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Bonsoir à tous.
Je suis nouveau sur ce forum et je suis en classe de Ière S.
J'ai un commentaire littéraire à faire sur le chapitre 56 : "une sévère douceur" de l'oeuvre, Essais, de Montaigne.
J'ai les grandes idées mais je n'arrive pas à en faire un plan :
- critique de l'éducation classique : violente, improductive, armes...
- éloge d'une éducation humaniste : nouvelles pédagogies : calme, importance des lettres, moyens mis en oeuvres
Pouvez-vous m'aider à peaufiner se plan, et m'indiquer aussi si il manque des grands axes.
Merci d'avance.
Voila l'extrait que je doit étudier :
Les jeux mêmes et les exercices seront une bonne partie de l'étude : la course, la lutte, la musique, la danse, la chasse, le maniement des chevaux et des armes. Je veux que la bien-seance exterieure, et l'entregent, et la disposition de la personne se façonne quant et quant l'ame. Ce n'est pas une âme, ce n'est pas un corps qu'on dresse, c'est un homme, il n'en faut pas faire à deux. Et comme dit Platon, il ne faut pas les dresser l'un sans l'autre, mais les conduire également, comme une couple de chevaux attelez à même timon.
Au demeurant, cette institution se doit conduire par une severe douceur, non comme il se fait. Au lieu de convier les enfans aux lettres, on ne leur presente à la verité, qu'horreur et cruauté : Otez moi la violence et la force ; il n'est rien à mon avis qui abatardisse et etourdisse si fort une nature bien née. Si vous avez envie qu'il craigne la honte et le chatiement, ne l'y endurcissez pas : Endurcissez le à la sueur et au froid, au vent, au soleil et aux hazards qu'il lui faut mepriser : Otez lui toute mollesse et delicatesse au vetir et coucher, au manger et au boire : accoutumez le à tout : que ce ne soit pas un beau garçon et dameret, mais un garçon vert et vigoureux. Enfant, homme, vieil, j'ai toujours cru et jugé de meme. Mais entre autres choses, cette police de la plus part de nos colleges, m'a toujours deplu. On eut failli à l'aventure moins dommageablement, s'inclinant vers l'indulgence. C'est une vraie geôle de jeunesse captive. On la rend débauchée, l'en punissant avant qu'elle le soit. Arrivez y sur le point de leur office ; vous n'oyez que cris, et d'enfants suppliciés, et de maîtres enivrez en leur cholere. Quelle manière, pour éveiller l'appetit envers leur leçon, à ces tendres ames, et craintives, de les y guider d'une trogne effroyable, les mains armées de fouets ? Combien leurs classes seraient plus décemment jonchées de fleurs et de feuillées, que de tronçons d'osiers sanglants ? On doit ensucrer les viandes salubres à l'enfant : et enfieller celles qui lui sont nuisibles.
Dernière modification par Nicostaroth (21/11/2007 15:36)
sur ce que je me rappele avoir étudié l'année derniere, je crois que Montaigne dit ainsi que c'est l'education qui fait les hommes, un peu comme un autre philosphe humaniste, Erasme, qui disait, "on ne nait pas homme, on le devient" par contre je paux pas t'aider plus vu que sion t'auras pas la moyenne^^
d'accord merci quand même ^^
Mintenant je pense faire un plan dont les grandes parties sont :
- les défauts de l'éducation traditionnelle
- les principes des méthodes utilisés par Montaigne
- un texte hautement pédagogique qui révèle l'Humanisme de Montaigne
Seul problême je n'arrive pas à séparer mes idées qui illustre la partie sur les méthodes et celles qui me serviront dans la dernière parties ( la pédagogie...)
Pouvez m'aider ? svp
merci d'avance
Dernière modification par Nicostaroth (21/11/2007 15:52)
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