#11 27/06/2008 00:05

calchon
4 message(s)
Entraide scolaire et méthode Voltaire, Candide, chapitre 3

boulangeralex a écrit :

Je viens de passer l'oral aujourd'hui même.
je suis assez satisfait, voici ma question:
En quoi le ce chapitre dénonce-t-il efficacement la guerre?
Mon plan:
1) L' ironie
2) Les causes et la nécessité de la guerre

Dans cela il faut développer l'ironie, bien évidement ainsi que la guerre représentée par Voltaire comme un spectacle, l humour noir, ainsi que la banalisation ironique de Voltaire tout au long du chapitre
Pour les causes il faut insister sur le fait que ce sont les rois responsables ainsi que la religion "les deux rois faisaient chanter le Te Deum" et que la population n'est que victime dans tout cela, et n'y peut rien

Pour l'entretien,dans mon ouverture, j'ai insisté sur les chevaux de Troies des Lumières: la guerre, la religion, la liberté, la superstition, l'esclavage
Elle a demandé de m expliquer tout cela ainsi que les répercussions des  Lumières sur les temps modernes (Convention de genève, Droits de l Homme, abolition de l'esclavage...)
+ rapprochement avec  L'ingénu de Voltaire
Bonne chance si vous tombez sur cela car Candide est un incontournable, je peux vous aider.

Alexandre, belge, Lycée français de Bruxelles

Je trouve ton plan assez cohérent avec la question, de plus tu as l'air d'avoir gérer ton entretien : Félicitation


PS : je t'invite à regarde mon post où je raconte le déroulement de mon oral passé mercredi sur Phèdre.

Bisosu

 

#12 27/06/2008 13:27

mannnou
47 message(s)
Entraide scolaire et méthode Voltaire, Candide, chapitre 3

Je te propose de visiter les sites suivants:
www.bacdefrancais.net
fiches.skyrock.com
mongefrancaislecalve.over-blog.net
        BONNE CHANCE

Dernière modification par mannnou (27/06/2008 13:27)

 

#13 29/06/2008 13:04

julie776
12 message(s)
Entraide scolaire et méthode Voltaire, Candide, chapitre 3

Bonjour, en vu de de l'oral je m'interroge sur les différentes questions qui peuvent m'être posées dont celles-ci:

-En quoi ce texte est-il représentatif de l'esprit des lumières?
Dans une première partie je pensait :"La dénonciation de la guerre" par contre je n'ai pas d'idée pour la seconde.

-En quoi cette critique de la guerre est elle efficace ?
Dans une première partie je pensait parler des différents registres(satiriques,épique,pathétique et tragique).Là encore, aucune idée pour une seconde partie.

Vos suggestions seront les bienvenues.
Merci de votre aide ! 


Comment Candide se sauva d’entre les Bulgares, et ce qu’il devint
   Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.
   Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
   Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants, ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n’oubliant jamais mademoiselle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de mademoiselle Cunégonde.

Voltaire, Candide, chapitre troisième (extrait).


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