Bonjour,
Je me demande ce qu'il faut réviser pour l'oral puisqu'il y a au moins trente questions par texte possible 
Merci d'avance.
Bonjour,
D'abord un rappel des instructions officielles destinées aux professeurs… donc aux candidats aussi.
Épreuve orale : durée 20 minutes ; préparation 40 minutes ; coefficient 2. Toutes séries.
L'examen oral a pour but d'évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d'exprimer une sensibilité et une culture personnelles, et de manifester sa maîtrise de l'expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l'examinateur.
En vue de l'examen oral, le professeur rédige pour l'ensemble des élèves de sa classe un "descriptif des lectures et activités" réalisées pendant l'année. Ce document rend compte de l'ensemble du travail mis en œuvre dans la classe. Il mentionne explicitement les textes et les œuvres intégrales analysées, les groupements de textes étudiés, les lectures cursives effectuées, ainsi que leurs relations avec les objets d'études. Il présente toutes les précisions nécessaires pour que l'examinateur soit informé pleinement et sans équivoque du travail du candidat. Il est signé par le professeur et visé par le chef d'établissement.
L'examen oral se déroule en deux parties qui s'enchaînent, précédées d'un temps de préparation unique de 40 minutes. Chacune des deux parties, d'une durée de 10 minutes, est évaluée sur 10 points.
La première partie de l'épreuve est laissée à l'initiative du candidat qui présente librement son exposé. L'examinateur peut cependant intervenir, en fin d'exposé, pour faire préciser tel ou tel point.
La seconde partie est un entretien entre le candidat et l'examinateur, conduit par ce dernier.
Préparation
Pour la première partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat un extrait choisi parmi les lectures répertoriées dans le "descriptif des lectures et activités" ainsi qu'une question qui permette au candidat d'organiser et d'orienter son étude. Cette question porte sur l'ensemble du texte. Le texte est directement rattaché à un des objets d'étude du programme de la classe de première ; sa longueur, délimitée par l'examinateur, est déterminée en fonction de sa cohérence et de sa difficulté.
Pour la seconde partie de l'épreuve, l'examinateur propose au candidat une ou deux questions qui lui permettent d'élargir et d'approfondir sa réflexion par une mise en relation du texte étudié pour la première partie de l'épreuve avec l'un des trois éléments suivants :
- une des lectures cursives faites pendant l'année et relevant du même objet d'étude ;
- l'œuvre intégrale ou le groupement de textes d'où le texte étudié pour la première partie de l'épreuve a été extrait ;
- l'objet d'étude auquel se rattache le texte étudié.
Dans ce dernier cas, pour éviter la récitation pure et simple d'une question de cours, et afin de donner un support concret à la réflexion du candidat, l'examinateur peut également accompagner les questions d'un texte très proche de ceux présentés dans le "descriptif des lectures et activités". Ce texte peut être choisi dans une anthologie littéraire ou dans un manuel de première.
Épreuve
Dans la première partie de l'épreuve, le candidat rend compte de sa lecture du texte choisi par l'examinateur et orientée par la question initiale. Il doit s'efforcer, non de faire une étude "complète" du passage proposé, mais de répondre à la question posée, à partir d'une observation précise du texte.
Dans la seconde partie de l'épreuve, l'entretien, guidé par l'examinateur, permet d'évaluer la capacité du candidat à dialoguer, expliciter les questions posées, réinvestir ses connaissances en établissant des rapports et des comparaisons entre le texte étudié et l'un des autres éléments proposés, sans qu'il lui soit pour autant demandé d'établir des analyses exhaustives.
Dans l'ensemble de l'épreuve, l'examinateur peut évaluer la capacité du candidat à trouver des éléments de réponse aux questions posées et à les présenter de manière claire et ordonnée. Le candidat doit analyser les questions qui lui ont été posées, comprendre le travail qui lui est demandé, chercher des éléments de réponse appropriés, faire des choix, opérer des mises en relation claires, pertinentes, argumentées. L'épreuve orale, si elle fait essentiellement appel au travail mené pendant l'année, ne se réduit pas à la simple récitation d'une analyse déjà faite en classe.
Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche-Direction de l’enseignement scolaire- EAF-Épreuves orales-Quelques exemples de questions
Quelle formulation des questions ?
Les questions doivent être claires et accessibles. Elles ne peuvent exiger du candidat
un travail de décryptage préalable que l’emploi d’un métalangage exagérément technique
rendrait nécessaire.
La première question relève d’une tournure interrogative directe :
Ce texte vous paraît-il… ? ou En quoi/Pourquoi/Comment/Dans quelle mesure ce
texte… ?
