Quelqu'un a lu Bettelheim? Moi je l'ai acheter aujourd'hui! Je le lis par thème! La j'ai lu sur la belle au bois dormant et ça m'a vraiment surpris! La belle au bois dormant symbolisation des règles et de la sexualité chez l'adolescent! La version original du conte ou l'héroine a été violée, ou les enfants naissent seuls... ma surpris! Et vous qu'avez vous pensez?
En tout cas j'adore la psychanalyse et Freud donc bon...
J'en pense que Bettelheim a fini par se suicider. Ca décrédibilise légérement ses théories...
Je n'ai jamais eu le courage de le finir, mais il n'empêche que j'ai adoré, et c'est ce qui m'a fait découvrir que les interprétations psychanalytiques des oeuvres littéraires nous en apprennent autant sur nous que sur notre monde, des tabous et des interdits!!
Personnellement, je me suis toujours demandée si les conteurs (Perrault, les frères Grimm, etc), avaient conscience du double sens de leurs textes? N'écrivaient-ils pas seulement pour amuser une cour oisive, avec certes une petite moralité, mais sans percevoir toutes les implications que la psychologie a découvert dans ces contes?
Marcanciel a écrit :
J'en pense que Bettelheim a fini par se suicider. Ca décrédibilise légérement ses théories...
Il y a ceux qui diraient que Jésus Christ s'est suicidé.....
Par quoi je veux dire que sa fin n'a aucun rapport avec ses théories ou leur valeur.
As-tu lu Bettelheim (la question de Jichou)?
Dernière modification par JSC (15/10/2007 15:44)
Ah, enfin une question sur ce cher Bruno! Tout les lecteurs idéalistes des contes de fées sont passés un jours par cette cruelle désillusion:et oui,ce ne sont que symboles phalliques et autres allusions à la perte de la virginité...J'avoue ne pas être en total accord avec Bettelheim. Mais n'est ce pas merveilleux de quitter enfin le monde de l'enfance pour découvrir enfin l'implicite?
Ne soit pas trop choqué Jichou, voit le comme une étape!
Dernière modification par DANDY (15/10/2007 16:30)
Bonjour Dandy,
étant à l'origine de recommander Psychanalyse des Contes de fées (Robert Laffont, 1976), je me permets d'ajouter deux réflexions:
1. Son approche est presque purement Freudienne. D'autres auteurs d'études sur les frères Grimm (210 contes!!!); par exemple
André Favat (1977)
Patricia Guérin Thomas (1983)
Maria Tater (1987)
Jack Ziper (1983 et 1988)
Alice Miller (1981)
ont favorisé soit les travaux de Jean Piaget sur le développement cognitif d'un enfant, soit d'autres systèmes d'analyse (Jung etc.)
2. On n'a pas attendu la fin du siècle dernier pour commencer des études sur la nature de l'écriture des bons Frères. Les compatriotes des Frères, beaucoup plus reconnus à leur époque comme philologues et chercheurs en linguistique (des pionniers, quoi), se sont intéressés à eux depuis 1900. Malheureusement, peu de leurs œuvres ont été traduites en français.
En ce qui concerne l'état d'esprit des auteurs des contes de fée en général, nadja, je ne peux que conseiller une étude de leur correspondance, ce qui s'avérera plutôt fastidieuse. Je n'en connais pas des résumés ou extraits.
PSYCHOLOGIE: (Petit Robert) {1690} connaissance de l'âme humaine, considérée comme partie de la métaphysique. {1754} Étude scientifique des phénomènes de l'esprit, de la pensée, caractéristique de certains êtres qui ont connaissance de leur propre existence.
Ne pourrait-on pas dire que tout auteur écrit avec un pourcentage variable de psychologie?
En ce qui concerne les Frères Grimm et, qui sait, une influence possible sur la façon d'écrire leurs contes (pour la plupart non originaux):
Jacob et Wilhelm sont sortis d'une fratérie de neuf enfants dont 6 survécurent. Père mort quanf Jacob, l'ainé, a 11 ans. Déménagement d'une enfance "idyllique" dans une maison de ville exiguë. grand-père meurt deux ans plus tard. Mère, sévère, se trouve en situation précaire avec moyens réduits.
Dans leurs contes, les Frères avaient tendance à idéaliser et pardonner les "pères", laissant une prédominance de méchantes femmes. Dans le contes 'les 12 frères' on trouve une fille avec plusieurs frères: une reproduction de leur propre passé.