#1 06/11/2007 17:35

Ares
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Entraide scolaire et méthode Commentaire composé - Les Contemplations de Victor Hugo

Les mots, bien ou mal nés, vivaient parqués en castes;
Les uns, nobles, hantant les Phèdres, les Jocastes,
Les Méropes, ayant le décorum pour loi,
Et montant à Versaille aux carrosses du roi;
Les autres, tas de gueux, drôles patibulaires,
Habitant les patois; quelques-uns aux galères
Dans l'argot; dévoués à tous le genres bas,
Déchirés en haillons dans les halles; sans bas,
Sans perruque; créés pour la prose et la farce;
Populace du style au fond de l'ombre éparse;
Vilains, rustres, croquants, que Vaugelas leur chef
Dans le bagne Lexique avait marqués d'une F;
N'exprimant que la vie abjecte et familière,
Vils, dégradés, flétris, bourgeois, bons pour Molière.
Racine regardait ces marauds de travers;
Si Corneille en trouvait un blotti dans son vers,
Il le gardait, trop grand pour dire: Qu'il s'en aille;
Et Voltaire criait: Corneille s'encanaille
Le bonhomme Corneille, humble, se tenait coi.
Alors, brigand, je vins; je m'écriai: Pourquoi
Ceux-ci toujours devant, ceux-là toujours derrière?
Et sur l'Académie, aïeule et douairière,
Cachant sous ses jupons les tropes effarés,
Et sur les bataillons d'alexandrins carrés,
Je fis souffler un vent révolutionnaire.
Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.
Plus de mot sénateur! plus de mot roturier!
Je fis une tempête au fond de l'encrier,
Et je mêlai, parmi les ombres débordées,
Au peuple noir des mots l'essaim blanc des idées;
Et je dis: Pas de mot où l'idée au vol pur
Ne puisse se poser, tout humide d'azur!
Discours affreux! - Syllepse, hypallage, litote,
Frémirent; je montai sur la borne Aristote,
Et déclarai les mots égaux, libres, majeurs.
Tous les envahisseurs et tous les ravageurs,
Tous ces tigres, le Huns, les Scythes et les Daces,
N'étaient que des toutous auprès de mes audaces;
Je bondis hors du cercle et brisai le compas.
Je nommai le cochon par son nom; pourquoi pas?

Bonjour, voici mon commentaire composé sur Les Contemplations de Victor Hugo, que je posterais au cour de sa réalisation afin de profiter de vos conseils avisés.

Voici, l'introduction :

  En 1856, Victor Hugo publia son recueil de 158 poèmes rassemblés en 6 livres : Les Contemplation. La plupart de ces poèmes furent écrits entre 1846 et 1855. Mais, les poèmes les plus anciens de ce recueil datent de 1834. Les 11.000 vers des Contemplations comptent parmi les plus beaux poèmes de la poésie française. Victor Hugo est alors à l'apogée de son art poétique.
  Ce texte présente, l'intérêt d'une argumentation au travers un poème. Il vise à minimiser l'importance accordée aux normes classiques omniprésentes en littérature. En quoi, ce poème, peut-il influer sur les pensées des institutions garantes de l'authenticité de la langue et surtout sur les pensées des auteurs modelés par les normes ?
  Dans un premier temps, Hugo fait l'apologie des disparités littéraires notamment de tous les registres de langues même les plus archaïques et populaires. Pour ensuite, camoufler sous cette apologie, une satire implicite de la société exhortant la population à prendre les armes.

Dernière modification par Ares (06/11/2007 18:19)


Guerre, mot banal. Génocide, action quotidienne. Hécatombe, acte habituel. Tant de mot pour désigner la mort, mais le seul qui restera dans les esprit, est celui du légendaire dieu de la guerre: Ares
 

#2 06/11/2007 18:26

Ares
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Entraide scolaire et méthode Commentaire composé - Les Contemplations de Victor Hugo

Que pensez vous aussi d'un 3ème axe traitant de l'implication personnelle de Victor Hugo qui plébiscite sa cause avec véhémence ?
Je doit avoir finit çà pour après demain, s'il vous plaît votre aide me sera plus que précieuse.
Merci, d'avance

Dernière modification par Ares (07/11/2007 09:45)