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Bonjour a tous sa va faire une semaine que je réfléchie sur mon DM de français mais je bloque complétement a la question sur 4 points.
Le corpus est composé de deux fables de La Fontaine:-la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf
-la Chauve-souris et les deux belettes.
Et du texte de Rousseau "Emile ou de L'Education"
La question est : Les fables du corpus pourraient-elles illustrer le point de vue que Rousseau expose dans son texte "Emille..." sur les Fables de La Fontaine.
Je me doute qu'il faut comparer les textes et expliquer en quoi il peuvent l'illustrer mais j'ai du mal a trouver la direction dans laquelle aller.
Si quelqu'un peut m'aider merci beaucoup.
La chauve souris et les deux belettes :
Une chauve-souris donna tête baissée
Dans un nid de belette; et sitôt qu'elle y fut,
L'autre, envers les souris de longtemps courroucée,
Pour la dévorer accourut.
« Quoi? vous osez, dit-elle, à mes yeux vous produire,
Après que votre race a tâché de me nuire!
N'êtes-vous pas souris? Parlez sans fiction.
Oui, vous l'êtes, ou bien je ne suis pas belette.
- Pardonnez-moi, dit la pauvrette,
Ce n'est pas ma profession.
Moi souris! Des méchants vous ont dit ces nouvelles.
Grâce à l'auteur de l'univers,
Je suis oiseau; voyez mes ailes:
Vive la gent qui fend les airs! »
Sa raison plut, et sembla bonne.
Elle fait si bien qu'on lui donne
Liberté de se retirer.
Deux jours après, notre étourdie
Aveuglément se va fourrer
Chez une autre belette, aux oiseaux ennemie.
La voilà derechef en danger de sa vie.
La dame du logis avec son long museau
S'en allait la croquer en qualité d'oiseau,
Quand elle protesta qu'on lui faisait outrage:
« Moi, pour telle passer! Vous n'y regardez pas.
Qui fait l'oiseau? c'est le plumage.
Je suis souris: « vivent les rats!
Jupiter confonde les chats! »
Par cette adroite repartie
Elle sauva deux fois sa vie.
Plusieurs se sont trouvés qui, d'écharpe changeants,
Aux dangers, ainsi qu'elle, ont souvent fait la figue.
Le sage dit, selon les gens,
« Vive le roi! vive la ligue! »
La grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf:
Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant: "Regardez bien, ma soeur;
Est-ce assez? dites-moi: n'y suis-je point encore?
Nenni- M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà?
-Vous n'en approchez point."La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages.
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs ,
Tout prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.
Rousseau " Emile ou de l'Education"
Émile n’apprendra jamais rien par cœur, pas même des fables, pas même celles de la Fontaine, toutes naïves, toutes charmantes qu’elles sont ; car les mots des fables ne sont pas plus les fables que les mots de l’histoire ne sont l’histoire. Comment peut-on s’aveugler assez pour appeler les fables la morale des enfants, sans songer que l’apologue, en les amusant, les abuse ; que, séduits par le mensonge, ils laissent échapper la vérité, et que ce qu’on fait pour leur rendre l’instruction agréable les empêche d’en profiter ? Les fables peuvent instruire les hommes ; mais il faut dire la vérité nue aux enfants : sitôt qu’on la couvre d’un voile, ils ne se donnent plus la peine de le lever.
On fait apprendre les fables de la Fontaine à tous les enfants, et il n’y en a pas un seul qui les entende. Quand ils les entendraient, ce serait encore pis ; car la morale en est tellement mêlée et si disproportionnée à leur âge, qu’elle les porterait plus au vice qu’à la vertu. Ce sont encore là, direz-vous, des paradoxes. Soit ; mais voyons si ce sont des vérités.
Je dis qu’un enfant n’entend point les fables qu’on lui fait apprendre, parce que quelque effort qu’on fasse pour les rendre simples, l’instruction qu’on en veut tirer force d’y faire entrer des idées qu’il ne peut saisir, et que le tour même de la poésie, en les lui rendant plus faciles à retenir, les lui rend plus difficiles à concevoir, en sorte qu’on achète l’agrément aux dépens de la clarté.(...)
Passons maintenant à la morale.
