#1 01/11/2007 13:27

NOURA
25 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

pour vous est ce que l'autrui constitue une prison? est ce que nous sommes des esclaves d'autrui?quand on aime et quand on hait? quand on veut d'être jolie aux yeux des autres on veut faire apparaître le meilleur de ce qu'on possède pour être le meilleur a leurs yeux?


Egalité Fraternité Liberté
 

#2 01/11/2007 15:05

Ina
361 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Je ne sais plus où j'ai lu "les autres font toujours plaisir, si ce n'est pas quand ils viennent c'est quand ils partent!"

Les relations avec autrui sont assez complexes. On a forcément envie d'avoir un de ses semblables à ses côtés, mais bizarement vient toujours ce moment où l'on a l'intime envie qu'il se retire.

Dire pour autant qu'autrui c'est l'enfer ne me semble pas juste, je dirais plutôt que l'enfer c'est tous les paradoxes de l'Homme.

Dernière modification par Ina (01/11/2007 15:06)

 

#3 01/11/2007 15:24

JSC
4900 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Ce thème me semble lié à la fameuse phrase de PASCAL concernant la Liberté...

LES AUTRES  - UNE MENACE?

Dernière modification par JSC (01/11/2007 15:27)


La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble le pire des immoralités. (O. Wilde)
 

#4 01/11/2007 23:02

lebeau
592 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Bien au contraire, l'autre est celui qui peut vous aider à percevoir et donc à abattre les murs de votre propre prison! Pourquoi dirait-on, si ce n'était le cas, que "les voyages forment la jeunesse", à quoi j'ai toujours envie d'ajouter "la vieillesse aussi!"

 

#5 02/11/2007 20:13

Bonus
381 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Personne c' est la liberté ? 

 

#6 02/11/2007 20:34

JSC
4900 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

N'importe quoi! Ce sont les autres qui circonscrivent ma liberté.

 

#7 02/11/2007 21:19

Galain
185 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

JSC a écrit :

N'importe quoi! Ce sont les autres qui circonscrivent ma liberté.

Ce ne sont pas les autres, ce sont mes rapports avec les autres. Cela vient donc autant des autres que de moi. Les autres sont un regard sur moi, le fait que se regard importe pour moi fait que moi même je me met des limites, j'auto-réduit ma liberté.

les voyages forment la jeunesse

hum.
Pas vraiment synonymes de liberté. Le fait est que les voyages et donc les rencontres avec l'autre-inconu nous forment, cela veut bien dire que nous ne sommes pas totalement maître de notre nous mais que nous sommes en partie dépendant des autres pour nous faire. Nous ne sommes pas auto-construit. A partir du moment ou l'Autre intervient, la relation avec notre liberté qui serais, si j'ai bien saisi le propos du départ, une sorte de totale abstraction de l'autre, n'existe pas.
Nous sommes une plante et bien que l'on puisse admettre que la plante pousse comme elle veut, on ne peut pas oublier qu'elle est influencé dans sa pousse par son environnement (chez nous : les autres), comme un mur, un arbre que sais-je encore.
En fait, nous ne sommes que les pousses originelles, les bourgeons, notre croissance et ensuite dirigé dans une certaine mesures par les tuteurs que sont les autres.

Dernière modification par Galain (02/11/2007 21:19)


Si penser c'est resister, alors refléchir c'est poser une bombe...
http://damnee.over-blog.fr/
 

#8 02/11/2007 21:29

JSC
4900 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Bonsoir, Galain.

Galain a écrit :

Ce ne sont pas les autres, ce sont mes rapports avec les autres.

Le premier exemple qui traverse mon esprit: quel rapport as-tu avec l'inventeur du petit bonhomme rouge qui t'interdit de traverser la rue? Ou avec les législateurs qui ont autorisé cette contrainte de notre liberté?
Sans eux, tu aurais été dans la position d'auto-censure peut-être en décidant pour toi-même si tu traverses une rue (sans petit bonhomme) en fonction de la circulation prévalente. Avec eux, ce sont bien eux qui ne t'autorisent pas à traverser. Interdiction (venue de l'extérieure)=contrainte.

 

#9 02/11/2007 21:39

Galain
185 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Le premier exemple qui traverse mon esprit: quel rapport as-tu avec l'inventeur du petit bonhomme rouge qui t'interdit de traverser la rue? Ou avec les législateurs qui ont autorisé cette contrainte de notre liberté?
Sans eux, tu aurais été dans la position d'auto-censure peut-être en décidant pour toi-même si tu traverses une rue (sans petit bonhomme) en fonction de la circulation prévalente. Avec eux, ce sont bien eux qui ne t'autorisent pas à traverser. Interdiction (venue de l'extérieure)=contrainte.

La contrainte que tu met en avant n'est pas seulement le fruit d'une entité extérieure et inconnue, mais c'est avant tout le fruit d'une intériorisation et d'une acceptation de la règle passant par la compréhension de l'environnement. Le fait qu'il y est des règles ne nous oblige pas à nous y soumettre. La règle c'est simplement l'écriture d'un auto-censure (comme tu dis ) qui s'est révélé être plus ou moins générale. L'individu n'étant pas d'accord peut, en son âme et conscience décider de passer outre la règle.
C'est en cela que je pense que l'autre n'ai pas égal à moins de liberté, c'est la conjugaison de l'autre et de moi et de l'alchimie qui en résulte.

 

#10 02/11/2007 21:46

JSC
4900 message(s)
Café philo L'enfer, c'est les autres ?

Galain a écrit :

L'individu n'étant pas d'accord peut, en son âme et conscience décider de passer outre la règle.

C'est presque l'incitation aux lecteurs à commettre un délit!!!! 

Galain a écrit :

La contrainte que tu met en avant n'est pas seulement le fruit d'une entité extérieure et inconnue, mais c'est avant tout le fruit d'une intériorisation et d'une acceptation de la règle passant par la compréhension de l'environnement.

J'y vois ma relation à moi même, non pas à autrui.

N°2: j'inspire et je vole ainsi de l'atmosphère un certain nombre d'atomes que mes voisins ne peuvent donc pas inspirer. Je vois bien ma relation à l'atmosphère, mais peu mon rapport à mon voisin, car il continuer à inspirer et vivre malgré moi.