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Bonjour,
Voilà, je ne sais pas quel plan faire pour répondre à la problématique :
En quoi cet incipit est-il original ?
J'ai relevé les marques classiques d'un conte, et les critiques invoquées par Voltaire, mais je ne vois pas ce que l'on veut dire par original et donc je ne trouve pas comment cela est inscrit dans le texte.
Merci d'avance pour votre aide.
Rebonjour,
Attention incipit est masculin.
En quoi donc cet incipit est-il original ?
D'abord dans le détournement des éléments du conte traditionnel :
Eléments du conte traditionnel :
a) les caractéristiques formelles du conte : présence du narrateur; absence de tout réalisme historique ou géographique (univers de convention)
b) les personnages et les situations du conte : noblesse des personnages et du décor, amorce d'une intrigue romanesque.
L'Ironie ou le détournement du conte
a) des personnages et un décor grotesque : valeur comique des noms ; description caricaturale des personnages (ils se réduisent à un trait démesurément grossi) ; contrastes constants entre les prétentions et la réalité.
b) une morale du conte destructrice : critique sociale, philosophique (contre la philosophie optimiste inspirée par Leibniz).
Ensuite dans sa parodie de la Genèse et donc sa critique de la religion :
Candide et Cunégonde = Adam et Eve
Expulsion du paradis terrestre par un grand coup de pied dans le derrière
Rabaissement burlesque du mythe religieux mais aussi détournement de la "bienheureuse faute" (dans le christianisme, le péché d'Adam nous vaut le Christ ; chez Voltaire, la faute de Candide le propulse dans des aventures erratiques au terme desquelles il trouvera une sagesse relative et simplement humaine)
Accessoirement, la critique acerbe de la noblesse allemande et de la pseudo-philosophie de Pangloss.
Mais sa plus grande originalité résulte d'une lecture comparative de cet incipit et de la fin du chapitre 30 : Voltaire oppose terme à terme les situations de Candide pour nous délivrer sa leçon finale.
C’est à un Candide tout à fait diffèrent à qui nous avons à faire. Il est maintenant capable de raisonner par lui même (« profondes réflexions »).
Pangloss ne peut plus rien lui apprendre: Candide lui coupe deux fois la parole (« je sais aussi » l.147 et « Cela est bien » l.172). Le maître se soumet : « vous avez raison » l.149.
Les Femmes se sont enlaidies et leur description repose toujours sur le physique (« Cunégonde/bien laide » l.158), au contraire des hommes qui sont représentés par leur intellect, leur philosophie. Chacune a son travail.
Les bienfaits du travail s’opposent aux vains discours de Pangloss.
Le bonheur qu’ils connaissent en travaillant tous ensemble diffère du bonheur trompeur du Château.
Voltaire nous montre donc dans tout le conte ce qu’il ne faut pas faire, puis il conclut dans le dernier chapitre en nous transmettant sa propre vision du bonheur : « Il faut cultiver notre jardin ». Le jardin de Voltaire est le contraire du jardin d’Eden, il ne nous est pas donné et n’invite pas au repos ; au contraire il est à conquérir par le travail. Il peut être compris aussi comme une opposition au monde irréel de Pangloss : à une philosophie vaine, Voltaire oppose une culture pleine de bon sens, issue des réalités.
Voltaire ( correspondance 1759 ): « Tout ce que nous avons de mieux à faire sur la terre, c’est de la cultiver. »
Le jardin réunit l’utile et l’agréable, dans le travail ; il a pour but de rendre notre séjour sur terre plus supportable.
Le Derviche et le Vieillard forment à eux deux la véritable philosophie de Candide, alors que Pangloss sommeille toujours dans un optimisme béat.
On doit comparer ce passage au premier chapitre. Au début les personnages sont plaqués dans un paradis matériel, périssable et faux (voire grotesque) ; en revanche dans la métairie, ils construisent ce paradis sur des bases solides: travail, famille et ordre social.
Je vous remercie beaucoup pour la qualité de vos réponses et aussi la rapidité.
Encore mille fois merci
Bonjour,
Moi aussi j'ai un petit problème avec Candide, j'ai du mal à répondre à cette question :
Dans quel mesure, CANDIDE fait-il la critique de la religion ?
Tout d'abord, j'ai relevé des critiques dans les chapitres 6 et 19. Mais je n'en trouve pas d'autres et je manque un petit peu d'analyse 
Pouvez-vous m'aider svp ?
Merci d'avance !
Bonsoir,
Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.
Que peux-tu déduire de cet extrait quant à la prétendue puissance du baron ?
Comment avec des notations ironiques, Voltaire démontre-t-il que tout est faux ?
Le prétentieux baron est-il respecté ou craint ?
Bonjour,
Dans le chapitre premier de Candide, je n'arrive pas bein à cerner la question: La philosophie de Pangloss ( quels sont ses défauts, en quoi cela consiste, à quoi elle sert et quelle place occupe Pangloss ).
Voilà ce que j'ai trouvé:
I. Philosophie de Pangloss
A. La place qu'il occupe
a. Pangloss a une grande autorité, ses décisions sont considérées comme infaillibles, il occupe la place d'oracle et de précepteur. ( voir personnages principaux )
B. Sa philosophie
b. Il professe l'optimisme en démontrant que tout n'est pas bien, mais que tout est au mieux et qu'il ne peut en être autrement, qu'il y a toujours une cause et un effet (ligne 31-36)
C. Ses défauts
c. Pangloss ne démontre pas ses théories avec des preuves raisonnables. (ligne 37-49)
Aidez moi !
merci d'avance
Bonjour Rikku,
C'est bien trouvé.
Tu pourrais ajouter dans les défauts de Pangloss en t'appuyant sur l'extrait suivant :
la pseudo-science qu'il développe,
ses tautologies, sa logique défaillante dans les syllogismes,
ses arguments ridicules.
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles.
" Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement : car, tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées, et pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a un très beau château ; le plus grand baron de la province doit être le mieux logé ; et, les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l'année : par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tout est au mieux. "
Voltaire dénonce dans ce personnage une pensée bâtie sur les préjugés, coupée de la réalité, et surtout une rhétorique creuse (Pangloss en grec pourrait signifier "tout en paroles").
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