Bonjour,
Je recherche activement un texte qui a été mentionné dans mon cours de philo et que je n'arrive pas à retrouver. Ce serait un (je cite) "un texte cynique d'Antiphon, faisant l'éloige de la physis contre le nomos, dénonçant une norme qui s'est emparée de nous, corps et âme, et où la seule solution donnée serait l'hypocrisie".
Si ça se dit qqch à qqun, qu'il m'en fasse part 
Oh désolée Jsc, la philo m'était complètement sortie de la tête ces derniers jours, j'en avais oublié ma demande 
J'avais parcouru le texte mais... j'ai du mal à tout saisir, en anglais, et en fait je m'attendais plutôt à un passage d'une oeuvre de Platon qui citait Antiphon, ou quelque chose comme ça, pour approndir ce que je savais sur lui. J'ai bien compris que le clivage nomos/physis était cher à Antiphon, en revanche.
Donne-t'il vraiment l'hypocrisie comme solution? 
Il semble que l'on peut tirer plusieurs interprétations du texte d'Antiphon (je n'ai pas vu une référence impliquant Platon qui ne serait que son analyse de l'original).
On lis les conclusions de Bignonne, Moulton & Havelock, Kerfeld, Barnes et Dillon se trouvent à partir de "This brings us to the question of the meaning as a whole" pages 302-304 avec la bibliographie qui suit.
De ce que je comprends du texte précédent, suivre "la norme" ou préférer l'un des aspects à l'autre nous mènent à une situation de l'absurde (non-sens ou non sequitur) plutôt que de l'hypocrisie.
Tout à la fin, l'auteur suggère qu'une rencontre entre Socrate et Antiphon aurait été faisable, même probable.
J'espère que ta lanterne s'éclaire! 
La "norme" ne serait-elle pas plutôt au sens de "loi".. ? Je reste assez perplexe sur ce que je lis - enfin ce que j'interprète : l'anglais et moi... 
L'absurde serait apparemment de suivre cette loi (disons nomos) l'opposé de la physique parce que "Antophon's Truth contains no moral or political recommendations". L'attitude non-absurde serait de suivre la physis, qui, n'a pas vraiment de "normes", donc d'être.. naturel, disons. (because "the dictates of the laws are adventitious whereas the dictates of nature are inescapable")
Dans le cadre du respect à l'autre - et c'est là que je n'ai pas compris - je ne sais pas si la politesse est un principe naturel ou une loi morale, et dans ce dernier cas la politesse serait une certaine forme d'hypocrisie. Il est mentionné que "This means that we have become barbarians in our relation with one another, for by nature we are all equally equipped in every respect to be barbarians and Greeks"., donc la nature nous forme naturellement à être à la fois citoyens, et à la fois "barbares" avec les autres.. mais où est l'hypocrisie ? 
Il me semble qu'un mot grec dans la bouche d'un philosophe évoquait plusieurs sens à la fois.
NOMOS (règle, loi, coutume, tradition) => NORME (via le latin) et....NOMADE pour celui qui erre!
PHYSIS (naissance, croissance, Genèse, Nature, Éthique) => PHYSIO-
De ce que je lis, la bataille chez les sophistes était de savoir lequel préférer. Antiphon choisit la Nature.
Les Lois ne peuvent que responsabiliser l'Homme en collectivité. Cependant, obéir aux lois est forcément contraignant (pour la Liberté).Quand l'Homme est seul, l'individu n'est pas face aux lois, mais face à la Nature, qui lui rend responsable pour ses actes naturels ou contre-nature.
Antiphon choisit la Nature.
Je ne trouve pas de l'hypocrisie dans l'argumentation du document, mais il s'y trouve une illustration d'une contradiction où en aidant qqun, cela pourrait aussi nuire. (J'utilise assez souvent en contredisant les conclusions que nous donnons habituellement à Pascal "Ma Liberté s'arrête là où commence celle d'autrui" non seulement que le concept idéal de la Liberté ne lui permettrait pas de s'arrêter, mais aussi que, quand je respire, je vole qq millions d'atomes de l'atmosphère, ce qui empêche la personne en face de les inspirer, ce que l'on pourrait estimer immoral ou un atteinte à la Liberté de la personne).
Cette contradiction est plutôt paradoxale, mais pas hypocrite.
Ce matin, j'ai trouvé ce lien. Onfray sur Antiphon
J'espère que ces informations n'arrivent pas trop tard pour être utiles.
Il est possible que ENS (un autre membre qui semble bien calqué en philosophie) pourrait répondre davantage.
Bien à toi,
J
Je fais actuellement une recherche sur l'Hypocrite chez les Grecs.
Le seul exemple avéré que je trouve est l'hypocrisie d'un péderaste qui déclare son amour 'chaste'!
il paraît que dans le rhétorique,
Étymologiquement parlant, le mot est dérivé du grec ancien ὑπόκρισις (hypokrisis), ce qui veut dire "jouer de la comédie", "prétendre", "dissemble", "une réponse".
Une autre dérivation est ὑποκρίτης (hypokrites), le nom agentif associé avec υποκρίνομαι (hypokrinomai), i.e. "Je joue un rôle". À l'origine des deux est le verbe κρίνω, "juger" (»κρίση, "jugement" »κριτική (kritiki), "critiques") On suppose que dans l'interprétation d'un texte dramatique, l'acteur fait semblant, et a besoin de péser son texte afinn de le comprendre. Plus généralement, le mot est associé avec tout discours public. Hypokrisis n'était pourtant pas considéré un compliment si adonné à un rhétor, qui d'habitude était aussi un notable. Le grand orateur athénien, Demosthène (IV S. avant JC), était estimé son rival l'ancien comédien Aeschine pitre politicien. il se servait de trop de caractériser ses discours comme s'il était un personnage théâtral. Il s'ouvrait donc au ridicule.
Originalement un terme assez neutre, le côté négatif commence à primer. L'assomption était rapidement faite que le hypokrisis feint. Qu'il a un faux discours. Que son argument est en contradiction avec sa nature et son 'moi'.
Dans l'antiquité donc, l'hypocrite est surtout celui qui essaie de tromper et abuser les autres.
Je ne vois pas la connexion à Antiphon.....