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Bonsoir.
Je suis en 1ère S et j'ai un comentaire a faire sur le texte suivant:
"Hier, 22 février, j'allais à la Chambres des pairs. Il beau et très froid, malgrè le soleil et midi. Je vis venir rue de Tournon un homme que deux soldats emmenaient. Cet homme était blond, pale, maigre, hagard; trente ans à peu près, un pantalon de grosse toile, les pieds nus et ecorchés dans des sabots avec des linges sanglants roulés autour des chevilles pour tenir lieu de bas; une blouse courte, souillée de boue derrière le dos, ce qui indiquait qu'il couchait habituellement sur le pavé; la tête nue et hérissée. Il avait sous le bras un pain. Le peuple disait autour de lui qu'il avait volé ce pain et que c'était à cause de cela qu'on l'emmenait. En passant devant la caserne de gendarmerie, un des soldats y entra, et l'homme resta à la porte, gardé par l'autre soldat.
Une voitue était arrêtée devant la porte de la caserne. C'était une berline armoriée portant aux lanternes une couronne ducale, attelé de deux chevaux gris, deux laquais en guêtres derrière. Les glaces était levées, mais on distinguait l'intérieur tapissé de damasbouton d'or. Le regard de l'homme fixé sur cette voiture attira le mien. Il y avait dans la voiture une femme en chapeau rose, en robe de velours noir, fraîche, blanche, belle, éblouissante, qui riait et jouait avec un charmant petit enfant de seize mois enfoui sous les rubans, les dentelles et les fourrures.
Cette femme ne voyait pas l'homme terrible qui la regardait.
Je demaurai pensif.
Cet homme n'était plus pour moi un homme, c'était le spectre de la misère, c'était l'apparition, difforme, lugubre, en plein jour, en plein soleil, d'une révolution encore plongée dans les ténèbres, mais qui vient. Autrefoisle pauvre coudoyait le riche, ce spectre rencontrait cette gloire; mais on nese regardait pas. On passait. Cela pouvait durer ainsi longtemps. Du moment où cet homme s'apercoit que cette femme existe, tandis que cette femme ne s'apercoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable."
Victor Hugo, Choses vues, 1846
Je cherche désespérément un plan depuis 2 heures...
Je pensait faire une partie sur l'opposition pauvre/riche, une autre sur la séparation entre les 2 classes sociales
Peut être une partie sur le genre même du texte:sorte de journal intime
Merci d'avance pour votre aide.
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