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je crois que l'homéotéleute signe deux mots dont les terminaisons sont semblablement orthographiquement et phonétiquement
Le TLF
homéotéleute (gr. ), subst. fém. « Figure de style consistant à placer en fin de phrases ou de membres de phrases assez rapprochés des mots dont les finales semblables sont sensibles à l'oreille ». Voir MAR. Lex. 1951, p. 111
autrement dit, des rimes ! ce que disait Jean-Luc
Le terme que je t'indiquais, homographe, convient mieux
HOMOGRAPHE, subst. masc. et adj.
LING. (Mot) dont la graphie est identique à celle d'un autre mot.
Bonsoir Léah et Cindy,
En fait la réponse serait nuancée.
L'homéotéleute est d'abord une figure grammaticale qui consiste à placer à la fin des phrases ou de membres de phrases des mots de même finale. En ce sens la rime n'est qu'un cas particulier d'homéotéleutes. Mais il existe des rimes qui ne sont pas identiques par la graphie, ce qui les rattachent à leur origine d'assonances très fréquentes dans la poésie médiévale :
Tenez les clefs de ceste citet large,
Le grant aveir en presentez al rei Carles,
Pois me jugez Rollant a rereguarde.
Sel pois trover a port ne a passage,
Liverrai lui une mortel bataille.
Chanson de Roland, laisse LII (vers 654-558)
La poésie écrite a donc utilisé la rime poétique verbale constituée par la répétition d'un ou plusieurs phonèmes identiques (parmi lesquels il faut nécessairement au moins une voyelle tonique) en essayant aussi de cultiver la similitude graphique. Lorsque deux phonèmes semblables sont transcrits par des graphies différentes, la rime y perd en qualité esthétique (et non en richesse) ce qui devrait la faire considérer comme une licence poétique.
De même, si la rime est faite pour l'oreille, il existe aussi des rimes « pour l'œil » par exemple : hélas ! et suivre mes pas (à la fin de Bérénice, de Racine) à considérer elles aussi comme des licences.
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