#1 14/11/2007 13:43

nanou932
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Entraide scolaire et méthode Dissertation sur les fables de La Fontaine

questions :
parmi les fables le loup et le chein ; le lion et le moucheron ainsi que le loup, la louvre et les louveteaux ,quelle lecons peut-ons tirer sur celles-ci ?
cette lecon est-elle explicite


pouriez vous m'aidez svp apres etude des doc je reste sur le meme point cette a dire sans reponse


  Le Lion et le Moucheron [La Fontaine]


Va-t-en, chétif insecte, excrément de la terre !
" C'est en ces mots que le Lion Parlait un jour au moucheron.
L'autre lui déclara la guerre.
" Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de roi Me fasse peur, ni me soucie ?
Un bœuf est plus puissant que toi, Je le mène à ma fantaisie.
" À peine il achevait ces mots,
Que lui-même il sonna la charge,
Fut le trompette et le héros.
Dans l'abord, il se met au large ;
Puis prend son temps, fond sur le cou Du lion, qu'il rend presque fou.
Le quadrupède écume, et son œil étincelle ;
Il rugit; on se cache, on tremble à l'environ :
Et cette alarme universelle Est l'ouvrage d'un moucheron.
Un avorton de mouche en cent lieux le harcèle :
Tantôt pique l'échine et tantôt le museau.
Tantôt entre au fond du naseau.
La rage alors se trouve à son faîte monté.
L'invisible ennemi triomphe et rit de voir
Qu'il n'est griffe ni dent en la bête irritée
Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir.
Le malheureux lion se déchire lui-même,
Fait résonner sa queue à l'entour de ses flancs,
Bat l'air, qui n'en peut mais, et sa fureur extrême
La fatigue l'abat : le voilà sur les dents.
L'insecte du combat se retire avec gloire :
Comme il sonna la charge, il sonne la victoire,
Va partout l'annoncer, et rencontre en chemin L'embuscade d'une araignée :
Il y rencontre aussi sa fin.
Quelle chose par là nous peut être enseignée ?
J'en vois deux dont l'une est qu'entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L'autre, qu'aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire.

  le loup, la louvre et les louveteaux [Jean Anouilh]

Le loup, l'horrible loup qui fait peur aux enfants,
Le loup maigre et cruel qui guette,
Assassin précis, l'innocent
Et l'emporte poissé de sang,
Rentre au foyer le soir où les siens lui font fête
Et s crie : " Vilains garnements,
J'espère qu'aujourd'hui vous avez été sages ?
Quand les petits loups sont méchants
Jésus pleure dans les nuages.
Votre maman n'a pas à se plaindre de vous ? "
" Non, non, s'écrient les petits loups,
Dis-lui, maman, de vraies images.
On s'est même laissé lécher
Sans pleurer !
Que nous apportez-vous, papa, pour récompense ? "
" Un beau petit agneau tout frais.
Vous voyez, il palpite encore... "
" Quelle chance !
Crient les mignons. Papa, laissez-nous l'achever. "
" Ils se portent bien, ils dévorent ",
Dit la louve, l'oeil attendri.
Et le couple, comblé, regarde
Le joyeux carnage de ses chers petits.

" Je n'ai jamais vu de loup plus dur, dit le garde.
Pissant le sang partout, dix balles dans le corps,
Sur ses pattes brisées il se dressait encor.
La louve près de lui était déjà tuée,
Les louveteaux aussi. Il ne défendait plus
Que des cadavres. A la fin pourtant on l'a eu,
Et savez-vous, en rentrant de cette curée,
Ce que m'a dit la plus petite de mes filles ?
Pour un mot d'enfant, ce n'est pas banal... "


Le garde aussi aime bien sa famille...
Un monde d'innocents se tue et se torture.
Ce grouillement géant de meurtres et de mal,
Sous le regard froid de la lune,
C'est ce que l'homme appelle une nuit pure...


Pour Monsieur Lazareff, rien à mettre à la une
Dans son journal.

   Le Loup et le Chien [La Fontaine]


Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.


Dernière modification par nanou932 (14/11/2007 15:22)