Bonsoir, Coline !
Lorsque le relatif QUI a pour antécédent un attribut [une femme] dont le verbe [êtes] est à la 1ère ou à la 2e personne [vous êtes], l’usage hésite entre l’accord avec l’attribut [une femme] et l’accord avec le pronom [vous].
Des exemples fournis par le Grevisse, je retiens :
ACCORD AVEC L’ATTRIBUT :
* Je suis UNE FILLE du Carmel qui VA souffrir pour vous. (Bernanos)
* Nous sommes ainsi QUELQUES FOSSILES qui SUBSISTENT. (Flaubert)
ACCORD AVEC LE PRONOM :
* Vous êtes UNE NYMPHE antique qui VOUS IGNOREZ. (Nerval)
* Vous êtes UN ENFANT qui PRÉTENDEZ agir comme un homme. (Fromentin)
Vos deux propositions sont grammaticales.
Personnellement, je préfère « qui aime ».
Ce n'est pas un problème de conjugaison, mais un problème d'accord.
Interessante question , qui touche au problème du vouvoiement ce me semble !
Justement Je me posais la question hier encore, en relisant des passages de certaines lettres de la Marquise de Sévigné; Je suis tombé sur une de ses lettres dans laquelle s'adressant à sa fille elle lui ecrit : <<"Vous êtes tombéS >> , et quelques lignes plus loin <<Vous ëtes alléE>> !
Que penser de celà ? Quelle est la règle précise concernant l'accord du participe dans ce cas? doit-il se faire avec le genre de la personne que l'on vouvoie ou normalement avec la deuxième personne du pluriel ? De plus doit-on mettre toujours une majuscule à Vous ?
on dit "Vous êtes une femme qui aime..
Qui est un pronom relatif sujet .Aime s'accorde avec le sujet
warulf a écrit :
Je suis tombé* sur une de ses lettres dans laquelle s'adressant à sa fille elle lui ecrit : <<"Vous êtes tombéS >> , et quelques lignes plus loin <<Vous ëtes alléE>> !
Que penser de celà ?
Mme de Sevigné (1626-1696).
L'Académie Française était créée en 1635.
Elle n'avait pas pu publier son dictionnaire jusqu'en 1694.
Mme de Sevigné n'est donc pas fautive dans ses inventions et caprices linguistiquement créatives.
*J'espère que vous ne vous fissiez pas mal.
Dernière modification par JSC (07/11/2007 18:07)
Dans ce poème :
Blonds (1997)
Oui, blonds, ils étaient blonds, blonds ? Que tu m’écrivisses
Ta ferveur, j’eus pleuré, mais de mon cœur fendu
Perlait la libido : tes cuisses écrevisses !
Et ta bouche mouillée au fard rose, fondu !
Mais je garde en mon sein bien plus que les muqueuses,
La toison grisante oh ! qui dans l’air délassait
Ses arabesques d’or ; tes pupilles moqueuses
Ne le surent jamais : CELA ME DEPASSAIT.
Ton parfum : « sans issue » ? Et quand dans l’indolence
D’un songe je soufflais : « ta crinière je veux »,
Tu ne voyais en moi qu’un sotte insolence,
Alors que je rêvais d’océans de cheveux…
blonds, Blonds, BLONDS. Je nageais très loin de leurs rivages,
Plaquant mille baisers sur chaque fil sucré
(Leur laque ou ta maîtresse ?) et déjà les ravages
Du réveil brisait tout mon rêve sacré.
Pourquoi ? Je…oh ! un fil ! le ciel bleu nous martèle ;
Les coquelicots, blonds ! mes yeux étiolés
Gonflés de sanglots, blonds ! Oh ! la langueur mortelle !
Ton parfum « Vol de nuit », blond les soirs étoilés ?
N'y a t-il pas une faute dans le deuxième vers? Ne faut-il pas mettre "j'eusse pleuré" plutôt que "j’eus pleuré" ?
Dernière modification par Muriel H. (28/01/2008 16:53)
Voilà, j'ai modifié "Blonds". Les corrections apportées apparaissent en rouge.
C'est mieux ainsi ?
Blonds (1997)
Oui, blonds, ils étaient blonds, blonds ? Que tu m’écrivisses
Des mots doux, j’eusse joui, car de mon cœur fendu
Perlait la libido : tes cuisses écrevisses !
Et ta bouche mouillée au fard rose, fondu !
Mais je garde en mon sein bien plus que les muqueuses,
Ta toison grisante oh ! qui dans l’air délassait
Ses arabesques d’or ; tes pupilles moqueuses
Ne le surent jamais : CELA ME DEPASSAIT.
Ton parfum : « sans issue » ? Et quand dans l’indolence
D’un songe je soufflais : « ta crinière je veux »,
Tu ne voyais en moi qu’une sotte insolence,
Alors que je rêvais d’océans de cheveux…
blonds, Blonds, BLONDS. Je nageais très loin de leurs rivages,
Plaquant mille baisers sur chaque fil sucré
(Leur laque ou ta maîtresse ?) et déjà les ravages
Du réveil brisait tout mon rêve sacré.
Pourquoi ? Je…oh ! un fil ! le ciel bleu nous martèle ;
Les coquelicots, blonds ! mes yeux étiolés
Gonflés de sanglots, blonds ! Oh ! la langueur mortelle !
Ton parfum « Vol de nuit », blond les soirs étoilés ?