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L'extrait:
"Qui demanda jamais à son disciple ce qu'il lui semble de la Rhétorique et de la Grammaire de telle ou telle sentence de Cicéron ? On nous les plaque en la mémoire toutes empennées, comme des oracles où les lettres et les syllabes sont de la substance de la chose. Savoir par coeur n'est pas savoir : c'est tenir ce qu'on a donné en garde à sa mémoire. Ce qu'on sait droitement, on en dispose, sans regarder au patron, sans tourner les yeux vers son livre. Fâcheuse suffisance, qu'une suffisance pure livresque ! Je m'attends qu'elle serve d'ornement, non de fondement, suivant l'avis de Platon, qui dit la fermeté, la foi, la sincérité être la vraie philosophie, les autres sciences et qui visent ailleurs, n'être que fard. Je voudrais que le Paluël ou Pompée, ces beaux danseurs de mon temps, apprissent des caprioles à les voir seulement faire, sans nous bouger de nos places, comme ceux·ci veulent instruire notre entendement, sans l'ébranler; ou qu'on nous apprît à manier un cheval, ou une pique, ou un luth, ou la voix, sans nous y exercer, comme ceux ici nous veulent apprendre à bien juger et à bien parler, sans nous exercer à parler, ni à juger. Or, à cet apprentissage, tout ce qui se présente à nos yeux sert de livre suffisant : la malice d'un page, la sottise d'un valet, un propos de table, ce sont autant de nouvelles matières."
Voilà, je dois faire un commentaire sur cet extrait. J'ai déjà réfléchis à un plan, le voici:
I-En quoi cet extrait s'inscrit il dans le mouvement humaniste
II- La remise en cause de l'éducation purement livresque (A travers l'argumentation)
III- Efficacité de la dénonciation
Dite moi si ce plan est convenable et si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à les mettre.
Merci d'avance.
Dernière modification par Muriel H. (03/11/2007 17:18)
Bonjour Linux,
Je définirais préalablement un parcours de lecture : par ex. une éducation humaniste ou la critique de l'éducation (ou des apprentissages) de l'époque.
Ensuite je définirais mes axes, par ex. :
Les nécessaires modèles antiques
La nécessaire appropriation et liberté de jugement (ou esprit critique)
Apprendre en toute chose par la pratique.
Bonjour à tous,
aprés avoir analysé le texte, je me rend compte que je n'ai toujours pas fait de plan...
C'est l'un de mes premiers commentaire composé, et à chaque fois que j'en fais un on me reproche de trop raconter le texte alors je pense que le problème vient de mon plan!
Par exemple pour ce texte je n'ai pas spécialement d'idée est ce que ce plan est convenable:
Dans un premier temps parler du fait que Montaigne insiste pour que l'education des enfants doit être plus rigoureuse, qu'ils aient plus de connaissance...
Ensuite, j'ai du mal surtout que je n'ai pas compris le second paragraphe du texte, je ne vois pas ce que Montaigne veut nous dire, si quelqu'un pouvait m'eclairer ce serait gentil!
Merci d'avance!
Alors voici le texe étudié:
"Qui demanda jamais à son disciple ce qu'il lui semble de la Rhétorique et de la Grammaire de telle ou telle sentence de Cicéron ? On nous les plaque en la mémoire toutes empennées, comme des oracles où les lettres et les syllabes sont de la substance de la chose. Savoir par coeur n'est pas savoir : c'est tenir ce qu'on a donné en garde à sa mémoire. Ce qu'on sait droitement, on en dispose, sans regarder au patron, sans tourner les yeux vers son livre. Fâcheuse suffisance, qu'une suffisance pure livresque ! Je m'attends qu'elle serve d'ornement, non de fondement, suivant l'avis de Platon, qui dit la fermeté, la foi, la sincérité être la vraie philosophie, les autres sciences et qui visent ailleurs, n'être que fard. Je voudrais que le Paluël ou Pompée, ces beaux danseurs de mon temps, apprissent des caprioles à les voir seulement faire, sans nous bouger de nos places, comme ceux·ci veulent instruire notre entendement, sans l'ébranler; ou qu'on nous apprît à manier un cheval, ou une pique, ou un luth, ou la voix, sans nous y exercer, comme ceux ici nous veulent apprendre à bien juger et à bien parler, sans nous exercer à parler, ni à juger. Or, à cet apprentissage, tout ce qui se présente à nos yeux sert de livre suffisant : la malice d'un page, la sottise d'un valet, un propos de table, ce sont autant de nouvelles matières."
Bonjour,
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Bonsoir Océane,
Il me semble que Montaigne cherche plutôt à nous persuader car il agit essentiellement sur notre affectivité, plus que sur notre intelligence : nombre de qualificatifs forts, exemples concrets, jugements à l'emporte-pièce...
La deuxième moitié du texte revendique un enseignement concret par l'exemple. D'une certaine manière Montaigne dénonce l'argument d'autorité.
Merci, dans ma seconde partie je voudrais montrer comment il argumente sa thèse, donc le fait qu'il utilise la persuasion.
Mais il n'essait pas de convaincre? Car, il argumente non?
Il argumente mais en essayant de persuader plus que de convaincre.
Ah d'accord merci!
Et pour la conclusion quand on me dit de faire un élargissement, je ne comprends pas, je dois parler de quoi par exemple pour ce texte?
De son contexte historique?
Tu peux parler de la nouveauté de ce type d'enseignement, de ces considérations sur la pédagogie. Tu peux les rapprocher des positions de Rabelais.
Bonjour ,
j'aurais besoin d'aide pour mon commentaire de français sur ce texte ...
Notre professeur de français nous a donner les axes
I ) Les critiques
II) Les voeux
mais je ne comprend pas l'intérêt ... les arguments sont les mêmes non ?
Merci de votre aide
Bonjour Llaura,
Non, les arguments ne sont pas les mêmes.
Dans 1 tu examines les manques, les erreurs, les causes de l'inefficacité de ce type d'enseignement,
tandis que dans 2 tu proposes des améliorations, des corrections, des solutions... pour que l'enfant soit mieux formé.
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