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Bonjour tout le monde j'espere que vous pourrez m'aider un peu parceque là je suis dans une grande impasse... J'ai un devoir a rendre pour mardi et je suis perdu... J'ai deux textes un de La Fontaine Le Phylosophe Scythe et un extrait du chapitre 30 de Candide ecrit par Voltaire... La question est: Justifiez le rapprochement des deux textes, j'ai ma petite idée qui est que ces deux textes parlent de bohneur mais je n'arrive pas a le préciser...Merci pour tout aide...
Voici l'extrait de Candide:
La nouvelle s'était répandue qu'on venait d'etrangler à Constantinople deux vizirs du banc et le muphti, et qu'on avait empalé plusieurs de leurs amis. Cette catastrophe faisait partout grand bruit pendant quelques heures. Pangloss, Candide et Martin, en retournant à la petite métairie rencontrèrent un bon vieillard qui prenait le frais à sa porte sous un berceau d'orangers. Pangloss, qui était aussi curieux que raisonneur, lui demanda comment se nommait le muphti qu'on venait d'étrangler. << Je n'en sais rien, répondit le bonhomme, et je n'ai jamais su le nom d'aucun muphti ni d'aucun vizir. J'ignore absolument l'aventure dont vous me parlez ; je présume qu'en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement, et qu'ils le méritent ; mais je ne m'informe jamais de ce qu'on fait a Constantinople ; je me contente d'y envoyer vendre les fruits du jardin qu je cultive. >> Ayant dit ces mots, il fit entrer les étrangers dans sa maison : ses deux filles et des deux fils leur présentèrent plusieurs sortes de sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaimac piqué d'écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka qui n'était point mêlaé avec le mauvais café de Batavia et des îles. Apres quoi les deux filles de ce bon musulman parfumèrent les barbes de Candide, de Pangloss et de Martin.
<< Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin. >>
Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes rélexions sur le discours du Turc. Il dit a Pangloss et à Martin : << Ce bon vieillars me paraît s'être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l'honneur de souper. >>
Le Phylosophe scythe
Un philosophe austère, et né dans la Scythie,
Se proposant de suivre une plus douce vie,
Voyagea chez les grecs, et vit en certains lieux
Un sage assez semblable au vieillard de Virgile,
Homme égalant les rois, homme approchant des dieux,
Et, comme ces derniers, satisfait et tranquille.
Son bonheur consistait aux beautés d'un jardin.
Le Scythe l'y trouva qui, la serpe à la main,
De ses arbres à fruit retranchait l'inutile,
Ebranchait, émondait, ôtait ceci, cela,
Corrigeant partout la nature,
Excessive à payer ses soins avec usure.
Le Scythe alors lui demanda:
« Pourquoi cette ruine ? Etait-il d'homme sage
De mutiler ainsi ces pauvres habitants ?
Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage ;
Laissez agir la faux du Temps :
Ils iront assez tôt border le noir rivage.
- J'ôte le superflu, dit l'autre, et l'abattant,
Le reste en profite d'autant.»
Le Scythe, retourné dans sa triste demeure,
Prend la serpe à son tour, coupe et taille à toute heure,
Conseille à ses voisins, prescrit à ses amis
Un universel abattis.
Il ôte de chez lui les branches les plus belles,
Il tronque son verger contre toute raison,
Sans observer temps ni saison,
Lunes ni vieilles ni nouvelles .
Tout languit et tout meurt. Ce Scythe exprime bien
Un indiscret stoïcien:
Celui-ci retranche de l'âme
Désirs et passions, le bon et le mauvais,
Jusqu'aux plus innocents souhaits.
Contre de telles gens, quant à moi, je réclame.
Ils ôtent à nos coeurs le principal ressort
Ils font cesser de vivre avant que l'on soit mort.
Merci encore de l'aide que vous m'apporterez
Dernière modification par Muriel H. (17/09/2007 19:07)
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