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Au peuple [Les Châtiments]
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
Voici le texte sur lequel je dois faire une lecture analitique dessus.
Quelqu'un pourrait il m'aider?

Dernière modification par Muriel H. (25/10/2007 20:17)
Victor HUGO (1802-1885)
(Recueil : Les châtiments)
Au peuple
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
Bonsoir !
J'ai quelques idées pour commenter cet extrait mais je peine à trouver une problématique pertinente et à déterminer les grands axes du texte.
Si vous avez quelques pistes à me donner cela serai avec plaisir !!
Merci beaucoup

Dernière modification par webmestre (22/01/2008 17:58)
Bonjour Lucie,
Ta problématique est dans la métaphore filée de ce texte : en quoi le peuple est-il un océan ?
En regroupant tes observations dans des axes que tu classeras du moins important au plus important, tu auras ton parcours de lecture.
Par ex. le peuple est une force puissante, imprévisible.
Il est à la fois lumière et ténèbres...
Seule la fin sera difficile à interpréter. Pour t'aider, demande-toi si Hugo ne manifeste pas une certaine déception. Pourquoi, à un moment donné, fait-il allusion au despote ? Qu'attend-il du peuple ?
Ce poème prend alors des airs d'appel à l'insurrection.
Jean Luc, je te remercie pour ton aide.
Ton message m'a permis d'y voir plus clair dans ma démarche, de mieux comprendre le texte et ainsi de l'apprecier encore un peu plus !

bonjour, je n'arrive pas à savoir se que signifie une vision épique.
exemple : dans Au Peuple Victor Hugo a une vision épique de l'océan et du peuple.
Pouvez-vous m'expliquer ce que cela signifie. Merci
Dernière modification par webmestre (25/03/2008 19:50)
Au peuple
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
SVP aidez moi pour le commentaire composé de Français. j'ai déja fait l'introduction mais je n' arrive pas à faire la suite ( mon plan, mon develloppement et ma conclusion ). Donnez moi des pistes SVP c'est Urgent .....

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Dernière modification par Muriel H. (30/05/2008 21:29)
super : tu m'expliques comment tu fais ton introduction avant de savoir ce à quoi va ressembler ton commentaire ?
bon, passons, mais tu me referas ton introduction bien sûr.
déjà : qui est "tu" ? qui est "il" ? et donc une grande partie sur la métaphore filée entre le "tu" et le "il", et la rupture finale "seulement lui ne trompe jamais"
les champs lexicaux, qui alimentent la métaphore
l'éloge ambigu du peuple, à qui ce poème est dédié
revois le contexte historique : dans quelles circonstances sont écrits Les Châtiments ?
bon, tu peux déjà aller par là, ce sera pas mal
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