La seconde question peut être posée de façon plus indirecte :
Vous vous demanderez si…, Vous vous interrogerez sur … ou utiliser une formule
destinée à orienter la réflexion de l’élève : Vous réfléchirez à…
Quelle est la fonction de la question ?
Elle porte sur un texte. C’est donc le caractère spécifique du texte qui appelle la
question.
Elle porte sur un texte déjà connu du candidat. Elle n’appelle donc pas une
découverte du texte mais sa relecture, en fonction d’une orientation précise, indiquée
par la question.
Elle appelle l’étude d’un aspect essentiel du texte. Elle n’induit donc ni une étude
pointilliste ni une analyse qui se voudrait exhaustive.
Elle permet au candidat d’aborder tout à la fois le sens et les choix d’écriture,
- soit en partant de l’observation pour élaborer progressivement une interprétation,
- soit en partant d’une interprétation pour la justifier par l’étude des choix d’écriture.
Elle permet d’évaluer les capacités du candidat à :
- comprendre la question qui lui est posée,
- comprendre, au sens littéral du terme, le texte qui lui est proposé,
- trouver dans ce texte des éléments de réponse à la question en prenant appui sur sa
connaissance de l’objet de l’étude,
- mettre en relation ces différents éléments pour parvenir, en prenant appui sur le texte,
à une réponse construite.
Quelles questions possibles ?
Questions portant sur l’ensemble du texte donné, mais pouvant prendre appui plus
particulièrement :
- sur le titre :
En quoi le titre annonce-t-il / éclaire-t-il le texte ?
- sur un court passage, indiqué par l’examinateur :
En quoi tel passage est-il une clef possible pour la lecture du texte ?
En quoi tel vers est-il représentatif de l’ensemble du poème ?
En quoi le premier vers est-il annonce-t-il le déroulement de l’ensemble du poème ?
En quoi l’anecdote des lignes X à Y sert-elle la démonstration ?
- sur la comparaison de deux brefs passage, indiqués par l’examinateur :
le début et la fin d’une scène théâtrale,
deux courts portraits,
un texte et quelques variantes.
- sur la recherche, par le candidat, d’une série d’extraits :
Quelles sont, dans ce texte, les formules les plus révélatrices de la thèse soutenue par
l’auteur ? Justifiez votre choix.
Questions liées :
- à la composition ou à la construction du texte :
étapes d’un dialogue théâtral et enchaînement des répliques,
construction d’un portrait,
composition d’un sonnet.
- au mouvement du texte :
évolution d’un raisonnement,
progression d’une argumentation,
développement d’une métaphore filée.
- à la visée du texte (implicite, intentions cachées, double sens) et à ses enjeux :
En quoi ce texte est-il un apologue ?
Quelles sont les valeurs morales qui sous-tendent ce texte ?
En quoi ce texte est-il une forme d’art poétique ?
En quoi tel portrait a-t-il une valeur argumentative ?
Quel est l’enjeu de cette lettre ?
- à la réception du texte par le candidat :
Quelle réaction la lecture de ce texte suscite-t-elle en vous ? Justifiez votre réponse en
prenant appui sur le texte.
Les procédés argumentatifs employés dans ce texte vous paraissent-ils efficaces ?
Pourquoi ?
Questions amenant à étudier le texte :
- par rapport à un genre :
Quelle relation s’établit dans ce texte entre le narrateur adulte et l’enfant qu’il a été et met
en scène ?
Comment s’opère dans ce texte la mise en forme du souvenir ?
Comment ce poème joue-t-il avec le langage ?
- par rapport à une esthétique :
Par quels aspects ce texte se rattache-t-il à l’esthétique baroque ?
- par rapport à une registre ou à l’articulation de plusieurs registres :
Quels sont les éléments susceptibles de susciter le rire dans ce texte, et quelle forme de
rire ?
Ce texte vous paraît-il devoir susciter le rire ou l’émotion ?
Avec un intérêt particulier accordé :
- à l’utilisation du genre ou du registre :
Comment l’auteur tire-t-il parti du genre épistolaire pour mettre en valeur l’anecdote
racontée ?
Quel traitement particulier l’auteur fait-il subir dans ce texte au genre et dans quel but ?
Dans quelle mesure cette lettre vous paraît-elle devoir être considérée – ou non –
comme une oeuvre littéraire ?
- aux écarts entre le code, la norme et le texte :
En quoi ce texte échappe-t-il au genre épistolaire ?
Quel est l’effet produit par la construction particulière de ce sonnet ?
Quelles questions éviter ?
