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Euh ca a peut être un peu changé, Pauline...je viens de terminer ma khâgne option philo et le programme n'est pas tel que tu le décris...on a effectivement un thème en tronc commun, qui change chaque année (l'an dernier, La culture; cette année: La liberté); et en option philo, on a deux thèmes (l'an dernier: la Méthode; le Monde; cette année: l'Expérience; le Plaisir) et ceux ci changent intégralement tous les ans. On a par ailleurs deux oeuvres à étudier pour l'oral: ce sont celles ci qui ne changent que tous les deux ans; l'an dernier: De l'âme et Qu'est ce que s'orienter dans la pensée; cette année: on garde Qu'est ce que s'orienter dans la pensée et on remplace De l'âme (ouf ! ) par le livre 11 des Confessions.
Mais tout cela n'a guère plus de sens car, à cause du grand changement qui se prépare et qui sera effectif dès l'an prochain, le concours va considérablement se modifier. Il n'y aura plus de "thème" précis en tronc commun, mais de grandes notions (L'épistémologie par exemple); pour l'option je ne sais pas comment ca va se dérouler.
Quant à l'hypokhâgne, je suis surprise que tu évoques une option philo...qui n'existe pas, officiellement en tout cas. On ne fait de philo qu'en tronc commun, et le programme est au choix du prof.
Et ta mémoire te joue des tours...si tu as eu comme thème l'organisme et la causalité, c'est que tu as préparé le concours en 2003; concours dont le programme était L'état et non la liberté en tronc commun
Que fais tu maintenant ?
sorry, j'ai fait deux khâgne alors je mélange les thèmes.
Actuellement je suis en Master 2 à l'école du louvre. L'an prochain j'espère entrer au celsa en Master2 Marketing et stratégies de communication. Le métier qui me fait rêver: conceptrice rédactrice dans une boîte de pub (si vous ne savez pas ce que c'est, allez voir le film 99 francs avec dujardin....ça donne une bonne idée....
)
La présentation faite par Pauline des études de philosophie à la Sorbonne est un peu caricaturale. Il y a effectivement des cours ennuyeux en fac, cela peut arriver, mais je me souviens également de sommités qui, en deux heures de cours, te faisaient faire un progrès philosophique équivalent à six mois de lecture personnelle ! La fac, c'est la démerde : il faut repérer les grands profs, les bons chargés de TD, etc. Si l'on sait bien faire cela, la formation que l'on reçoit est excellente et très poussée.
Mais y-a-t-il une différence de niveau entre les anciens kâgneux et les étudiants en fac?
Souvent, les anciens khâgneux sont de meilleurs "faiseurs de dissertations" (je n'ai pas dit : de meilleurs philosophes), pour de simples questions de méthode et d'entraînement à la rédaction.
En fait, pour être tout à fait honnête (j'ai été étudiant puis enseignant dans les deux systèmes, fac et prépa), un étudiant de fac "idéal" (qui lit tout ce qu'on lui demande de lire, approfondit, fait un travail autonome, assiste à tous les cours, etc.) est meilleur dans sa spécialité à la fin des deux premières années qu'un khâgneux (qui a eu à partager son temps avec d'autres disciplines).
MAIS : les étudiants idéaux de fac ne sont pas légions. D'où le fait que l'on retrouve beaucoup d'anciens khâgneux parmi les étudiants de troisième cycle, les reçus au capes ou à l'agrég. Et puis il est vrai qu'aux concours, la culture "sur les marges" de la discipline rend parfois de gros services. La pluridisciplinarité des khâgneux redevient, à ce niveau, un avantage.
Prépa sans hésiter, tu acquiereras d'irremplaçables méthodes et disciplines de travail ! en plus tu seras confronté à des preus de la classe, une bonne façon de savoir de quoi tu es capable
Salut,
Prépa VS licence philo?
Si j'étais toi (mais c'est moi), j'opterais pour un double cursus: philo et ce que tu veux.
Je m'explique. J'ai fait une prépa (trois ans). Concours loupé à l'oral à chaque fois, pas de chance. A la sortie du bac, je ne voulais pas choisir: j'avais l'impression de tout maîtriser (et d'être indomptable) et la prétention de pouvoir tout faire en même temps.
Je serai franche. Je n'ai pas apprécié ces années. Peut-être à cause du (sentiment) d'échec, je veux bien l'avouer.
Oh bien sûr, à part les colles (interrogations orales, très formatrices), les devoirs sur table réguliers (très bon entraînement), les profs souvent cinglés (c'est positif ;-) pour moi), je n'en ai gardé qu'une forme de fragilité, et un retard ensuite à combler (car la bibliothèque et les livres ne remplacent pas les gens: ). Heureusement on s'en remet, facilement, et j'ai gardé de très bons souvenirs avec les camarades.
Maintenant tout dépend de ton caractère, de ta motivation.
J'aurai seulement quelques questions à poser.
Es-tu vraiment sûre de te spécialiser en philo? Ou bien préfères-tu encore ne pas choisir? Comment réagis-tu face à la pression et au stress: est-ce que ça te bloque ou te pousse à te surpasser?
Je suis révoltée contre ceux qui prêchent la bonne parole en affirmant que la prépa est la filière d'élite, royale, FORCEMENT la meilleure. Je n'en suis pas vraiment sûre. En tout cas pas la meilleure pour tout le monde. Ces gens-là devraient être plus souples.
A toi de voir!
Bon courage!
Pour être sincère, je ne suis pas vraiment bosseuse:-(Cependant, je suis passionnée de philosophie et je souhaiterais acquérir une certaine culture générale. Plusieurs aspects me repoussent concernant la prépa L: l'ambiance de compétition, le fait d'être sous pression à cause des profs, et la masse de travail énorme à fournir, entre autres...Un autre aspect me dérange aussi: on retrouve les mêmes matières qu'en Terminale L, certes approfondies, mais dans la continuité du lycée...Et es-tu es sûre qu'il est possible de suivre deux cursus à la fois?
Oui, oui! Tu peux demander ça!
C'est vrai, en premier cycle, tu vas avoir beaucoup de cours en présentiel. Mais je pense que ça peut être aussi formateur qu'une prépa.
Sinon, sans s'inscrire en double cursus, si c'est trop lourd, il faut absolument profiter des cours disponibles à la fac. Tu peux faire tellement de choses différentes! A la fac, pour réussir il faut être curieux et indépendant. En prépa, il faut être obéissant et efficace.
Après tout, c'est en fonction des goûts et des aspirations de chacun. Si vous vous sentez une âme de Normalien, il ne faut pas hésiter à aller en prépa. Sachant qu'à Normal'Sup, il y a trois "sup", et 72 normaux. 
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