Je demande si c’est à des enfants de dix ans qu’il faut apprendre qu’il y a des hommes qui flattent et mentent pour leur profit ? On pourrait tout au plus leur apprendre qu’il y a des railleurs qui persiflent les petits garçons, et se moquent en secret de leur sotte vanité ; mais le fromage gâte tout ; on leur apprend moins à ne pas le laisser tomber de leur bec qu’à le faire tomber du bec d’un autre. C’est ici mon second paradoxe, et ce n’est pas le moins important.
Suivez les enfants apprenant leurs fables, et vous verrez que, quand ils sont en état d’en faire l’application, ils en font presque toujours une contraire à l’intention de l’auteur, et qu’au lieu de s’observer sur le défaut dont on les veut guérir ou préserver, ils penchent à aimer le vice avec lequel on tire parti des défauts des autres. Dans la fable précédente, les enfants se moquent du corbeau, mais ils s’affectionnent tous au renard ; dans la fable qui suit, vous croyez leur donner la cigale pour exemple ; et point du tout, c’est la fourmi qu’ils choisiront. On n’aime point à s’humilier : ils prendront toujours le beau rôle ; c’est le choix de l’amour-propre, c’est un choix très naturel. Or, quelle horrible leçon pour l’enfance ! Le plus odieux de tous les montres serait un enfant avare et dur, qui saurait ce qu’on lui demande et ce qu’il refuse. La fourmi fait plus encore, elle lui apprend à railler dans ses refus.
Dans toutes les fables où le lion est un des personnages, comme c’est d’ordinaire le plus brillant, l’enfant ne manque point de se faire lion ; et quand il préside à quelque partage, bien instruit par son modèle, il a grand soin de s’emparer de tout. Mais, quand le moucheron terrasse le lion, c’est une autre affaire ; alors l’enfant n’est plus lion, il est moucheron. Il apprend à tuer un jour à coups d’aiguillon ceux qu’il n’oserait attaquer de pied ferme.
Dans la fable du loup maigre et du chien gras, au lieu d’une leçon de modération qu’on prétend lui donner, il en prend une de licence. Je n’oublierai jamais d’avoir vu beaucoup pleurer une petite fille qu’on avait désolée avec cette fable, tout en lui prêchant toujours la docilité. On eut peine à savoir la cause de ses pleurs ; on la sut enfin. La pauvre enfant s’ennuyait d’être à la chaîne, elle se sentait le cou pelé ; elle pleurait de n’être pas loup.
Ainsi donc la morale de la première fable citée est pour l’enfant une leçon de la plus basse flatterie ; celle de la seconde, une leçon d’inhumanité ; celle de la troisième, une leçon d’injustice ; celle de la quatrième, une leçon de satire ; celle de la cinquième, une leçon d’indépendance. Cette dernière leçon, pour être superflue à mon élève, n’en est pas plus convenable aux vôtres. Quand vous leur donnez des préceptes qui se contredisent, quel fruit espérez-vous de vos soins ? Mais peut-être, à cela près, toute cette morale qui me sert d’objection contre les fables fournit-elle autant de raisons de les conserver. Il faut une morale en paroles et une en actions dans la société, et ces deux morales ne se ressemblent point. La première est dans le catéchisme, où on la laisse ; l’autre est dans les fables de la Fontaine pour les enfants, et dans ses contes pour les mères. Le même auteur suffit à tout.
Composons, monsieur de la Fontaine. Je promets, quant à moi, de vous lire avec choix, de vous aimer, de m’instruire dans vos fables ; car j’espère ne pas me tromper sur leur objet ; mais, pour mon élève, permettez que je ne lui en laisse pas étudier une seule jusqu’à ce que vous m’ayez prouvé qu’il est bon pour lui d’apprendre des choses dont il ne comprendra pas le quart ; que, dans celles qu’il pourra comprendre, il ne prendra jamais le change, et qu’au lieu de se corriger sur la dupe, il ne se formera pas sur le fripon.
Bonsoir Kiffoadye,
En fait, il ne faut pas que tu compares les textes. Il faut, dans un premier temps, que tu comprennes (et relèves) les critiques émises par Rousseau à propos des Fables (dans ton extrait de l'Émile ou de l'éducation.).
Dans un deuxième temps, étudie les deux fables et essaie de trouver pourquoi les critiques de Rousseau pourraient s'y appliquer (ou non... ou pour une seulement...).
Muriel
Merci Muriel le problème c'est que je n'arrive vraiment pas a mettre les deux en relations.
Je trouve les critiques de Rousseau mais c'est tout.
Le reste je n'y arrive pas du tout.