- Toute question ce type purement formaliste qui n’induirait qu’un simple relevé de
vocabulaire, de figures de style ou de procédés d’écriture ;
- toute question d’ordre uniquement psychologique, qui n’entraînerait pas une
approche littéraire du texte et aboutirait, par exemple, à une simple analyse du
« caractère » de tel ou tel personnage.
Quel type de réponse exigible ?
On insistera seulement ici sur la liberté qui doit être laissée au candidat dans la
présentation ordonnée de sa réponse.
Donc
· Relire les textes courts,
· Revoir les notions dans les objets d'étude et la manière dont elles sont illustrées dans ces textes,
· Se préparer à réorganiser ses connaissances, à répondre de manière transverse sur ces notions.
Ce qui est je pense pas mal aussi, c'est de connaître le plan des lectures analytiques faites en cours, et après tu l'adaptes à la question qui t'es posée le jour de ton oral...
Bonjour,
Pour ton oral je te conseille non pas de connaître les plans de tes lectures analytiques mais au contraire de connaître ton texte et les éléments repérables du texte. En effet si tu tombes sur une question qui est totalement différente de ce que tu as fait en cours cela peut te bloquer. Si je peux te donner un conseil et si le temps te le permet encore (je ne connais pas les dates des épreuves d'oral de français de cette année), fais des fiches par texte où tu fais un rapide topo de qui est l'auteur en mettant ce qu'il a écrit et ses caractéristiques littéraires si possible en essayant d'apprendre les dates. Ensuite sur ton texte repère les différents éléments (figures de style, rimes, mouvement du texte...).
Ensuite pour réellement t'entraîner, fais des plans détaillés et des intros en temps limité et te mettant devant ton miroir pour observer tes tics (si personne ne peut te faire des oraux blancs) et fais ce que tu ferais en oral.
C'est que j'ai fait et moi ça m'a beaucoup aidé malgré un stress énorme (j'angoissais très vite pour un rien mais l'oral n'est pas ce qui mérite de stresser beaucoup trop je pense).
Je te souhaite bonne chance et ne t'inquiète pas trop l'oral se passe bien généralement les examinateurs ne sont pas là pour te casser et si ils voient que tu y mets de la bonne volonté il n'y a généralement pas de problème.
J'espère que j'ai été assez claire et que cela peut t'aider.
Bonjour !
J'avais encore une question à propos de l'oral de français : si on ne respecte pas exactement les 10 minutes pour faire notre lecture analytique, est-ce grave ? Les examinateurs sont-ils à 2 minutes près ? Merci de me donner une réponse, ça m'angoisse ! 
frisette la nénette ! a écrit :
Bonjour !
J'avais encore une question à propos de l'oral de français : si on ne respecte pas exactement les 10 minutes pour faire notre lecture analytique, est-ce grave ? Les examinateurs sont-ils à 2 minutes près ? Merci de me donner une réponse, ça m'angoisse !
Eh bien, tu dois être capable de tenir 10 minutes sur ton texte. En conséquence, tu seras sanctionné si tu ne respectes pas les 10 minutes (le risque de ne pas avoir la moyenne est grand)...
Le risque de ne pas avoir la moyenne faut pas exagérer non plus ! Si quelqu'un fait plus de 10 minutes, ça signifie qu'il maitrise bien le texte, qu'il a beaucoup de choses à dire dessus, donc forcément il sera pénalisé mais beaucoup moins que quelqu'un qui a parlé 3 minutes. Maintenant c'est sûr faut essayer de finir dans les temps.
Dernière modification par Snoopy (15/06/2006 18:34)
Snoopy a écrit :
Le risque de ne pas avoir la moyenne faut pas exagérer non plus ! Si quelqu'un fait plus de 10 minutes, ça signifie qu'il maitrise bien le texte, qu'il a beaucoup de choses à dire dessus, donc forcément il sera pénalisé mais beaucoup moins que quelqu'un qui a parlé 3 minutes. Maintenant c'est sûr faut essayer de finir dans les temps.
Ma prof de français a dit qu'il fallait tenir les 10 minutes sinon il y a de grandes chances de ne pas avoir la moyenne. Tu pourrais très bien tomber sur un prof grincheux qui veut absolument que tu tiennes les 10 minutes...
Et puis bon, tenir 3 minutes sur un texte, vous croyez que c'est normal ? La note en pâtira, c'est sûr.
Pour exemple, une fille de ma classe, stressée par l'oral blanc, n'a pas tenu les 10 minutes sur le texte, elle avait pourtant de solides connaissances qui ont été vérifiées lors de l'entretien. Verdict : elle n'a pas eu la moyenne.
D'où l'intérêt d'avoir une montre avec soi...et des connaissances !
Dernière modification par Polo (15/06/2006 20:00)
Donc vaut mieux déborder que pas tenir assez longtemps !