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Bonjour,
J'ai un commentaire composé a faire sur une partie du chapitre 7 de Micromégas de Voltaire ( de "Un petit partisan de Locke..." jusqu'à la fin.
Svp pourriez-vous m'aider à trouver les différents axes possibles ( je pensais faire une partie sur la morale mais je ne vois pas quoi y mettre)
Merci d'avance pour votre aide.
Voici le texte :
Un petit partisan de Locke était là tout auprès; et quand on lui eut enfin adressé la parole: Je ne sais pas, dit-il, comment je pense, mais je sais que je n'ai jamais pensé qu'à l'occasion de mes sens. Qu'il y ait des substances immatérielles et intelligentes, c'est de quoi je ne doute pas: mais qu'il soit impossible à Dieu de communiquer la pensée à la matière, c'est de quoi je doute fort. Je révère la puissance éternelle; il ne m'appartient pas de la borner: je n'affirme rien; je me contente de croire qu'il y a plus de choses possibles qu'on ne pense.
L'animal de Sirius sourit: il ne trouva pas celui-là le moins sage; et le nain de Saturne aurait embrassé le sectateur de Locke sans l'extrême disproportion. Mais il y avait là, par malheur, un petit animalcule en bonnet carré qui coupa la parole à tous les autres animalcules philosophes; il dit qu'il savait tout le secret, que tout cela se trouvait dans la Somme de saint Thomas; il regarda de haut en bas les deux habitants célestes; il leur soutint que leurs personnes, leurs mondes, leurs soleils, leurs étoiles, tout était fait uniquement pour l'homme. A ce discours, nos deux voyageurs se laissèrent aller l'un sur l'autre en étouffant de ce rire inextinguible qui, selon Homère, est le partage des dieux; leurs épaules et leurs ventres allaient et venaient, et dans ces convulsions le vaisseau que le Sirien avait sur son ongle tomba dans une poche de la culotte du Saturnien. Ces deux bonnes gens le cherchèrent long-temps; enfin ils retrouvèrent l'équipage, et le rajustèrent fort proprement. Le Sirien reprit les petites mites; il leur parla encore avec beaucoup de bonté, quoiqu'il fût un peu fâché dans le fond du cœur de voir que les infiniment petits eussent un orgueil presque infiniment grand. Il leur promit de leur faire un beau livre de philosophie, écrit fort menu pour leur usage, et que, dans ce livre, ils verraient le bout des choses. Effectivement, il leur donna ce volume avant son départ: on le porta à Paris à l'académie des sciences; mais, quand le vieux secrétaire l'eut ouvert, il ne vit rien qu'un livre tout blanc: « Ah! dit-il, je m'en étais bien douté. »
Bonsoir,
Il faudrait d'abord définir le fil conducteur : un apologue en guise de conclusion du conte. Tout est orienté pour ridiculiser l'anthropocentrisme et l'orgueil incommensurable de l'homme.
A partir de là, tu pourrais définir des étapes qui seraient tes axes.
Merci pour ton aide Jean-luc, après réflexion j'ai finalement décidé de centrer ma 1ere partie sur les registres du texes, plus précisément le registre comique. Puis dans une seconde partie la morale de l'histoire. Mais je manque encore un peu d'idées pour meubler mes parties.
Bonsoir Chicchoc,
Je parlerais plutôt de registre satirique que comique.
Tu as quand même oublier de développer les cibles de l'ironie voltairienne : quels sont les systèmes philosophiques attaqués ? Que leur est-il reproché ?
Lis donc cette page du site ici.
Dernière modification par Jean-Luc (29/10/2007 23:28)
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