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Bonsoir à tous,
Je dois traiter le sujet suivant:
Comment l'émotion est-elle suscitée dans les Contes de Perrault et les illustrations de Doré?
J'ai beau analyser le sujet et relire les Contes, je ne sais pas du tout comment traiter la question n'y avec quels arguments.
Je vous remercie d'avance de votre aide.
Dernière modification par Muriel H. (07/11/2007 17:19)
Bonjour Minako
J'espère que tu repassera par là !
Et bien maintenant tu dois avoir rendu ta dissertation depuis un moment, et peut-être l'as-tu corrigé en classe. Justement, je fais mes fiches de révision sur Perrault, maintenant que cette partie du programme est finie, et ta question m'interesse. alors si tu repasse par là, pourrais-tu me dire quel plan vous avez finalement vu en classe ?
Merci.
Bien sûr si quelqu'un d'autre a eu à traiter cette question, son corrigé est le bienvenu également !
Je re-précise que ce n'est pas pour écrire une dissertation à rendre, mais bien pour faire des fiches de révision, et donc, ce n'est pas comme si je trichais !! 
Bonsoir namarie,
L'émotion dans les Contes est assez présente, le tout est de bien différencier l'émotion qu'éprouvent les personnages et celle du lecteur. Dans les Contes, elles sont assez primaires (la peur du petit poucet, la tristesse de cendrillon, la colère de l'Ogre, la joie de Riquet..), afin de faire des personnages de "stéréotypes" de qualités, défauts, et émotions. Un même personnage ne connaît jamais des dizaines émotions dans les Contes, il ne reste souvent cantonné qu'à une principale. En revanche dans les illustrations de Doré, c'est assez différent, les émotions "primaiers" sont moins mises en avant. Dans les gravures du petit poucet, par exemple, la peur est là, certes, mais elle touche aussi beaucoup plus le lecteur (enfin, le spectateur !)
Voilà, j'espère que ça pourra t'aider, si tuveux des précisions n'hésite pas.. 
Il faut jouer sur la description du milieu populaire, sur la condition féminine, et sur tout ce qui touche à l'enfance. Tout ceci doit te mener au pathétique représenté par Doré. 
Ce que tu dis Oreg (qui est exact !!
) s'oriente sur l'émotion du lecteur, mais le sujet ne précise pas si oui ou non il prend en compte l'émotion des personnages. Enfin, leurs émotions permet aussi d'en susciter chez le lecteur, mais pas forcément les mêmes.. La peur du petit poucet (toujours lui
) ne suscite pas la peur chez le lecteur, mais plutôt de la pitié, de la compassion.
Et puis, elles ont un rôle narratif les émotions (ou leur absence), elles sont le moteur de la mission du héros. Ex : l'absence de peur chez le Petit Chaperon rouge la mène à sa perte, la joie trop rapide de la belle au bois dormant aussi !
Je pense que l'émotion, à partir du moment où on attend de savoir comment elle est suscitée, concerne le lecteur.
Que ce soit angoisse, compassion, pitié, terreur, ou joie, contentement, satisfaction, etc, l'émotion passe toujours par une phase de narration: c'est, comme tu le dis, l'émotion du personnage qui a des répercussions sur celle du lecteur.
Après, il faut se centrer sur la place du héros: on ne peut parler d'émotions sans définir le personnage auquel le lecteur s'identifie... Dans cette optique, nous rejoignons rapidement la psychanalyse, qui entend expliquer le pourquoi du choix du personnage auquel on s'identifie, et ainsi le pourquoi de l'émotion ressentie.
C'est vrai que j'ai assez mal lu le sujet, et j'ai plutôt vu ça comme "l'émotion" plutôt que "l'émotion suscitée"
("Vous ne savez pas lire !" m'aurez dit mon prof de maths, l'an passé..)
Mais, je soutiens que le sujet n'exclut pas l'émotion des personnages, bien qu'il soit plus difficile de travailler là-dessus (comment prouvez une arrivée d'émotion chez une marionnette narrative, d'ailleurs?
)
On ne peut pas envisager l'émotion du lecteur sans celle du personnage, la première découlant de la seconde... 
Non, je ne suis pas d'accord !
L'émotion du lecteur peut-être suscitée indépendamment de celle du personnage. Par exemple, un personnage peut éprouver du dégout face à la description d'un perso.. je pense que ça peut être considérée comme une émotion ^^
Pas de personnage, pas d'émotion...
Ce qui parait tout bonnement logique d'ailleurs...
Et s'il y a dégoût, c'est soit qu'il y a non-identification, soit qu'il y a identification amenant au dégoût de soi...
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