Kiffoadye,
Rousseau écrit :
Je demande si c’est à des enfants de dix ans qu’il faut apprendre qu’il y a des hommes qui flattent et mentent pour leur profit ?
Quand vous leur donnez des préceptes qui se contredisent, quel fruit espérez-vous de vos soins ?
Relis attentivement les deux fables, compare aussi les deux morales : tu devrais facilement pouvoir leur appliquer les critiques ci-dessus, par exemple.
Muriel
Je viens de rediger quelque chose enfin en deux heures quand même je l'ai envoyé a Muriel si d'autre le veule demander moi en MP.
Voila merci
Dernière modification par kiffoadye (08/10/2007 21:05)
Kiffoadye,
Je suis désolée, mais je ne réponds pas aux demandes privées. C'est contraire à l'esprit du site.
Envoie ton travail ici si tu veux.
Muriel
Muriel, c'est moi qui ai dit à Kiffoadye qu'il est déconseillé de laisser un devoir entier sur le site et je lui ai conseillé de supprimer son envoi
Rappel de la Charte
Il est déconseillé d’envoyer sur le forum le contenu complet d’un devoir scolaire que vous devez rendre.
Et c'est moi qui lui ai suggéré de te l'envoyer parce que tu l'as beaucoup aidé, j'ai donc pensé que tu pouvais lui donner un avis autorisé sur son devoir entier
Kiffoadye, tu peux m'envoyer ton devoir ; je l'ai lu rapidement tout-à-l'heure et ça m'a paru pas mal
Léah,
Ce n'est pas un devoir entier et abouti, c'est une ébauche de réponse.
Kiffoadye peut très bien envoyer son travail sur le forum. Sinon... toutes les discussions vont tourner court et vont manquer d'intérêt...
Muriel
OK ! j'avais l'impression que c'était assez long et terminé
Ma réponse était belle et bien rédigée et terminée, je pense pas la modifier car c'est a rendre pourjeudi et il me reste la fable a écrire, et je n'ai aucune idée.
Muriel peut tu remettres ma réponse sur le site , car je ne l'ai pas sauvegarder sur mon Pc.
Tant pis si des gens la reprenne.
Voila merci
Le corpus est composé de deux fables de Jean de La Fontaine et d'un texte de Rousseau, Emile ou de l'Education.Ces textes présente une morale différente.
Rousseau est contre l'apprentissage des fables chez les enfants,il critique les diverses interpretations que l'on peut en faire et qui induise les enfants en erreurs.Il critique aussi le vocabulaire utilisé car, celon lui les enfants ne comprennent pas ce qu'ils lisent.
D'après Rousseau les gables ne peuvent pas apprendre aux enfants la morale de la vie.
La fable de La Fontaine La Grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf on observe une contradiction avec les dires de Rousseau. Car un enfant peut comprendre l'envie de la grenouille de grandir car beaucoup d'enfant ressentent cette envie. Mais aussi, l'enfant ne prendra pas exemple sur la grenouille, comme Rousseau l'indique "on n'aime point à s'humilier,ils prendront toujours le beau rôle (...)" car celle ci meure a trop vouloir en faire, la grenouille est tournée au ridicule.
Cependant on perçoit un petit point commun dans la morale "tout bourgeois veut batir comme les grands seigneurs, tout prince à des ambassadeurs (...)" car les thermes employés ne sont pas connus avant l'adolescence.
C'est un point commun avec la deuxième fable étudiée " la chauve-souris et les deux belettes" qui elle peut illustrer le texte de Rousseau par la critique des courtisansde Louis XIV "Vive le roi, Vive la ligue" où ;e ton ironique est employé. Un enfant ne peut donc pas faire le rapprochement.Un autre argument de Rousseau concernant la mauvaise interpretation des rôles des animaux s'appuie ici, en effet un enfant choisira le rôle de la Chauve-Souris qui trompe les belettes a deux reprises. Cette fable apprend donc au enfantà changer de parti au lieu d'avoir des idées a eux.Une contradiction est alors répèrable entre la morale de la premiere fable qui nous indique d'être sois même alors que la deuxieme nous démontre qu'en changeant de parti on brave les difficultées.
Les fables de La Fontaine peuvent indiquer des morales de sens contraire, cependant certaines sont facilement compréhensible. Les Fables ont-elles un rôle educatif auprès des enfants ?
Voila merci d'avance de tes conseils
Dernière modification par Muriel H. (09/10/2007 19:53)
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