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Seconde
A peine pouvait-on, à la longue, reconnaitre sous cet envahissement formidable de la sève l’ancien dessin du Paradou. En face, dans une sorte de cirque immense, devait se trouver le parterre, avec ses bassins effondrés, ses rampes rompues, ses escaliers déjetés, ses statues renversées dont on apercevait les blancheurs au fond des gazons noirs. Plus loin, derrière la ligne bleue d’une nappe d’eau, s’étalait un fouillis d’arbres fruitiers ; plus loin encore, une haute futaie enfonçait ses dessous violâtres, rayés de lumière, une forêt redevenue vierge, dont les cimes se mamelonnaient sans fin, tachées du vert jaune, du vert pâle, du vert puissant de toutes les essences. A droite, la forêt escaladait des hauteurs, plantait des petits bois de pins, se mourait en broussailles maigres, tandis que des roches nues entassaient une rampe énorme, un écroulement de montagne barrant l’horizon ; des végétations ardentes y fendaient le sol, plantes monstrueuses immobiles dans la chaleur comme des reptiles assoupis ; un filet d’argent, un éclaboussement qui ressemblait de loin à une poussière de perles, y indiquait une chute d’eau, la source de ces eaux calmes qui longeaient si indolemment le parterre ? A gauche enfin, la rivière coulait au milieu d’une vaste prairie, où elle se séparait en quatre ruisseaux, dont on suivait les caprices sous les roseaux, entre les saules, derrière les grands arbres ; à perte de vue, des pièces d’herbage élargissaient la fraicheur des terrains bas, un paysage lavé d’une buée bleuâtre, une éclaircie du jour se fondant peu à peu dans le bleu verdi du couchant. Le Paradou, le parterre, la forêt, les roches, les eaux, les prés, tenaient toute la largeur du ciel.
"Le Paradou !" balbutia Serge ouvrant les bras comme pour serrer le jardin tout entier contre sa poitrine.
Il chancelait. Albine dut l'assoir dans un fauteuil. Là, il resta deux heures sans parler. Le menton sur les mains, il regardait. Par moments, ses paupières battaient, une rougeur montait a ses joues. Il regardait lentement, avec des étonnements profonds. C'était trop vaste; trop complexe, trop fort.
Question :
1. Quel ordre suit la description du Paradou ? Relevez les mots qui la structure.
Les indicateurs spatiaux qui structure cette description concerne la nature et les objets. On peut relever les groupes de mots suivants" En face " Ligne 2, " Plus loin " Ligne 5, " A droite " Ligne 9, " A gauche " Ligne 16.
Ses mots nous donnent l'emplacement de la nature dans le jardin.
2. Quelles impressions se dégagent de cette description ?
Justifiez votre réponse en vous appuyant sur le relevé de champs lexicaux.
L'impression qui se dégagent de cette description est une impression de désordre. En effet, " bassins effondrés " Ligne 3, " fouillis d'arbre fruitiers " Ligne 6, " végétation ardente " Ligne 13, " la forêt, les rochers, les yeux, les près tenaient tout la largeur du ciel " Ligne 21-22.
La nature est représentée vivante. Les plantes en effet sont sujet de verbes d'action " escaladait " Ligne 9, " plantait " Ligne 10, " mourait " Ligne 10 voir comparée a des animaux " reptiles " Ligne 13.
Dans le commentaire il est dit que par des exemple comment la description du jardin annonce la passion amoureuse des deux personnages, ce qui me fait penser qu'il y a le champ lexical de l'amour mais je ne l'a trouve pas.
3. Quel fonctions la description joue-t-elle dans le récit.
Je ne comprend pas cette question... 
4. Que symbolise ce jardin ?
Pour la question n°4, on pourrait penser que c'est le Paradis dans le Bible, qui est le Jardin d'Eden. De plus, Albine serait Eve et Serge Adam.
Merci de toute votre aide ! 
Dernière modification par Jéjém (06/11/2007 13:01)
Je peut avoir une petite aide pour la question n°3 qui me bloque complètement.
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