Bonjour je rencontre quelques problèmes avec les questions ci-dessous. Pouvez-vous m'aider? Merci d'avance.
Il montait lentement les marches, le cœur battant, l'esprit anxieux, harcelé surtout par la crainte d'être ridicule; et, soudain, il aperçut en face de lui un monsieur en grande toilette qui le regardait. Ils se trouvaient si près l'un de l'autre que Duroy fit un mouvement en arrière, puis il demeura stupéfait: c'était lui-même, reflété par une haute glace en pied qui formait sur le palier du premier une longue perspective de galerie. Un élan de joie le fit tressaillir, tant il se jugea mieux qu'il n'aurait cru.
N'ayant chez lui que son petit miroir à barbe, il n'avait pu se contempler entièrement, et comme il n'y voyait que fort mal les diverses parties de sa toilette improvisée, il s'exagérait les imperfections, s'affolait à l'idée d'être grotesque.
Mais voilà qu'en s'apercevant brusquement dans la glace, il ne s'était pas même reconnu; il s'était pris pour un autre, pour un homme du monde, qu'il avait trouvé fort bien, fort chic, au premier coup d'oeil.
Et maintenant, en se regardant avec soin, il reconnaissait que, vraiment, l'ensemble était satisfaisant.
Alors il s'étudia comme font les acteurs pour apprendre leurs rôles. Il se sourit, se tendit la main, fit des gestes, exprima des sentiments: l'étonnement, le plaisir, l'approbation; et il chercha les degrés du sourire et les intentions de l'oeil pour se montrer galant auprès des dames, leur faire comprendre qu'on les admire et qu'on les désire.
Une porte s'ouvrit dans l'escalier. Il eut peur d'être surpris et il se mit à monter fort vite et avec la crainte d'avoir été vu, minaudant ainsi, par quelque invité de son ami.
En arrivant au second étage, il aperçut une autre glace et il ralentit sa marche pour se regarder passer. Sa tournure lui parut vraiment élégante. Il marchait bien. Et une confiance immodérée en lui-même emplit son âme. Certes, il réussirait avec cette figure-là et son désir d'arriver, et la résolution qu'il se connaissait et l'indépendance de son esprit. Il avait envie de courir, de sauter en gravissant le dernier étage. Il s'arrêta devant la troisième glace, frisa sa moustache d'un mouvement qui lui était familier, ôta son chapeau pour rajuster sa chevelure, et murmura à mi-voix, comme il faisait souvent: "Voilà une excellente invention." Puis, tendant la main vers le timbre, il sonna.
D'après cet extrait de BEl Ami:
Comment évolue Duroy au cours de cette montée ? Justifier.
Quel est le rôle du miroir ?
Quel est le sens symbolique de l'escalier?
s’il vous plaît AIDEZ MOI

Dernière modification par Muriel H. (06/11/2007 18:36)
Bonjour,
Je n'arrive pas à trouver une ellipse dans Bel-Ami de Mauppassant et une pause.
Merci à vous
Dernière modification par Muriel H. (26/02/2008 12:34)
Relis la définition de ces figures de style

Je l'ai lu mais je ne la trouve pas:
Une scène d'ellipse ca existe?
Voici la définition: Figure de rhétorique consistant à omettre volontairement un ou plusieurs mots, grammaticalement nécessaires, qui ne sont pas indispensables pour la compréhension de la phrase, afin d'augmenter l'intensité du propos. Le soin de deviner le sous-entendu est laissé au lecteur ou à l'auditeur.
Bonjour,
Une ellipse dans la diégèse (structure du récit) est simplement une période passée sous silence, un "blanc" dans l'histoire, soit que le narrateur ait jugé son rapport inutile, soit qu'il ait choisi un raccourci brutal pour attirer l'attention du lecteur...
Quant à la pause dans le récit, il s'agit d'une description, d'un portrait ou d'un discours.
Dernière modification par Jean-Luc (26/02/2008 12:28)
s’il vous plaît , je voudrais s'avoir à quel mouvement littéraire appartient Bel Ami , de Guy de Maupassant
Dernière modification par Muriel H. (13/05/2008 12:39)
Bonjour à tous,
J'ai une petite question concernant l'oeuvre de Maupassant Bel-Ami, pourquoi peut-on dire qu'il s'agit d'un roman de moeurs ?
Merci de vos réponses
Mar310
Dernière modification par Muriel H. (14/06/2008 12:25)
Bonjour,
Ce roman est l'étude d'un personnage arriviste mais aussi de la société parisienne sous la IIe République (presse, personnel politique, haute bourgeoisie...). Moeurs doit être compris comme comportements sociaux.