que le narrateur est "plus près" de ceux à qui il s'adresse. - je pense que je dois une chronologie avec pour point de départ: ce jour-là.(Donc, la veille, auparavant, le lendemain, quelques jours plus tard etc...)
-
et faire attention aux contraintes liées à sa perception de l'événement.
-Au moment où se déroule la bataille car il ne sait rien ou presque rien de son enjeu. Plus tard il sait.
-Il voit maintenant en perspective ce qu'il voyait "à ras de terre."
-Il porte un jugement sur l'événement et ses conséquences. peut-il refaire l'Histoire" Ce qui suppose que je dois mettre quelques renseignements sur Waterloo.
-Et surtout il porte un jugement sur lui-même. Ce qui va m''obliger à étudier le personnage de Fabrice telle que le texte vous la révèle. Et à imaginer comment le temps et les événements l'ont changé.
SUIS-JE DANS LE VRAI ? COMMENT POURRAIS-JE DONC COMMENCER ?
Dernière modification par webmestre (02/01/2008 14:05)
Très bien analysé !
Attention, on te demande que ce soit “longtemps après”
Un exemple
Cette phrase
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l'injure; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
pourrait devenir
En ce temps-là, j'étais très jeune et susceptible ; mais j'étais tellement admiratif devant le brave des braves que je le contemplais, ce prince de la Moskova, comme un enfant devant le père Noël ; et j'en ai oublié l'injure
(devant le père Noël : on peut supposer que Fabrice raconte la bataille à ses petits-enfants ; le registre sera familier)
merci Léah
pourriez-vous s'il vous plait me donner un début de texte.
Karina
Je t'ai déjà donné la fin ; à toi de trouver le reste ! c'est TON exo, pas le mien 
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