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Faire de la Beauté un personnage, c'est une allégorie ou métaphore (voir sur l'accueil du site la page sur les Figures de style)
Oui l'aspect diabolique doit être expliqué par ce que tu trouves dans le texte
Angelusia
Littlezaz est je crois dans un collège canadien, les méthodes ne sont pas les nôtres ; et on ne lui demande pas d'argumenter sur la pertinence du travail qu'on lui a donné à faire, mais de le faire au mieux
Il est possible que d'autres personnes que toi puissent trouver cette recherche interessante, apparemment les pédagogues canadiens en font partie, ils ont sans doute de bonnes raisons
Bon pour l'aspect diabolique ça va... mais pour l'aspect paradisiaque, le problème est que sans cesse, Baudelaire fait des antithèse... il voit un côté positif à la beauté mais après chaque aspect positif, il en présente un négatif... Quelle sont les idées secondaires que je pourrais utiliser face à ce problème?
En effet, l'oxymore est continuel chez Baudelaire, bien illsutré par le titre Spleen et Idéal, reflet de ses conflits intérieurs.
Plus facile avec le poème non ?
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ? ton regard infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté, monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?
De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds.
Va dans son sens : liste tous les oxymores (ciel profond/abîme ; Satan/Dieu ; ciel/enfer ; ange/sirène ; gouffre noir/astres) et regarde comment il s'en sort ?
Que présente-t-il après un aspect négatif ?
ok, bon je vais essayer de continuer avec ca.. merci beaucup!
Bonjour Littlezaz
Pour Baudelaire l'art (ou la poésie) n'a pas d'autre finalité que lui-même, il réside au-delà du bien et du mal et doit être la recherche sans concession de la beauté. L'auteur des Fleurs du mal a été condamné pour immoralité et a toujours rejeté ce jugement, n'y voyant qu'une incompréhension de la justice bourgeoise à l'égard de la mission du poète.
Ce poème, qui cherche à définir l'essence du beau selon Baudelaire, est bâti sur l'incertitude, l'ambiguïté, la contradiction et le paradoxe. En tout cas les concepts habituels de bien et de mal, de beau et de laid sont inadéquats à définir la Beauté (une unité profonde au-delà de la complexité apparente de la vie réelle). La beauté se définit progressivement par approximations, comparaisons pour devenir un appel vers l'infini (l'idéal) et un désir d'échapper à l'ennui et à la laideur de l'existence (le spleen). Ce poème est justement tiré de la section "Spleen et idéal". C'est donc un ailleurs (ciel ou enfer) plus excitant (le vin à laquelle elle est comparée est aussi un excitant qui produit une illusion de rêve) que la morne réalité. Cette définition (qui n'est pas conceptuelle mais poétique) prend la forme d'un chant, d'un hymne à une déesse fascinante et inquiétante.
Baudelaire présente donc
1 - une beauté ambiguë et contradictoire,
2 - une beauté fascinante et inquiétante,
3 - une beauté maléfique, un désir d'ailleurs à tout prix.
Baudelaire chante une esthétique originale en rupture complète avec les idées bien-pensantes de son époque. Il n'est pas étonnant que ses poèmes aient heurté ses contemporains et que leur auteur ait été rejeté comme un paria.
Bonjour a tous et à toutes voilà j'aurais vraiment besoin d'aide pour réaliser mon commentaire sur L'hymne à la Beauté de Baudelaire. Ça fait 3-4 heures que je cherche vraiment à dégager un plan mais je n'arrive vraiment pas. Un peu d'aide serait le bienvenue...s'il vous plaît...
Voici le poème sur lequel je dois commenter :
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ? ton regard infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore;
Tu répands des parfums comme un soir orageux;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté, monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?
De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds.
Merci d'avance.
Dernière modification par webmestre (13/04/2008 15:39)
J'ai pensé à cela mais je pense que cela aboutira a un commentaire pas très riche.
Pourtant c'est au coeur de la poétique baudelairienne.
Et lis les messages précédents dans cette discussion
Dernière modification par Polo (13/04/2008 15:54)
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